<?xml version="1.0" encoding="utf-8" ?><rdf:RDF xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns="http://purl.org/rss/1.0/"><channel rdf:about="https://hipassur.com/index.php"><title>Blog - Hipassur : Le spécialiste de l'assurance du monde équestre</title><description><![CDATA[Hipassur : Le spécialiste de l'assurance du monde équestre]]></description><link>https://hipassur.com/index.php</link><dc:language>fr</dc:language><dc:creator>https://hipassur.com</dc:creator> <dc:rights>Hipassur : Le spécialiste de l'assurance du monde équestre</dc:rights><dc:date>2026-10-06</dc:date><items><rdf:Seq><rdf:li rdf:resource="https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=212" /> <rdf:li rdf:resource="https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=211" /> <rdf:li rdf:resource="https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=210" /> <rdf:li rdf:resource="https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=209" /> <rdf:li rdf:resource="https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=208" /> <rdf:li rdf:resource="https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=206" /> <rdf:li rdf:resource="https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=205" /> <rdf:li rdf:resource="https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=204" /> <rdf:li rdf:resource="https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=203" /> <rdf:li rdf:resource="https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=202" /> </rdf:Seq></items></channel><item rdf:about="https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=212" > <title>Conditions de vie du cheval : quel impact sur sa santé ?</title> <link>https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=212</link><dc:date>2026-10-06</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<h2><strong>Conditions de vie du cheval : quel impact sur sa sant&eacute; ?</strong></h2><p>Quand on parle de la sant&eacute; du cheval, ce qui revient souvent ce sont les vaccins, les vermifuges, les soins dentaires ou encore les visites du v&eacute;t&eacute;rinaire. Pourtant, la pr&eacute;vention commence bien avant, elle commence dans son quotidien.</p><p>Ce qu&rsquo;il mange, le temps qu&rsquo;il passe &agrave; manger, ses possibilit&eacute;s de bouger librement, ses contacts avec les autres chevaux, son travail, son repos, son mode d&rsquo;h&eacute;bergement.</p><p>Tous ces &eacute;l&eacute;ments peuvent avoir un impact sur sa sant&eacute; et son bien-&ecirc;tre.</p><p>Ces derni&egrave;res ann&eacute;es, de nombreuses &eacute;tudes se sont int&eacute;ress&eacute;es aux conditions de vie des chevaux. Elles ont permis de mieux comprendre leurs besoins et leurs cons&eacute;quences lorsqu&rsquo;ils ne sont pas suffisamment respect&eacute;s.</p><p>Parmi eux, trois reviennent tr&egrave;s souvent. On les appelle les <strong>3F : Forage, Freedom, Friends</strong>.</p><p>Autrement dit : <strong>du fourrage, de la libert&eacute; de mouvement et des copains.</strong></p><p>Trois choses finalement tr&egrave;s simples mais qui ne trouvent pas toujours suffisamment de place dans le quotidien de nos chevaux.</p><h3><strong>Les 3F ou les besoins fondamentaux pour le cheval</strong></h3><p>Le cheval est un animal qui mange des fibres pendant une grande partie de la journ&eacute;e. Il se d&eacute;place beaucoup, principalement au pas. Et il vit naturellement avec d&rsquo;autres chevaux car c&rsquo;est un animal gr&eacute;gaire.</p><p>C&rsquo;est de l&agrave; que viennent les 3F :</p><p><strong>Forage</strong> : manger principalement des fibres et pouvoir s&rsquo;alimenter r&eacute;guli&egrave;rement.</p><p><strong>Freedom</strong> : avoir la possibilit&eacute; de se d&eacute;placer librement chaque jour.</p><p><strong>Friends</strong> : voir, c&ocirc;toyer et, lorsque c&rsquo;est possible, avoir de vrais contacts avec d&rsquo;autres chevaux.</p><p>Ces besoins ne concernent pas seulement les chevaux de loisir ou ceux qui vivent au pr&eacute;. Un cheval de sport reste un cheval. Son niveau de travail ne change pas ses besoins fondamentaux. Et les &eacute;tudes men&eacute;es ces derni&egrave;res ann&eacute;es le montrent assez clairement.</p><p><img alt="Condition de vie du cheval" src="https://hipassur.com/images/0755319001791294334.jpg" style="height: 428px; width: 600px;" /><br /><em>Les chevaux s</em><em>ont des animaux gr</em><em>&eacute;gaires, ils ont besoin de contact sociaux avec d&#39;autres chevaux. Cr&eacute;dit photo Roger Starnes </em><em>pour Unsplash</em></p><h3><strong>Besoins du cheval de sport ou du cheval de loisir </strong></h3><p>En 2024, <a href="https://www.frontiersin.org/journals/veterinary-science/articles/10.3389/fvets.2024.1504116/full?utm_source=chatgpt.com" target="_blank">des chercheurs fran&ccedil;ais se sont int&eacute;ress&eacute;s aux conditions de vie de <strong>56 chevaux de sport de haut niveau</strong></a>, engag&eacute;s dans des comp&eacute;titions internationales. Ils ont notamment &eacute;tudi&eacute; leur acc&egrave;s aux trois F et diff&eacute;rents indicateurs de bien-&ecirc;tre.</p><p>Les conditions de vie &eacute;taient tr&egrave;s variables. Certains chevaux vivaient principalement dehors. D&rsquo;autres passaient l&rsquo;essentiel de leur temps au box. Pr&egrave;s de 40 % vivaient m&ecirc;me exclusivement au box.</p><p>Les chercheurs ont constat&eacute; que plus les restrictions concernant le fourrage, la libert&eacute; de mouvement et les contacts sociaux &eacute;taient importantes, moins les indicateurs de bien-&ecirc;tre &eacute;taient bons.</p><p>Mais l&rsquo;&eacute;tude montre aussi qu&rsquo;<strong>il est possible de mieux r&eacute;pondre &agrave; ces besoins chez des chevaux qui &eacute;voluent au plus haut niveau sportif.</strong></p><p>Sortir son cheval, lui permettre de manger du fourrage et de c&ocirc;toyer d&rsquo;autres chevaux n&rsquo;est donc pas incompatible avec la comp&eacute;tition. Un cheval peut &ecirc;tre un athl&egrave;te, il n&rsquo;en reste pas moins un cheval.</p><h3><strong>Des fibres et encore des fibres</strong></h3><p>Le cheval est fait pour manger souvent et en petites quantit&eacute;s. Au pr&eacute;, il peut passer de nombreuses heures &agrave; brouter. Il mange, avance de quelques pas, mange &agrave; nouveau et poursuit ainsi une grande partie de la journ&eacute;e. Son syst&egrave;me digestif fonctionne avec ce rythme.</p><p><a href="https://hipassur.com/fr/1/36/103/Le-cheval-et-le-fourrage.html" target="_blank">L&rsquo;herbe et le foin doivent donc rester la base de son alimentation.</a> Mais la quantit&eacute; distribu&eacute;e n&rsquo;est pas la seule chose &agrave; regarder.</p><h3><strong>La dur&eacute;e pendant laquelle le cheval dispose de fourrage compte aussi.</strong></h3><p>Un cheval peut recevoir une quantit&eacute; correcte de foin et pourtant tout terminer en quelques heures. Il restera ensuite parfois une grande partie de la nuit ou de la journ&eacute;e sans rien manger. Or, l&rsquo;estomac du cheval produit de l&rsquo;acide en continu.</p><p>Quand il m&acirc;che du fourrage, il produit beaucoup de salive. Celle-ci aide &agrave; tamponner l&rsquo;acidit&eacute; pr&eacute;sente dans l&rsquo;estomac. Les longues p&eacute;riodes sans manger ne sont donc pas id&eacute;ales.</p><p>Elles font notamment partie des facteurs associ&eacute;s aux <a href="https://hipassur.com/fr/1/36/169/Ulceres-gastriques-chez-le-cheval.html" target="_blank"><strong>ulc&egrave;res gastriques</strong></a>, en particulier ceux qui touchent la partie squameuse de l&rsquo;estomac.</p><p><a href="https://equipedia.ifce.fr/sante-et-bien-etre-animal/maladies/systeme-digestif-et-parasitisme/les-ulceres-gastriques?utm_source=chatgpt.com" target="_blank">L&rsquo;IFCE recommande d&rsquo;&eacute;viter les longues p&eacute;riodes sans fourrage</a>. L&rsquo;id&eacute;al reste un acc&egrave;s aussi continu que possible &agrave; l&rsquo;herbe ou au foin. Lorsque le foin est rationn&eacute;, plusieurs distributions dans la journ&eacute;e permettent de limiter les p&eacute;riodes de je&ucirc;ne.</p><p>Cela ne veut pas dire qu&rsquo;un cheval d&eacute;veloppera des ulc&egrave;res d&egrave;s qu&rsquo;il passe quelques heures sans foin. Les ulc&egrave;res ont plusieurs causes et plusieurs facteurs de risque.</p><p>Mais &eacute;viter les longues p&eacute;riodes sans fourrage est une mesure assez simple &agrave; mettre en place lorsque c&rsquo;est possible.</p><p><img alt="Condition de vie des chevaux" src="https://hipassur.com/images/0129494001791294342.jpg" style="height: 450px; width: 600px;" /></p><p><em>La fibre est la base de l&#39;alimentation du cheval. Cr&eacute;dit photo Esthel Queheille</em></p><h3><strong>Trop de concentr&eacute;s peut &ecirc;tre probl&eacute;matique</strong></h3><p>Certains chevaux ont besoin d&rsquo;une ration plus &eacute;nerg&eacute;tique. C&rsquo;est notamment le cas lorsqu&rsquo;ils travaillent beaucoup ou qu&rsquo;ils ont du mal &agrave; maintenir leur &eacute;tat. Les concentr&eacute;s ont alors leur utilit&eacute; mais ils ne doivent pas remplacer les fibres.</p><p>Le cheval dig&egrave;re moins bien de grandes quantit&eacute;s d&rsquo;amidon distribu&eacute;es en un seul repas. Une partie peut atteindre le gros intestin et perturber son &eacute;quilibre. Des apports &eacute;lev&eacute;s en amidon font &eacute;galement partie des facteurs associ&eacute;s aux ulc&egrave;res gastriques. L&agrave; encore, tout est une question d&rsquo;&eacute;quilibre.</p><p>Avant d&rsquo;augmenter les concentr&eacute;s, il est utile de regarder l&rsquo;ensemble de la ration. Le cheval re&ccedil;oit-il assez de fourrage ? Est-il de bonne qualit&eacute; ? Ses besoins justifient-ils r&eacute;ellement cette quantit&eacute; de concentr&eacute;s ?</p><p>Et lorsqu&rsquo;ils sont n&eacute;cessaires, mieux vaut les r&eacute;partir en plusieurs petits repas.</p><h3><strong>Alimentation et coliques, attention aux changements brusques</strong></h3><p><a href="https://hipassur.com/fr/1/36/123/La-colique-chez-le-cheval-tout-savoir.html" target="_blank">Les coliques chez le cheval</a> peuvent avoir de tr&egrave;s nombreuses causes. M&ecirc;me avec une excellente gestion, il est impossible de supprimer totalement le risque. En revanche, certains facteurs reviennent r&eacute;guli&egrave;rement dans les &eacute;tudes et les changements alimentaires en font partie.</p><p>Les changements d&rsquo;alimentation ne sont jamais anodins. Nouveau foin, mise &agrave; l&rsquo;herbe, changement d&rsquo;aliment ou augmentation des concentr&eacute;s&hellip;le syst&egrave;me digestif du cheval a besoin de temps pour s&rsquo;adapter.<a href="https://equipedia.ifce.fr/elevage-et-entretien/alimentation/nutrition-et-ration/bien-nourrir-son-cheval?utm_source=chatgpt.com" target="_blank"> L&rsquo;IFCE recommande</a><strong> une transition progressive lors de chaque changement de r&eacute;gime alimentaire</strong><strong>,</strong> y compris lors d&rsquo;un changement de fourrage.</p><p>Les transitions alimentaires doivent donc se faire progressivement. C&rsquo;est particuli&egrave;rement important au printemps, lors de la mise &agrave; l&rsquo;herbe, mais aussi lors d&rsquo;un changement de foin ou d&rsquo;aliment.</p><h3><strong>Bouger ne veut pas seulement dire travailler</strong></h3><p>C&rsquo;est une confusion assez fr&eacute;quente. Un cheval peut travailler presque tous les jours et pourtant manquer de mouvement. Une heure mont&eacute;e, &agrave; la longe ou au marcheur reste une heure d&rsquo;exercice. Pendant cette s&eacute;ance, les d&eacute;placements sont impos&eacute;s, dehors et en libert&eacute;, c&rsquo;est diff&eacute;rent.</p><p>Le cheval choisit de marcher pour aller boire, manger, rejoindre un autre cheval, se mettre &agrave; l&rsquo;ombre ou simplement changer de place. Ces petits d&eacute;placements s&rsquo;accumulent tout au long de la journ&eacute;e.</p><p><a href="https://www.cnr-bea.fr/2020/02/27/free-movement-welfare-improvement-in-sport-horses/?utm_source=chatgpt.com" target="_blank">Une &eacute;tude fran&ccedil;aise publi&eacute;e en 2020</a> s&rsquo;est justement int&eacute;ress&eacute;e &agrave; des chevaux de sport h&eacute;berg&eacute;s au box et sortant principalement pour leur travail. Les chercheurs ont ajout&eacute; des sorties quotidiennes au paddock.</p><p>Les indicateurs de bien-&ecirc;tre observ&eacute;s se sont am&eacute;lior&eacute;s pendant les p&eacute;riodes o&ugrave; les chevaux b&eacute;n&eacute;ficiaient de cette libert&eacute; suppl&eacute;mentaire. Ils se sont ensuite d&eacute;grad&eacute;s lorsque ces sorties ont &eacute;t&eacute; supprim&eacute;es.</p><p>Autre r&eacute;sultat int&eacute;ressant dans cette &eacute;tude, les sorties au paddock n&rsquo;ont pas entra&icirc;n&eacute; davantage de blessures.</p><p><strong>Une heure de travail ne remplace donc pas plusieurs heures de mouvement libre.</strong></p><h3><strong>Tous les chevaux ont besoin de passer du temps dehors</strong></h3><p>Dans la mesure du possible, un cheval devrait pouvoir sortir chaque jour. Au pr&eacute;, au paddock ou dans un autre espace adapt&eacute;. Peu importe le nom qu&rsquo;on lui donne. Ce qui compte, c&rsquo;est qu&rsquo;il dispose de suffisamment d&rsquo;espace pour marcher et choisir ses d&eacute;placements.</p><p>Il doit aussi pouvoir manger. De l&rsquo;herbe lorsque son &eacute;tat de sant&eacute; et la saison le permettent et du foin lorsque l&rsquo;herbe manque ou lorsqu&rsquo;elle doit &ecirc;tre limit&eacute;e.</p><p>De l&rsquo;eau propre doit bien s&ucirc;r rester disponible. Et l&rsquo;environnement doit lui permettre de se prot&eacute;ger du soleil et des mauvaises conditions m&eacute;t&eacute;o. La pr&eacute;sence d&rsquo;autres chevaux compte &eacute;galement.</p><p>Cela vaut pour un cheval de loisir comme pour un cheval de comp&eacute;tition.</p><p><a href="https://www.cnr-bea.fr/2020/02/27/free-movement-welfare-improvement-in-sport-horses/?utm_source=chatgpt.com" target="_blank">Une &eacute;tude fran&ccedil;aise publi&eacute;e en 2019</a> a suivi 187 chevaux de sport vivant en boxes individuels, sans acc&egrave;s au paddock ni au p&acirc;turage.</p><p>Les chercheurs ont observ&eacute; plusieurs signes pouvant traduire une alt&eacute;ration du bien-&ecirc;tre. Parmi eux, des st&eacute;r&eacute;otypies, de l&rsquo;agressivit&eacute;, certains comportements li&eacute;s au stress ou encore une indiff&eacute;rence &agrave; l&rsquo;environnement.</p><p>Plus les chevaux passaient de temps au box, plus le risque d&rsquo;observer cette indiff&eacute;rence augmentait.</p><p>Les chercheurs ont &eacute;galement constat&eacute; que certains am&eacute;nagements du box ne suffisaient pas &agrave; compenser ce qui manquait &agrave; ces chevaux.</p><p>La conclusion revient encore une fois aux 3F : <strong>du fourrage, du mouvement libre et des contacts avec les cong&eacute;n&egrave;res.</strong></p><h3><strong>Le box n&rsquo;est pas forc&eacute;ment le probl&egrave;me</strong></h3><p>Dire cela ne signifie pas qu&rsquo;un cheval ne doit jamais vivre au box. Le box peut &ecirc;tre utile pour surveiller un cheval malade, g&eacute;rer certains probl&egrave;mes de sant&eacute;, faciliter les soins ou simplement organiser une partie de la journ&eacute;e.</p><p>Ce qui compte surtout, c&rsquo;est le temps que le cheval y passe et ce qu&rsquo;il peut faire le reste de la journ&eacute;e.</p><p>Un cheval qui rentre au box la nuit apr&egrave;s avoir pass&eacute; plusieurs heures dehors avec d&rsquo;autres chevaux ne vit pas la m&ecirc;me chose qu&rsquo;un cheval enferm&eacute; 22 ou 23 heures par jour.</p><p>L&rsquo;IFCE recommande d&rsquo;ailleurs, pour les chevaux h&eacute;berg&eacute;s au box, des sorties quotidiennes suffisamment longues en libert&eacute;, des contacts avec des cong&eacute;n&egrave;res et un acc&egrave;s aux fibres aussi continu que possible.</p><p>La question n&rsquo;est donc pas seulement : <strong>&laquo; Mon cheval vit-il au box ou au pr&eacute; ? &raquo;</strong> Elle est plut&ocirc;t : <strong>&laquo; &Agrave; quoi ressemble r&eacute;ellement sa journ&eacute;e ? &raquo;</strong></p><h3><strong>Les copains ne sont pas un d&eacute;tail</strong></h3><p>Le cheval est un animal social. Dans un groupe, les chevaux se d&eacute;placent ensemble. Ils mangent &agrave; proximit&eacute; les uns des autres. Ils se reposent, jouent, communiquent et peuvent se toiletter mutuellement. Certains cr&eacute;ent aussi de v&eacute;ritables affinit&eacute;s.</p><p>Vivre avec ou &agrave; proximit&eacute; d&rsquo;autres chevaux fait donc int&eacute;gralement partie de leurs besoins.</p><p>Tous les chevaux ne peuvent pas forc&eacute;ment vivre en troupeau 24 heures sur 24. Certains groupes ne fonctionnent pas. Certains chevaux ont aussi besoin d&rsquo;une gestion particuli&egrave;re. Mais entre la vie en troupeau et l&rsquo;isolement complet, il existe beaucoup de possibilit&eacute;s.</p><p>Des paddocks voisins, des sorties &agrave; plusieurs ou des boxes qui permettent de voir et de toucher les chevaux d&rsquo;&agrave; c&ocirc;t&eacute; peuvent d&eacute;j&agrave; apporter davantage de contacts sociaux.</p><p>L&rsquo;important est de ne pas consid&eacute;rer la pr&eacute;sence d&rsquo;autres chevaux comme un simple bonus car elle fait partie des besoins fondamentaux de l&rsquo;esp&egrave;ce.</p><h3><strong>Et le travail dans tout &ccedil;a ?</strong></h3><p>Les conditions de vie d&rsquo;un cheval comprennent aussi son travail. L&rsquo;entra&icirc;nement doit &ecirc;tre adapt&eacute; &agrave; son &acirc;ge, sa condition physique, son &eacute;tat de sant&eacute; et ce qu&rsquo;on lui demande.</p><p>Un cheval qui reprend apr&egrave;s plusieurs semaines d&rsquo;arr&ecirc;t ne peut pas retrouver imm&eacute;diatement son ancien rythme. Son organisme a besoin de temps.</p><p>La r&eacute;cup&eacute;ration est tout aussi importante. Apr&egrave;s un effort important, une comp&eacute;tition ou un transport, le cheval doit pouvoir boire, manger et se reposer. Mais repos ne signifie pas forc&eacute;ment rester enferm&eacute; au box. Pouvoir marcher tranquillement et se d&eacute;placer librement peut aussi faire partie de la r&eacute;cup&eacute;ration.</p><p>Il faut surtout apprendre &agrave; regarder le cheval que l&rsquo;on a devant soi. Fatigue inhabituelle, baisse d&rsquo;envie, raideur, perte d&rsquo;&eacute;tat, modification du comportement ou r&eacute;cup&eacute;ration plus longue que d&rsquo;habitude sont autant de signes &agrave; prendre en compte.</p><h3><strong>Le pr&eacute; ne r&egrave;gle pas tout</strong></h3><p>La vie dehors offre plus facilement du mouvement et des contacts sociaux. Mais un cheval au pr&eacute; n&rsquo;est pas automatiquement un cheval dont tous les besoins sont satisfaits.</p><p>Un pr&eacute; peut manquer d&rsquo;herbe ou de foin. Il peut &ecirc;tre trop petit. Le cheval peut &ecirc;tre isol&eacute;. L&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;eau peut &ecirc;tre insuffisant.</p><p>&Agrave; l&rsquo;inverse, une herbe tr&egrave;s riche peut poser un probl&egrave;me chez certains chevaux en surpoids ou pr&eacute;sentant une maladie m&eacute;tabolique.</p><p>Il faut aussi penser aux parasites, aux plantes toxiques, &agrave; la boue, aux cl&ocirc;tures ou aux relations entre les chevaux du groupe.</p><p>Le pr&eacute; n&rsquo;est donc pas une solution magique. Comme pour le box, <strong>tout d&eacute;pend de la fa&ccedil;on dont il est g&eacute;r&eacute;.</strong></p><p>&nbsp;</p><h3><strong>De bonnes conditions de vie font partie de la pr&eacute;vention</strong></h3><p>Aucun mode de vie ne prot&eacute;gera un cheval contre toutes les maladies.</p><p>Un cheval qui vit dehors, avec du foin, des copains et de l&rsquo;espace peut faire une colique. Il peut d&eacute;velopper des ulc&egrave;res. Il peut se blesser ou tomber malade. Mais cela ne signifie pas que ses conditions de vie n&rsquo;ont pas d&rsquo;importance.</p><p>Nous connaissons aujourd&rsquo;hui mieux les besoins fondamentaux du cheval. Et nous savons que certaines pratiques sont associ&eacute;es &agrave; davantage de probl&egrave;mes de sant&eacute; ou de bien-&ecirc;tre.</p><p>Alors, avant de chercher des solutions compliqu&eacute;es, quelques questions simples peuvent d&eacute;j&agrave; &ecirc;tre utiles.</p><p>Mon cheval passe-t-il de longues heures sans manger ?</p><p>Peut-il se d&eacute;placer librement chaque jour ?</p><p>Passe-t-il suffisamment de temps dehors ?</p><p>A-t-il de vrais contacts avec d&rsquo;autres chevaux ?</p><p>Son alimentation est-elle adapt&eacute;e ?</p><p>Les changements de ration sont-ils suffisamment progressifs ?</p><p>Son travail correspond-il &agrave; sa condition physique ?</p><p>A-t-il assez de temps pour r&eacute;cup&eacute;rer ?</p><p>Il n&rsquo;est pas toujours possible de tout changer. Chaque cheval, chaque &eacute;curie et chaque propri&eacute;taire ont leurs contraintes.</p><p>Mais am&eacute;liorer un point, puis un autre, peut d&eacute;j&agrave; changer beaucoup de choses.</p><p>Prendre soin de la sant&eacute; de son cheval ne commence pas uniquement lorsque le v&eacute;t&eacute;rinaire arrive.</p><p>Cela commence aussi par la fa&ccedil;on dont il vit, chaque jour.</p><h3><strong>Pr&eacute;venir, sans pouvoir tout pr&eacute;voir</strong></h3><p>De bonnes conditions de vie permettent de pr&eacute;server la sant&eacute; de son cheval et de limiter certains facteurs de risque. Mais m&ecirc;me avec les meilleures pr&eacute;cautions, personne n&rsquo;est &agrave; l&rsquo;abri d&rsquo;une maladie, d&rsquo;une colique ou d&rsquo;un accident.</p><p>Et lorsqu&rsquo;un probl&egrave;me de sant&eacute; survient, les frais v&eacute;t&eacute;rinaires peuvent rapidement devenir importants.</p><p>Chez Hipassur, nous savons que la sant&eacute; de son cheval est un sujet qui compte et que chaque situation est diff&eacute;rente. C&rsquo;est pourquoi nous proposons plusieurs <a href="https://hipassur.com/fr/1/39/assurance-des-frais-veterinaires.html" target="_blank"><strong>formules d&rsquo;assurance sant&eacute; cheval</strong></a>, adapt&eacute;es aux besoins de chacun et &agrave; diff&eacute;rents budgets.</p><p>Parce que bien prot&eacute;ger son cheval, c&rsquo;est aussi pouvoir lui offrir les soins dont il a besoin lorsqu&rsquo;un impr&eacute;vu survient.</p><div>{BLOC@bloc_devis-0}</div><div><div>{BLOC@devis_asscheval-0}</div></div><h2><strong>Id&eacute;es re&ccedil;ues</strong></h2><p><strong>&laquo; Mon cheval travaille tous les jours, il bouge suffisamment &raquo;</strong></p><p>Pas forc&eacute;ment. Le travail et le mouvement libre sont deux choses diff&eacute;rentes. Un cheval peut &ecirc;tre mont&eacute; une heure par jour et passer presque tout le reste de son temps au box.</p><p><strong>&laquo; Un cheval de sport ne peut pas vivre comme un cheval de loisir &raquo;</strong></p><p>Ses besoins fondamentaux restent les m&ecirc;mes. Une &eacute;tude men&eacute;e sur des chevaux de sport de haut niveau montre d&rsquo;ailleurs qu&rsquo;il est possible de mieux r&eacute;pondre aux 3F tout en &eacute;voluant au niveau international.</p><p><strong>&laquo; Un cheval au pr&eacute; est forc&eacute;ment plus heureux &raquo;</strong></p><p>Pas forc&eacute;ment. Tout d&eacute;pend de ses conditions de vie. Surface disponible, alimentation, eau, abri, cong&eacute;n&egrave;res et gestion du groupe comptent aussi.</p><p><strong>&laquo; Mon cheval &agrave; sa quantit&eacute; de foin quotidienne, c&rsquo;est suffisant &raquo;</strong></p><p>Pas toujours. La quantit&eacute; compte, mais aussi la fa&ccedil;on dont elle est r&eacute;partie. Un cheval qui mange tout son foin rapidement peut ensuite passer de longues heures sans fibres.</p><p><strong>&laquo; Les ulc&egrave;res gastriques concernent surtout les chevaux de course &raquo;</strong></p><p>Non. Les ulc&egrave;res gastriques peuvent toucher diff&eacute;rents types de chevaux. L&rsquo;alimentation, les longues p&eacute;riodes sans fourrage, l&rsquo;exercice et certaines conditions de vie font partie des facteurs de risque &eacute;tudi&eacute;s.</p><h2><strong>FAQ</strong></h2><p><strong>Quels sont les 3F chez le cheval ?</strong></p><p>Les 3F correspondent &agrave; <strong>Forage, Freedom et Friends</strong> : du fourrage, de la libert&eacute; de mouvement et des contacts avec d&rsquo;autres chevaux. Ils permettent de r&eacute;sumer trois besoins fondamentaux du cheval.</p><p><strong>Un cheval doit-il sortir tous les jours ?</strong></p><p>Lorsque son &eacute;tat de sant&eacute; le permet, des sorties quotidiennes en libert&eacute; permettent au cheval de marcher, d&rsquo;explorer son environnement et d&rsquo;avoir davantage de contacts sociaux. L&rsquo;IFCE recommande des sorties ext&eacute;rieures quotidiennes cons&eacute;quentes pour les chevaux h&eacute;berg&eacute;s au box.</p><p><strong>Une heure de travail suffit-elle &agrave; un cheval vivant au box ?</strong></p><p>Le travail ne remplace pas le mouvement libre. Lorsqu&rsquo;il est dehors, le cheval choisit quand et o&ugrave; il se d&eacute;place. Ces d&eacute;placements se r&eacute;partissent sur plusieurs heures au cours de la journ&eacute;e.</p><p><strong>Combien de temps un cheval peut-il rester sans foin ?</strong></p><p>Il est pr&eacute;f&eacute;rable d&rsquo;&eacute;viter les longues p&eacute;riodes sans fourrage. Concernant les ulc&egrave;res gastriques de la muqueuse squameuse, un intervalle sup&eacute;rieur &agrave; six heures entre les distributions de fourrage a &eacute;t&eacute; associ&eacute; &agrave; davantage de l&eacute;sions gastriques.</p><p><strong>Les changements alimentaires augmentent-ils le risque de coliques ?</strong></p><p>Plusieurs &eacute;tudes ont retrouv&eacute; une association entre certains changements r&eacute;cents d&rsquo;alimentation et une augmentation du risque de coliques. C&rsquo;est pourquoi les changements de foin, la mise &agrave; l&rsquo;herbe ou l&rsquo;introduction d&rsquo;un nouvel aliment doivent se faire progressivement.</p><p>&nbsp;</p>]]></description></item><item rdf:about="https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=211" > <title>Trousse de secours du cheval</title> <link>https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=211</link><dc:date>2026-09-14</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<h2><strong>Trousse de secours du cheval</strong></h2><p>&nbsp;Un jour vous arrivez au pr&eacute; ou &agrave; l&rsquo;&eacute;curie et vous d&eacute;couvrez une plaie, un membre gonfl&eacute;, votre cheval qui a l&rsquo;air moins en forme que d&rsquo;habitude. Dans ces moments-l&agrave;, avoir une <strong>trousse de secours pour son cheval</strong> &agrave; port&eacute;e de main &eacute;vite de chercher une compresse, un d&eacute;sinfectant ou un thermom&egrave;tre au dernier moment.</p><p>Pour autant, inutile de remplir une armoire enti&egrave;re. Une trousse de secours pour le cheval est tr&egrave;s simple &agrave; mettre en place. Elle sert pour les petits soins du quotidien, mais aussi pour avoir le bon mat&eacute;riel sous la main en attendant la venue du v&eacute;t&eacute;rinaire lorsque la situation est plus s&eacute;rieuse.</p><p>Vous &ecirc;tes perdu et ne savez pas ce dont vous avez besoin&nbsp;? Nous vous dressons la liste de tout ce que la trousse de secours de votre cheval doit contenir.</p><h3><strong>Pourquoi une trousse de secours pour cheval ?</strong></h3><p>Avoir le bon mat&eacute;riel sous la main permet de r&eacute;aliser rapidement les premiers gestes comme rincer et nettoyer une plaie, la d&eacute;sinfecter, la prot&eacute;ger des salet&eacute;s, faire un pansement ou prendre la temp&eacute;rature du cheval.</p><p>La trousse est aussi utile lorsqu&rsquo;un v&eacute;t&eacute;rinaire doit intervenir. Avant son arriv&eacute;e, il peut demander de nettoyer ou de couvrir une blessure, de comprimer une plaie qui saigne ou de contr&ocirc;ler la temp&eacute;rature du cheval. Avoir tout le n&eacute;cessaire &agrave; proximit&eacute; &eacute;vite de perdre du temps et on sait que face &agrave; certaine plaie ou blessure le temps est pr&eacute;cieux notamment en termes de risque infectieux.</p><p>Bien &eacute;videmment, ces gestes ne remplacent pas les soins v&eacute;t&eacute;rinaires. Ils servent &agrave; prot&eacute;ger le cheval et sa blessure en attendant sa prise en charge.</p><p>Une trousse de secours peut rester &agrave; l&rsquo;&eacute;curie ou pr&egrave;s du lieu de vie du cheval. Une seconde, plus petite, peut &ecirc;tre gard&eacute;e dans le van ou le camion pour les d&eacute;placements.</p><p><img alt="Trousse de secours Equides" src="https://hipassur.com/images/0303239001789398754.jpg" style="width: 450px; height: 600px;" /></p><p><em>Le cheval qui vit au pr&eacute; est sujet aux petites plaies qui n&eacute;cessitent des soins de nettoyage et de d&eacute;sinfection. Cr&eacute;dit photo Esthel Queheille</em></p><h3><strong>Quel mat&eacute;riel mettre dans la trousse de secours cheval ?</strong></h3><p>Inutile d&rsquo;accumuler les produits. Le plus important reste d&rsquo;avoir du mat&eacute;riel propre, en bon &eacute;tat et que l&rsquo;on sait utiliser.</p><h4><strong>Pour examiner son cheval</strong></h4><p><strong>Un thermom&egrave;tre digital</strong> est indispensable. Face &agrave; un cheval abattu, qui mange moins ou dont le comportement change, la temp&eacute;rature apporte une information utile &agrave; communiquer au v&eacute;t&eacute;rinaire. Pour rappel la temp&eacute;rature normale d&rsquo;un cheval au repos se situe entre 37,5 et 38&deg;C.</p><p><strong>Une lampe frontale</strong> pour examiner une plaie ou un membre en pleine nuit ou dans un endroit sombre, plus pratique que la lampe d&rsquo;un t&eacute;l&eacute;phone car elle laisse les deux mains libres.</p><p>Ajoutez quelques <strong>paires de gants jetables</strong> pour manipuler et nettoyer une blessure avec les mains propres.</p><h4><strong>Pour nettoyer une plaie</strong></h4><p>Avoir toujours plusieurs <strong>dosettes de s&eacute;rum physiologique</strong>. Elles sont utiles pour rincer une plaie superficielle, retirer les salet&eacute;s pr&eacute;sentes en surface ou rincer un &oelig;il. Une fois ouverte, la dosette ne se conserve pas, elle doit &ecirc;tre jet&eacute;e si l&rsquo;int&eacute;gralit&eacute; n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; utilis&eacute;e. <strong>Nettoyer la plaie du centre vers l&rsquo;ext&eacute;rieur, </strong><strong>en utilisant une nouvelle compresse &agrave; chaque passage afin de ne pas ramener de souillures vers la plaie. </strong><a href="https://hipassur.com/fr/1/36/90/Comment-gerer-une-plaie-chez-le-cheval.html" target="_blank">Les plaies du cheval</a><strong> demandent des gestes pr&eacute;cis et une tr&egrave;s bonne gestion pour &eacute;viter les risques infectieux.</strong></p><p>Pour une plaie profonde, tr&egrave;s souill&eacute;e, proche d&#39;une articulation, avec un corps &eacute;tranger ou une h&eacute;morragie importante, on &eacute;vite de manipuler inutilement et on appelle imm&eacute;diatement le v&eacute;t&eacute;rinaire.</p><p>Pr&eacute;voyez &eacute;galement un <strong>antiseptique adapt&eacute; aux plaies</strong>. Tous ne s&rsquo;utilisent pas de la m&ecirc;me mani&egrave;re et certains n&eacute;cessitent une dilution. Votre v&eacute;t&eacute;rinaire pourra vous conseiller celui &agrave; garder dans votre trousse et vous expliquer comment l&rsquo;utiliser. Nous vous conseillons de noter au feutre sur le flacon la date d&rsquo;ouverture et de bien respecter le d&eacute;lai d&rsquo;utilisation apr&egrave;s ouverture.</p><p><strong>Un savon antiseptique doux</strong> de type scrubb a sa place dans la trousse de secours. Il permet de nettoyer la peau autour d&rsquo;une plaie. Il s&rsquo;utilise dilu&eacute; ou selon les recommandations du fabricant, puis doit &ecirc;tre abondamment rinc&eacute;. Sur une plaie ouverte, il est pr&eacute;f&eacute;rable d&rsquo;&eacute;viter de frotter directement les tissus l&eacute;s&eacute;s, un rin&ccedil;age abondant au s&eacute;rum physiologique reste le geste de base.</p><p>Les <strong>compresses st&eacute;riles</strong> sont pr&eacute;f&eacute;rables au coton pour nettoyer ou couvrir une plaie. Le coton peut laisser des fibres coll&eacute;es aux tissus.</p><p>Une <strong>petite tondeuse</strong> &agrave; fil ou &agrave; batterie est utile pour d&eacute;gager les poils autour de certaines blessures et mieux voir la zone &agrave; nettoyer. Pour une plaie importante ou situ&eacute;e dans une zone d&eacute;licate, demandez d&rsquo;abord l&rsquo;avis du v&eacute;t&eacute;rinaire.</p><p>Une <strong>pince &agrave; &eacute;chardes</strong> peut servir pour retirer un tout petit d&eacute;bris pr&eacute;sent en surface. En revanche, un objet profond&eacute;ment plant&eacute; dans une plaie ne doit jamais &ecirc;tre retir&eacute; avant l&rsquo;avis du v&eacute;t&eacute;rinaire.</p><p><img alt="compress chevaux" src="https://hipassur.com/images/0006616001789398728.jpg" style="width: 477px; height: 600px;" /></p><p><em>Compresses st&eacute;riles et doses de s&eacute;rum physiologique font partie de la trousse de secours du cheval. Cr&eacute;dit photo Esthel Queheille</em></p><h4><strong>Pour prot&eacute;ger une blessure</strong></h4><p>Quelques <strong>pansements absorbants</strong>, des <strong>bandes de cr&ecirc;pe</strong> et des <strong>bandes coh&eacute;sives</strong> couvrent d&eacute;j&agrave; de nombreux besoins.</p><p>Ajoutez une <strong>paire de ciseaux &agrave; bouts ronds</strong> pour d&eacute;couper les bandes et les pansements sans risquer de blesser le cheval s&rsquo;il bouge.</p><p>Un bandage mal pos&eacute; ou trop serr&eacute; peut provoquer des points de pression. Si vous n&rsquo;avez jamais appris &agrave; bander correctement un membre, demandez conseil au v&eacute;t&eacute;rinaire avant de vous lancer.</p><h3><strong>Que faut-il pour faire un pansement de pied ?</strong></h3><p>C&rsquo;est le mat&eacute;riel auquel on pense moins souvent et qui peut pourtant &ecirc;tre tr&egrave;s utile notamment en cas d&rsquo;abc&egrave;s du sabot.</p><p>Une <strong>couche pour b&eacute;b&eacute;</strong> peut servir de pansement de d&eacute;pannage pour envelopper le pied. Sa forme &eacute;pouse assez facilement le sabot et sa partie absorbante prot&egrave;ge la zone.</p><p>Un <strong>gros ruban adh&eacute;sif solide et r&eacute;sistant &agrave; l&rsquo;humidit&eacute;</strong> sert ensuite &agrave; maintenir et prot&eacute;ger l&rsquo;ensemble.</p><p>Ce type de pansement peut notamment &ecirc;tre utile pour garder un pied propre et prot&eacute;g&eacute; en attendant les soins indiqu&eacute;s par le v&eacute;t&eacute;rinaire ou le mar&eacute;chal-ferrant.</p><h3><strong>Quelques accessoires utiles &agrave; ajouter</strong></h3><p>Un <strong>tire-tique</strong> ne prend presque aucune place et reste utile pour les chevaux qui vivent au pr&eacute;. Apr&egrave;s avoir retir&eacute; la tique, surveillez la zone pendant les jours qui suivent.</p><p><a href="https://hipassur.com/fr/1/36/94/TIQUES-ET-MALADIES-CHEZ-LE-CHEVAL.html" target="_blank">Les tiques transmettent des maladies dangereuses pour le cheval</a>, il est donc n&eacute;cessaire de retirer toutes les tiques trouv&eacute;es sur le cheval et de d&eacute;sinfecter l&rsquo;endroit de la morsure.</p><p>Une <strong>poche de froid instantan&eacute;</strong> peut d&eacute;panner apr&egrave;s un choc ou face &agrave; un gonflement lorsqu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;eau froide &agrave; proximit&eacute;. Elle ne doit pas &ecirc;tre pos&eacute;e directement sur la peau mais envelopp&eacute; dans un linge.</p><p>Un petit <strong>sac propre ou quelques sacs de cong&eacute;lation</strong> peuvent &eacute;galement servir &agrave; isoler du mat&eacute;riel souill&eacute; ou &agrave; conserver temporairement quelque chose que le v&eacute;t&eacute;rinaire souhaite examiner.</p><p>&nbsp;</p><p><img alt="Tire tique pour équidés" src="https://hipassur.com/images/0651463001789398734.jpg" style="width: 531px; height: 600px;" /></p><p><em>Le tire tique permet de retirer proprement et efficacement les tiques sur le cheval et doit &ecirc;tre disponible dans la trousse de secours du cheval. Cr&eacute;dit photo Esthel Queheille</em></p><h3><strong>Garder les num&eacute;ros utiles avec la trousse</strong></h3><p>Une petite fiche gliss&eacute;e dans la trousse de secours du cheval peut regrouper :</p><ul>	<li>le num&eacute;ro du v&eacute;t&eacute;rinaire habituel</li>	<li>le num&eacute;ro du v&eacute;t&eacute;rinaire ou du service de garde</li>	<li>l&rsquo;adresse exacte du lieu o&ugrave; se trouve le cheval ou les coordonn&eacute;es GPS</li>	<li>les coordonn&eacute;es du propri&eacute;taire</li>	<li>les informations m&eacute;dicales importantes concernant le cheval.</li></ul><p>Si plusieurs personnes s&rsquo;occupent du cheval, chacun dispose ainsi des informations n&eacute;cessaires en cas de probl&egrave;me.</p><h3><strong>O&ugrave; ranger la trousse de secours du cheval ?</strong></h3><p>Choisissez un endroit sec, propre et facile d&rsquo;acc&egrave;s. Une bo&icirc;te rigide et ferm&eacute;e prot&egrave;ge le contenu de la poussi&egrave;re et de l&rsquo;humidit&eacute;.</p><p>Le mat&eacute;riel doit surtout &ecirc;tre accessible rapidement. Une trousse enferm&eacute;e dans une sellerie dont une seule personne poss&egrave;de la cl&eacute; perd une bonne partie de son int&eacute;r&ecirc;t.</p><p>Pour un cheval qui vit au pr&eacute; loin des installations, une bo&icirc;te facilement transportable est plus pratique.</p><p>Quelques indispensables peuvent aussi rester dans le van ou le camion. Pensez simplement &agrave; surveiller les conditions de stockage, notamment en p&eacute;riode de forte chaleur ou de gel.</p><h3><strong>V&eacute;rifier r&eacute;guli&egrave;rement le contenu de la trousse</strong></h3><p>Une trousse de secours peut rester plusieurs mois sans servir. Mais le jour o&ugrave; on l&rsquo;ouvre, ce n&rsquo;est pas le moment de d&eacute;couvrir qu&rsquo;il ne reste plus de compresses ou que l&rsquo;antiseptique est p&eacute;rim&eacute;.</p><p>Tous les mois, contr&ocirc;lez les dates de p&eacute;remption, les emballages ouverts ou ab&icirc;m&eacute;s, le stock de compresses et de bandes, le thermom&egrave;tre, les piles de la lampe ou encore la batterie de la tondeuse.</p><p>Apr&egrave;s chaque utilisation, remplacez ce qui manque pour ne pas &ecirc;tre pris de cours.</p><h3><strong>Que faire en attendant le v&eacute;t&eacute;rinaire ?</strong></h3><p>Avant de commencer les soins, regardez la blessure et l&rsquo;&eacute;tat g&eacute;n&eacute;ral du cheval. Une petite &eacute;gratignure superficielle n&rsquo;a rien &agrave; voir avec une plaie profonde ou situ&eacute;e pr&egrave;s d&rsquo;une articulation.</p><p>Une boiterie importante, un saignement, un gonflement marqu&eacute;, une temp&eacute;rature anormale ou un changement de comportement sont des informations &agrave; donner au v&eacute;t&eacute;rinaire.</p><p>Lors de l&rsquo;appel, d&eacute;crivez ce que vous voyez et suivez ses consignes. Il pourra vous demander de rincer ou prot&eacute;ger la plaie, de contr&ocirc;ler la temp&eacute;rature ou de ne rien appliquer avant son arriv&eacute;e. Ne pas h&eacute;siter pas &agrave; prendre des photos de la plaie et &agrave; les envoyer au v&eacute;t&eacute;rinaire en cas de doute sur sa gravit&eacute;.</p><p>Certaines situations demandent de <strong>contacter un v&eacute;t&eacute;rinaire en urgence</strong> : <a href="https://hipassur.com/fr/1/36/123/La-colique-chez-le-cheval-tout-savoir.html" target="_blank">coliques</a>, saignement important, plaie profonde, difficult&eacute; respiratoire, traumatisme s&eacute;rieux, cheval qui ne parvient plus &agrave; se relever ou <a href="https://hipassur.com/fr/1/36/200/ataxie-du-cheval.html" target="_blank">apparition de troubles neurologiques</a>.</p><h3><strong>Les gestes &agrave; &eacute;viter ?</strong></h3><p>Une plaie n&rsquo;a pas besoin de recevoir plusieurs produits diff&eacute;rents. M&eacute;langer des antiseptiques ou appliquer une cr&egrave;me avant l&rsquo;examen du v&eacute;t&eacute;rinaire peut &ecirc;tre inutile et parfois m&ecirc;me g&ecirc;nant pour la suite des soins.</p><p>Ne pas serrer fortement un bandage pour qu&rsquo;il reste en place.</p><p>Ne retirez jamais un objet profond&eacute;ment plant&eacute; dans une plaie. Son retrait peut provoquer ou aggraver une h&eacute;morragie.</p><p>Une petite plaie m&eacute;rite aussi de l&rsquo;attention lorsqu&rsquo;elle se trouve pr&egrave;s d&rsquo;un &oelig;il, d&rsquo;une articulation ou d&rsquo;un tendon. Sa taille ne suffit pas &agrave; juger de sa gravit&eacute;.</p><p>Enfin, la trousse de secours n&rsquo;a pas vocation &agrave; devenir une r&eacute;serve de m&eacute;dicaments. Un traitement destin&eacute; &agrave; un cheval ou prescrit lors d&rsquo;un ancien probl&egrave;me ne doit pas &ecirc;tre donn&eacute; pour une nouvelle blessure sans avis v&eacute;t&eacute;rinaire.</p><h3><strong>Trousse de secours et assurance sant&eacute; cheval</strong></h3><p>M&ecirc;me avec les bons gestes et une trousse bien pr&eacute;par&eacute;e, certaines blessures ou maladies demandent une consultation, des examens compl&eacute;mentaires, des soins ou parfois une hospitalisation.</p><p>Une <a href="https://hipassur.com/fr/1/39/assurance-des-frais-veterinaires.html" target="_blank"><strong>assurance sant&eacute; cheval</strong></a> prend en charge les frais v&eacute;t&eacute;rinaires selon les garanties et les conditions pr&eacute;vues au contrat. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une maladie ou d&rsquo;un accident, les frais v&eacute;t&eacute;rinaires peuvent vite atteindre des sommes importantes dont les cons&eacute;quences financi&egrave;res deviennent trop lourdes pour le propri&eacute;taire du cheval. Faire le choix d&rsquo;une assurance sant&eacute; pour chevaux s&rsquo;est rester serein face aux frais v&eacute;t&eacute;rinaires et assurer des soins v&eacute;t&eacute;rinaires de qualit&eacute; &agrave; son &eacute;quid&eacute;.</p><h3><strong>Ce qu&rsquo;il faut retenir</strong></h3><p>Une bonne trousse de secours n&rsquo;est pas forc&eacute;ment tr&egrave;s remplie. Thermom&egrave;tre, gants &agrave; usage unique, s&eacute;rum physiologique, antiseptique, compresses, mat&eacute;riel de pansement et quelques accessoires bien choisis couvrent d&eacute;j&agrave; de nombreuses situations.</p><p>Il est important d&rsquo;avoir du mat&eacute;riel propre, accessible et r&eacute;guli&egrave;rement v&eacute;rifi&eacute;, mais aussi de conna&icirc;tre les limites des premiers soins r&eacute;alis&eacute;s par le propri&eacute;taire. Il est toujours plus prudent de contacter tr&egrave;s rapidement son v&eacute;t&eacute;rinaire pour avoir la conduite &agrave; tenir face &agrave; certaines plaies ou situations plus complexes.<br />{BLOC@bloc_devis-0}<br />{BLOC@devis_asscheval-0}</p><h2><strong>FAQ trousse de secours du cheval</strong></h2><p>&nbsp;</p><h3><strong>Peut-on utiliser du mat&eacute;riel de premiers secours humain ?</strong></h3><p>Oui, pour une partie du mat&eacute;riel. Compresses st&eacute;riles, gants, s&eacute;rum physiologique, bandes ou ciseaux peuvent aussi servir pour un cheval. Une trousse r&eacute;serv&eacute;e au cheval reste plus pratique pour toujours avoir le n&eacute;cessaire adapt&eacute; et disponible.</p><h3><strong>Faut-il avoir une trousse de secours dans le van ?</strong></h3><p>Oui et m&ecirc;me lors d&rsquo;un trajet court, quelques compresses, du s&eacute;rum physiologique, des gants, des bandes, un thermom&egrave;tre et des ciseaux peuvent &ecirc;tre utiles.</p><h3><strong>Peut-on mettre des m&eacute;dicaments dans la trousse ?</strong></h3><p>Pour une trousse de premiers secours destin&eacute;e au propri&eacute;taire, mieux vaut rester sur le mat&eacute;riel de soin. Un m&eacute;dicament ne doit pas &ecirc;tre donn&eacute; parce qu&rsquo;il a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; prescrit au cheval lors d&rsquo;un probl&egrave;me pr&eacute;c&eacute;dent. En cas de douleur, de fi&egrave;vre ou de sympt&ocirc;mes inhabituels, contactez le v&eacute;t&eacute;rinaire.</p><h3><strong>&Agrave; quelle fr&eacute;quence v&eacute;rifier la trousse ?</strong></h3><p>Un contr&ocirc;le mensuel est pr&eacute;conis&eacute; notamment pour v&eacute;rifier les dates de p&eacute;remption notamment apr&egrave;s ouvertures des savons et antiseptiques. V&eacute;rifiez-la aussi apr&egrave;s chaque utilisation pour remplacer imm&eacute;diatement le mat&eacute;riel manquant.</p><h3><strong>Une petite plaie n&eacute;cessite-t-elle toujours le v&eacute;t&eacute;rinaire ?</strong></h3><p>Non, une petite plaie superficielle peut souvent &ecirc;tre nettoy&eacute;e puis surveill&eacute;e. Sa profondeur et son emplacement comptent beaucoup. Une plaie proche d&rsquo;un &oelig;il, d&rsquo;une articulation ou d&rsquo;un tendon demande davantage de prudence et m&eacute;rite un avis v&eacute;t&eacute;rinaire.</p><p>&nbsp;</p>]]></description></item><item rdf:about="https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=210" > <title>Virus Shamonda chez le cheval</title> <link>https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=210</link><dc:date>2026-09-04</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<h2><strong>Virus Shamonda chez le cheval</strong></h2><p>Depuis cet &eacute;t&eacute;, un nouveau virus fait parler de lui en Europe. Il s&rsquo;agit du virus Shamonda, &eacute;galement appel&eacute; European Shamonda Virus (ESV) ou virus Shamonda-like.</p><p>Tout d&rsquo;abord identifi&eacute; chez des bovins en France, en Allemagne et en Suisse, il a ensuite &eacute;t&eacute; retrouv&eacute; chez des chevaux pr&eacute;sentant des troubles neurologiques en Suisse. Au 2 septembre 2026, le virus a &eacute;t&eacute; d&eacute;tect&eacute; dans les tissus c&eacute;r&eacute;braux de quatre chevaux d&eacute;c&eacute;d&eacute;s.</p><p>Cette d&eacute;couverte m&eacute;rite aujourd&rsquo;hui l&rsquo;attention de la fili&egrave;re &eacute;quine, mais les connaissances sur le virus Shamonda chez le cheval sont encore limit&eacute;es. Sa pr&eacute;sence a bien &eacute;t&eacute; confirm&eacute;e chez ces quatre chevaux, sans que l&rsquo;on puisse pour autant &eacute;tablir, &agrave; ce stade, qu&rsquo;il est responsable des troubles neurologiques observ&eacute;s.</p><p>Alors, que sait-on r&eacute;ellement de ce virus ? Peut-il toucher nos chevaux en France ? Comment se transmet-il et quelles pr&eacute;cautions peut-on prendre ?</p><h3><strong>Qu&rsquo;est-ce que le virus Shamonda ?</strong></h3><p>Le virus Shamonda appartient &agrave; la famille des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Orthobunyavirus" target="_blank">Orthobunyavirus</a> et plus pr&eacute;cis&eacute;ment au s&eacute;rogroupe Simbu. On y retrouve notamment les virus de Schmallenberg et Akabane, connus pour infecter principalement les ruminants.</p><p>Le virus Shamonda n&rsquo;est pas totalement nouveau. Il a &eacute;t&eacute; identifi&eacute; pour la premi&egrave;re fois au Nigeria dans les ann&eacute;es 1960, puis signal&eacute; ponctuellement dans plusieurs r&eacute;gions d&rsquo;Afrique ainsi qu&rsquo;au Japon.</p><p>La situation observ&eacute;e en 2026 est diff&eacute;rente puisqu&rsquo;un virus de type Shamonda a &eacute;merg&eacute; pour la premi&egrave;re fois en Europe.</p><p>En France, les premi&egrave;res investigations ont d&eacute;but&eacute; apr&egrave;s l&rsquo;apparition de sympt&ocirc;mes inhabituels dans plusieurs &eacute;levages bovins au cours de l&rsquo;&eacute;t&eacute;. Les animaux pr&eacute;sentaient notamment de la fi&egrave;vre, de l&rsquo;abattement, des diarrh&eacute;es et une baisse de la production laiti&egrave;re.</p><p>Des analyses r&eacute;alis&eacute;es par l&rsquo;<a href="https://envt.fr/" target="_blank">Ecole Nationale V&eacute;t&eacute;rinaire de Toulouse</a> et l&rsquo;<a href="https://www.inrae.fr/" target="_blank">INRAE</a> ont permis d&rsquo;identifier un Orthobunyavirus g&eacute;n&eacute;tiquement apparent&eacute; au virus Shamonda.</p><p>Son g&eacute;nome est compos&eacute; de trois segments d&rsquo;ARN, appel&eacute;s S, M et L. Les chercheurs poursuivent leurs travaux pour mieux comprendre ce virus europ&eacute;en et son origine.</p><h3><strong>Les premiers cas chez le cheval</strong></h3><p>Jusqu&rsquo;&agrave; cet &eacute;t&eacute;, le virus n&rsquo;avait jamais &eacute;t&eacute; d&eacute;tect&eacute; chez des chevaux en Europe.</p><p>Les deux premiers chevaux concern&eacute;s ont &eacute;t&eacute; signal&eacute;s en Suisse fin juillet et d&eacute;but ao&ucirc;t 2026. Ils pr&eacute;sentaient des troubles neurologiques et le virus Shamonda a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute; dans leurs tissus c&eacute;r&eacute;braux apr&egrave;s leur d&eacute;c&egrave;s.</p><p>Depuis, les recherches se sont poursuivies. Le 2 septembre, l&rsquo;Institut suisse de m&eacute;decine &eacute;quine (ISME) a annonc&eacute; que le virus avait d&eacute;sormais &eacute;t&eacute; d&eacute;tect&eacute; dans le cerveau de quatre chevaux d&eacute;c&eacute;d&eacute;s, trois &agrave; Zurich et un &agrave; Berne.</p><p>D&rsquo;autres chevaux pr&eacute;sentant des troubles neurologiques ont &eacute;galement &eacute;t&eacute; signal&eacute;s dans diff&eacute;rentes r&eacute;gions de Suisse depuis la fin du mois de juillet.</p><p>Pour certains chevaux, plusieurs agents infectieux pouvant provoquer des troubles neurologiques ont &eacute;galement &eacute;t&eacute; recherch&eacute;s, notamment <a href="https://hipassur.com/fr/1/36/171/La-rhinopneumonie-equine.html" target="_blank">les herp&egrave;s virus &eacute;quins EHV-1 et EHV-4</a>, responsables de la rhinopneumonie &eacute;quine, ainsi que <a href="https://hipassur.com/fr/1/36/179/Fievre-de-West-Nile-chez-les-chevaux.html" target="_blank">le virus West Nile</a>. Les analyses se sont r&eacute;v&eacute;l&eacute;es n&eacute;gatives.</p><p>Cette d&eacute;couverte inhabituelle justifie une surveillance particuli&egrave;re. Elle ne permet toutefois pas encore d&rsquo;affirmer avec certitude que le virus Shamonda est responsable des troubles neurologiques observ&eacute;s.</p><p>Les recherches se poursuivent donc pour mieux comprendre les effets de ce virus chez le cheval et d&eacute;terminer son r&ocirc;le &eacute;ventuel dans l&rsquo;apparition de ces sympt&ocirc;mes.</p><h3><strong>Quels sympt&ocirc;mes chez le cheval ?</strong></h3><p>Les chevaux concern&eacute;s en Suisse ont pr&eacute;sent&eacute; diff&eacute;rents troubles neurologiques. Chez certains, les premiers signes &eacute;taient un abattement ou une somnolence inhabituelle.</p><p>D&rsquo;autres sympt&ocirc;mes ont &eacute;galement &eacute;t&eacute; observ&eacute;s :</p><ul>	<li>troubles de l&rsquo;&eacute;quilibre et de la coordination ;</li>	<li>d&eacute;marche instable ;</li>	<li>tremblements ou contractions musculaires ;</li>	<li>sensibilit&eacute; excessive au toucher ou &agrave; d&rsquo;autres stimulations ;</li>	<li>inclinaison de la t&ecirc;te ;</li>	<li>mouvements involontaires des yeux ;</li>	<li>strabisme.</li></ul><p>La gravit&eacute; des troubles semble varier d&rsquo;un cheval &agrave; l&rsquo;autre. Chez certains, l&rsquo;&eacute;volution a &eacute;t&eacute; favorable avec une disparition spontan&eacute;e des sympt&ocirc;mes. Chez d&rsquo;autres, les signes neurologiques &eacute;taient beaucoup plus s&eacute;v&egrave;res et ont pu conduire &agrave; une euthanasie.</p><p>Ces sympt&ocirc;mes peuvent cependant avoir de nombreuses origines et ne permettent pas, &agrave; eux seuls, de suspecter le virus Shamonda. En cas de troubles neurologiques, il est imp&eacute;ratif de contacter rapidement un v&eacute;t&eacute;rinaire.</p><p>En France, le <a href="https://respe.net/" target="_blank">RESPE</a> suit l&rsquo;&eacute;volution de la situation et publie r&eacute;guli&egrave;rement les informations sanitaires concernant les &eacute;quid&eacute;s.</p><h3><strong>Le diagnostic du virus Shamonda</strong></h3><p>Le diagnostic reste aujourd&rsquo;hui difficile chez un cheval vivant.</p><p>Chez les premiers chevaux &eacute;tudi&eacute;s en Suisse, le virus a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute; dans le cerveau, mais pas dans le sang ni dans le liquide c&eacute;phalo-rachidien. Il est possible qu&rsquo;il ne soit pr&eacute;sent dans le sang que durant une courte p&eacute;riode, comme cela a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; observ&eacute; chez les ruminants.</p><p>Des anticorps r&eacute;agissant au test utilis&eacute; pour le virus de Schmallenberg ont par ailleurs &eacute;t&eacute; retrouv&eacute;s chez plusieurs chevaux ayant pr&eacute;sent&eacute; des troubles neurologiques. Leur pr&eacute;sence montre que ces animaux ont &eacute;t&eacute; expos&eacute;s &agrave; un virus apparent&eacute;, mais elle ne permet pas de prouver que le virus Shamonda est responsable de leurs sympt&ocirc;mes.</p><p>&Agrave; ce jour, le virus n&rsquo;a pas encore pu &ecirc;tre directement d&eacute;tect&eacute; &agrave; partir d&rsquo;&eacute;chantillons pr&eacute;lev&eacute;s sur un cheval vivant. Des recherches sont en cours en Suisse pour am&eacute;liorer son diagnostic.</p><h3><strong>Comment se transmet le virus Shamonda ?</strong></h3><p>Le virus Shamonda serait principalement transmis par les Culicoides. Ces minuscules moucherons piqueurs, qui ne mesurent que quelques millim&egrave;tres, sont d&eacute;j&agrave; bien connus des propri&eacute;taires de chevaux puisqu&rsquo;ils sont notamment responsables de <a href="https://hipassur.com/fr/1/36/91/La-dermite-estivale-recidivante-des-equides.html" target="_blank">la dermite estivale r&eacute;cidivante des &eacute;quid&eacute;s (DERE ).</a></p><p>En piquant un animal infect&eacute;, certaines esp&egrave;ces de Culicoides peuvent transporter le virus puis le transmettre &agrave; un autre animal lors d&rsquo;une nouvelle piq&ucirc;re.</p><p>&Agrave; ce jour, aucune transmission directe entre deux animaux n&rsquo;a &eacute;t&eacute; mise en &eacute;vidence. La proximit&eacute; entre deux chevaux ne semble donc pas &ecirc;tre un mode de transmission du virus.</p><p>&nbsp;</p><p><img alt="VIRUS SHAMONDA" src="https://hipassur.com/images/0370673001788524578.jpg" style="height: 338px; width: 600px;" /><br /><em>Les moucherons Culicoides&nbsp; sont le</em><em>s principaux vecteurs dans la transmission du virus Shamonda. Cr&eacute;dit photo Caspian Dahlstr&ouml;m </em><em>pour Unsplash</em></p><h3><strong>Le virus Shamonda circule-t-il en France ?</strong></h3><p>Oui, mais sa pr&eacute;sence est pour l&rsquo;instant confirm&eacute;e chez les bovins. Au 24 ao&ucirc;t 2026, le RESPE indiquait que le virus avait &eacute;t&eacute; d&eacute;tect&eacute; chez des bovins dans 18 d&eacute;partements fran&ccedil;ais, r&eacute;partis dans cinq r&eacute;gions.</p><p>Le virus circule &eacute;galement dans plusieurs autres pays europ&eacute;ens et a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute; chez des ovins en Belgique.</p><p>Chez le cheval, la situation est diff&eacute;rente. Au moment de la r&eacute;daction de cet article, aucun cas &eacute;quin n&rsquo;a &eacute;t&eacute; signal&eacute; en France par le RESPE. Les d&eacute;tections confirm&eacute;es chez des chevaux en Europe concernent actuellement la Suisse.</p><p>Ces donn&eacute;es peuvent cependant &eacute;voluer rapidement. Pour l&rsquo;instant, elles justifient une surveillance, mais ne montrent pas l&rsquo;existence d&rsquo;une &eacute;pid&eacute;mie chez les chevaux en France.</p><h3><strong>Comment prot&eacute;ger son cheval du virus Shamonda ?</strong></h3><p>Il n&rsquo;existe actuellement ni vaccin sp&eacute;cifique ni mesure permettant de garantir qu&rsquo;un cheval ne sera pas expos&eacute; au virus.</p><p>La pr&eacute;vention repose essentiellement sur la limitation des piq&ucirc;res de Culicoides.</p><p>Il n&rsquo;est &eacute;videmment pas possible de supprimer tous les insectes pr&eacute;sents autour d&rsquo;un cheval, surtout lorsqu&rsquo;il vit au pr&eacute;. Quelques mesures peuvent n&eacute;anmoins r&eacute;duire son exposition.</p><p>Les Culicoides sont particuli&egrave;rement actifs lorsque les conditions sont douces et humides, avec une activit&eacute; souvent importante autour du lever et du coucher du soleil.</p><p>Lorsque cela est possible, mieux vaut rentrer les chevaux durant les p&eacute;riodes de forte activit&eacute; des Culicoides afin de limiter les piq&ucirc;res. Une &eacute;curie bien ventil&eacute;e permet aussi de limiter leur pr&eacute;sence, car les Culicoides volent difficilement lorsqu&rsquo;il y a du vent.</p><p>Les couvertures et protections anti-insectes peuvent compl&eacute;ter ces mesures.</p><p>Un r&eacute;pulsif insectes adapt&eacute; aux chevaux peut &eacute;galement aider &agrave; limiter les piq&ucirc;res de Culicoides.</p><p>Il est aussi conseill&eacute; de limiter les zones humides autour des lieux de vie des chevaux, car elles favorisent la pr&eacute;sence des Culicoides.</p><p>Ces pr&eacute;cautions ne permettent pas d&rsquo;&eacute;viter totalement le virus Shamonda, mais elles peuvent r&eacute;duire les risques de piq&ucirc;res.</p><p>Pour l&rsquo;instant, les donn&eacute;es disponibles appellent surtout &agrave; rester vigilant, sans pour autant s&rsquo;inqui&eacute;ter. Les connaissances sur le virus Shamonda chez le cheval sont encore limit&eacute;es et les recherches en cours devraient permettre d&rsquo;en savoir davantage dans les prochains mois.</p><h3><strong>Et l&rsquo;assurance sant&eacute; du cheval ?</strong></h3><p>Face &agrave; des troubles neurologiques, les examens v&eacute;t&eacute;rinaires peuvent rapidement devenir nombreux entre la consultation, les analyses, l&rsquo;imagerie ou encore l&rsquo;hospitalisation selon l&rsquo;&eacute;tat du cheval.</p><p>Selon les garanties souscrites, <a href="https://hipassur.com/fr/1/39/assurance-des-frais-veterinaires.html" target="_blank">une assurance sant&eacute; cheval</a> permet de prendre en charge tout ou partie de ces frais. Chez Hipassur, nous proposons diff&eacute;rentes formules d&rsquo;assurance sant&eacute; cheval selon vos besoins et votre budget.</p><p>Pouvoir faire face aux frais v&eacute;t&eacute;rinaires parfois &eacute;lev&eacute;s est aussi une s&eacute;curit&eacute; pour le propri&eacute;taire d&rsquo;un cheval. Cela permet d&rsquo;aborder plus sereinement les soins de son cheval et de lui offrir la prise en charge dont il a besoin sans que le co&ucirc;t soit le premier frein.<br />{BLOC@bloc_devis-0}<br />{BLOC@devis_asscheval-0}</p><h2><strong>FAQ Virus Shamonda chez le cheval</strong></h2><h3><strong>Le virus Shamonda peut-il infecter les chevaux ?</strong></h3><p>Oui. Au 2 septembre 2026, le virus Shamonda avait &eacute;t&eacute; d&eacute;tect&eacute; dans les tissus c&eacute;r&eacute;braux de quatre chevaux d&eacute;c&eacute;d&eacute;s en Suisse. Il s&rsquo;agit des premiers cas connus en Europe. En revanche, les chercheurs ne savent pas encore pr&eacute;cis&eacute;ment quels effets le virus peut avoir chez le cheval ni s&rsquo;il est responsable des troubles neurologiques observ&eacute;s.</p><h3><strong>Quels sont les sympt&ocirc;mes du virus Shamonda chez le cheval ?</strong></h3><p>Les chevaux concern&eacute;s en Suisse ont pr&eacute;sent&eacute; diff&eacute;rents troubles neurologiques : probl&egrave;mes d&rsquo;&eacute;quilibre et de coordination, d&eacute;marche instable, contractions musculaires, sensibilit&eacute; excessive au toucher ou encore inclinaison de la t&ecirc;te et mouvements anormaux des yeux.</p><p>Certains chevaux ont pr&eacute;sent&eacute; des formes mod&eacute;r&eacute;es avec une &eacute;volution favorable, tandis que d&rsquo;autres ont d&eacute;velopp&eacute; des troubles neurologiques s&eacute;v&egrave;res. Pour l&rsquo;instant, il n&rsquo;est toutefois pas possible d&rsquo;affirmer que ces sympt&ocirc;mes sont directement provoqu&eacute;s par le virus Shamonda.</p><h3><strong>Y a-t-il des chevaux atteints du virus Shamonda en France ?</strong></h3><p>Au moment de la r&eacute;daction de cet article, aucune d&eacute;tection chez un cheval en France n&rsquo;a &eacute;t&eacute; rapport&eacute;e par le RESPE. Le virus circule en revanche chez les bovins dans plusieurs r&eacute;gions fran&ccedil;aises.</p><h3><strong>Comment le virus Shamonda se transmet-il ?</strong></h3><p>La transmission se ferait principalement par les Culicoides, de minuscules moucherons piqueurs. Aucune transmission directe entre deux animaux n&rsquo;a &eacute;t&eacute; mise en &eacute;vidence &agrave; ce jour.</p><h3><strong>Existe-t-il un vaccin contre le virus Shamonda ?</strong></h3><p>Il n&rsquo;existe actuellement aucun vaccin sp&eacute;cifique contre le virus Shamonda.</p><h3><strong>Existe-t-il un traitement contre le virus Shamonda ?</strong></h3><p>Il n&rsquo;existe pas de traitement antiviral sp&eacute;cifique connu contre le virus Shamonda. Chez le cheval, la prise en charge est actuellement symptomatique et d&eacute;pend de l&rsquo;&eacute;tat de l&rsquo;animal et des troubles observ&eacute;s. Elle rel&egrave;ve du v&eacute;t&eacute;rinaire.</p><h3><strong>Comment diagnostique-t-on le virus Shamonda chez un cheval ?</strong></h3><p>Le diagnostic chez un cheval vivant reste actuellement difficile. Le virus a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute; dans les tissus c&eacute;r&eacute;braux de chevaux d&eacute;c&eacute;d&eacute;s, mais il n&rsquo;a pas encore pu &ecirc;tre directement d&eacute;tect&eacute; &agrave; partir d&rsquo;&eacute;chantillons pr&eacute;lev&eacute;s sur des chevaux vivants. La recherche d&rsquo;anticorps peut montrer que le cheval a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; en contact avec un virus proche du virus Shamonda, mais elle ne permet pas de savoir si celui-ci est responsable des sympt&ocirc;mes observ&eacute;s.</p><h3><strong>Comment prot&eacute;ger son cheval du virus Shamonda ?</strong></h3><p>La principale mesure consiste &agrave; r&eacute;duire autant que possible les piq&ucirc;res de Culicoides avec protections anti-insectes, limitation des zones humides autour des lieux de vie, bonne ventilation des b&acirc;timents et utilisation d&rsquo;un r&eacute;pulsif adapt&eacute; aux chevaux. Aucun de ces moyens ne garantit une protection totale.</p><h3><strong>Que faire si mon cheval pr&eacute;sente des troubles neurologiques ?</strong></h3><p>Contactez rapidement votre v&eacute;t&eacute;rinaire. Une perte d&rsquo;&eacute;quilibre, une d&eacute;marche anormale, des tremblements, une faiblesse importante ou un changement inhabituel de comportement peuvent avoir de nombreuses causes. Un examen v&eacute;t&eacute;rinaire permettra d&rsquo;orienter les recherches et de d&eacute;terminer les examens n&eacute;cessaires.</p><h2><strong>Informations actualis&eacute;es au 4 septembre 2026.</strong></h2><p>Le virus Shamonda fait actuellement l&rsquo;objet de recherches et d&rsquo;une surveillance en Europe. Les connaissances peuvent donc &eacute;voluer rapidement. Pour suivre la situation sanitaire chez les &eacute;quid&eacute;s en France, les propri&eacute;taires peuvent consulter les informations et alertes publi&eacute;es par le RESPE.</p><h3><strong>Sources principales</strong></h3><ul>	<li><a href="https://respe.net/virus-shamonda-chez-le-cheval-deux-premieres-detections-chez-des-chevaux-en-suisse/" target="_blank">RESPE &ndash; R&eacute;seau d&rsquo;&Eacute;pid&eacute;mio-Surveillance en Pathologie &Eacute;quine : <em>Virus Shamonda chez le cheval : deux premi&egrave;res d&eacute;tections chez des chevaux en Suisse</em>, 27 ao&ucirc;t 2026.</a></li>	<li><a href="https://isme.unibe.ch/recherche/nouveau_virus_chez_le_cheval/index_fra.html" target="_blank">Institut Suisse de M&eacute;decine &Eacute;quine (ISME), Universit&eacute; de Berne : <em>Virus de type Shamonda-like chez le cheval</em>, mise &agrave; jour du 2 septembre 2026.</a></li>	<li><a href="https://www.ivi.admin.ch/fr/neues-orthobunyavirus-der-simbu-serogruppe-bei-rindern-entdeckt-f" target="_blank">Institut de virologie et d&rsquo;immunologie (IVI), Suisse : donn&eacute;es et mises &agrave; jour sur le virus Shamonda, ao&ucirc;t 2026.</a></li>	<li><a href="https://www.inrae.fr/actualites/detection-dun-nouvel-orthobunyavirus-responsable-syndrome-febrile-abattement-perte-production-diarrhees-vaches" target="_blank">INRAE / &Eacute;cole Nationale V&eacute;t&eacute;rinaire de Toulouse : travaux sur l&rsquo;&eacute;mergence du nouvel Orthobunyavirus en France et en Europe, ao&ucirc;t 2026</a>.</li>	<li><a href="https://agriculture.gouv.fr/cas-dinfections-de-vaches-laitieres-par-un-orthobunyavirus" target="_blank">Minist&egrave;re de l&rsquo;Agriculture : donn&eacute;es relatives aux infections bovines par l&rsquo;Orthobunyavirus Shamonda.</a></li></ul><p>&nbsp;</p>]]></description></item><item rdf:about="https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=209" > <title>Urgence vétérinaire chez le cheval</title> <link>https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=209</link><dc:date>2026-08-25</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<h2>Urgence v&eacute;t&eacute;rinaire chez le cheval</h2><p>&nbsp;</p><p>Un cheval qui refuse sa ration, une boiterie qui appara&icirc;t soudainement ou une plaie d&eacute;couverte en arrivant au pr&eacute; inqui&egrave;tent forc&eacute;ment. Mais tous les signes ne sont pas aussi &eacute;vidents et il n&rsquo;est pas toujours facile de savoir s&rsquo;il faut appeler le v&eacute;t&eacute;rinaire imm&eacute;diatement ou surveiller son cheval pendant quelques heures.</p><p>Il n&rsquo;est pas toujours facile de faire la diff&eacute;rence, d&rsquo;autant que les chevaux n&rsquo;expriment pas tous la douleur de la m&ecirc;me mani&egrave;re. Certains montrent tr&egrave;s vite qu&rsquo;ils ne vont pas bien, tandis que d&rsquo;autres restent beaucoup plus discrets.</p><p>Le r&ocirc;le du propri&eacute;taire n&rsquo;est &eacute;videmment pas de poser un diagnostic. En revanche, conna&icirc;tre son cheval, rep&eacute;rer un comportement inhabituel et savoir reconna&icirc;tre certains signes d&rsquo;alerte permet de r&eacute;agir plus rapidement lorsqu&rsquo;une urgence se pr&eacute;sente.</p><h3>Comment savoir si son cheval ne va pas bien ?</h3><p>Avant m&ecirc;me de prendre sa temp&eacute;rature ou de compter sa fr&eacute;quence cardiaque, il faut se r&eacute;f&eacute;rer au<strong> comportement habituel de votre cheval</strong>.</p><p>Un cheval qui vient normalement vous voir au pr&eacute; et reste soudain &agrave; l&rsquo;&eacute;cart m&eacute;rite que l&rsquo;on s&rsquo;y int&eacute;resse. M&ecirc;me chose s&rsquo;il boude sa ration, se montre inhabituellement agit&eacute;, reste couch&eacute; plus longtemps que d&rsquo;habitude ou semble tout simplement diff&eacute;rent des autres jours.</p><p>Ces changements ne signifient pas forc&eacute;ment qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une urgence v&eacute;t&eacute;rinaire, mais ils doivent inciter &agrave; observer le cheval avec attention.</p><p><img alt="URGENCE VETERINAIRE DES CHEVAUX" src="https://hipassur.com/images/0461673001787644326.jpg" style="height: 450px; width: 600px;" /></p><p>Un cheval apathique et qui n&#39;a pas la m&ecirc;me attitude que d&#39;habitude est un signal &agrave; ne pas n&eacute;gliger. Cr&eacute;dit photo Alexei Artyukh pour Unsplash</p><p>Quelques param&egrave;tres utiles peuvent compl&eacute;ter vos observations. Chez un cheval adulte au repos, la temp&eacute;rature se situe g&eacute;n&eacute;ralement autour de 37,5 &agrave; 38 &deg;C et la fr&eacute;quence cardiaque entre 24 et 40 battements par minute. Une temp&eacute;rature sup&eacute;rieure &agrave; 38,5 &deg;C ou une fr&eacute;quence cardiaque sup&eacute;rieure &agrave; 44 battements par minute au repos sont consid&eacute;r&eacute;es comme des signes d&rsquo;alerte.</p><p>L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t est surtout de conna&icirc;tre les valeurs habituelles de votre cheval. Elles pourront &ecirc;tre communiqu&eacute;es au v&eacute;t&eacute;rinaire en cas de probl&egrave;me. Nous vous conseillons de les relever &agrave; plusieurs reprises lorsque votre cheval est en pleine forme et de les conserver. Vous disposerez ainsi de valeurs de r&eacute;f&eacute;rence en cas de besoin.</p><h3>Quels signes doivent pousser &agrave; appeler le v&eacute;t&eacute;rinaire rapidement ?</h3><p>Il n&rsquo;existe pas une seule forme d&rsquo;urgence chez le cheval. Une douleur brutale, une blessure ou un changement important de l&rsquo;&eacute;tat g&eacute;n&eacute;ral justifie un appel rapide.</p><p>C&rsquo;est notamment le cas face &agrave; une difficult&eacute; respiratoire, une h&eacute;morragie importante, un cheval qui ne parvient plus &agrave; se relever, des troubles de l&rsquo;&eacute;quilibre ou encore une douleur particuli&egrave;rement marqu&eacute;e.</p><p>Les douleurs abdominales demandent &eacute;galement une attention particuli&egrave;re. Un cheval qui gratte le sol, regarde ses flancs, se couche et se rel&egrave;ve &agrave; plusieurs reprises, transpire sans raison apparente ou cherche &agrave; se rouler peut pr&eacute;senter des <a href="https://hipassur.com/fr/1/36/123/La-colique-chez-le-cheval-tout-savoir.html">signes de colique</a>. Leur intensit&eacute; est tr&egrave;s variable et ne permet pas &agrave; elle seule de conna&icirc;tre la gravit&eacute; de la situation.</p><p>Dans ce cas, le v&eacute;t&eacute;rinaire doit &ecirc;tre contact&eacute; tr&egrave;s rapidement afin de lui d&eacute;crire pr&eacute;cis&eacute;ment ce que vous observez. Il pourra poser les questions n&eacute;cessaires et vous indiquer ce qu&rsquo;il convient de faire en attendant son arriv&eacute;e.</p><p><img alt="URGENCE VETERINAIRE CHEZ LE CHEVAL" src="https://hipassur.com/images/0271095001787644335.jpg" style="height: 400px; width: 600px;" /></p><p>Un cheval qui refuse de se lever n&eacute;cessite un appel au v&eacute;t&eacute;rinaire. Credit phot Laura Robert sur Unsplash</p><h3>Une plaie est-elle toujours une urgence ?</h3><p>Une petite &eacute;raflure superficielle et une plaie profonde ne n&eacute;cessitent &eacute;videmment pas la m&ecirc;me prise en charge. Mais l&rsquo;aspect de la blessure ne suffit pas toujours pour juger de sa gravit&eacute;.</p><p><strong>La localisation de la plaie compte &eacute;norm&eacute;ment.</strong></p><p>Une blessure situ&eacute;e pr&egrave;s d&rsquo;une articulation, d&rsquo;un tendon ou d&rsquo;une autre structure sensible peut n&eacute;cessiter une intervention v&eacute;t&eacute;rinaire rapide, m&ecirc;me lorsqu&rsquo;elle para&icirc;t relativement petite. Une plaie profonde, tr&egrave;s souill&eacute;e ou accompagn&eacute;e d&rsquo;une h&eacute;morragie importante doit &eacute;galement conduire &agrave; contacter le v&eacute;t&eacute;rinaire.</p><p>&Agrave; l&rsquo;inverse, toutes les blessures impressionnantes visuellement ne pr&eacute;sentent pas n&eacute;cessairement le m&ecirc;me degr&eacute; d&rsquo;urgence.</p><p>En cas de doute, une photo de <a href="https://hipassur.com/fr/1/36/90/Comment-gerer-une-plaie-chez-le-cheval.html" target="_blank">la plaie du cheval</a> peut &ecirc;tre utile au v&eacute;t&eacute;rinaire, si celui-ci vous le propose, <strong>pour appr&eacute;cier la situation et d&eacute;cider de la conduite &agrave; tenir.</strong></p><p>&nbsp;</p><h3>Une boiterie brutale doit-elle inqui&eacute;ter ?</h3><p>Une l&eacute;g&egrave;re irr&eacute;gularit&eacute; et un cheval qui refuse soudainement de poser un pied au sol sont deux situations tr&egrave;s diff&eacute;rentes.</p><p>Une boiterie s&eacute;v&egrave;re d&rsquo;apparition brutale, particuli&egrave;rement apr&egrave;s une chute, un choc ou un effort, justifient un appel au v&eacute;t&eacute;rinaire. Dans cette situation, il est pr&eacute;f&eacute;rable de limiter les d&eacute;placements du cheval jusqu&rsquo;&agrave; avoir re&ccedil;u ses consignes.</p><p>Une douleur importante au niveau des pieds, accompagn&eacute;e d&rsquo;une d&eacute;marche tr&egrave;s difficile ou d&rsquo;une posture inhabituelle, doit &eacute;galement alerter. Parmi les causes possibles figure notamment <a href="https://hipassur.com/fr/1/36/144/La-fourbure-chez-le-cheval.html" target="_blank">la fourbure</a>, pour laquelle une prise en charge rapide est indispensable.</p><h3>Que faire en attendant l&rsquo;arriv&eacute;e du v&eacute;t&eacute;rinaire ?</h3><p>Une fois le v&eacute;t&eacute;rinaire pr&eacute;venu, <strong>suivez toujours les consignes qu&rsquo;il vous donne par t&eacute;l&eacute;phone</strong>.</p><p>En attendant son arriv&eacute;e, placez si possible le cheval dans un environnement calme et s&eacute;curis&eacute;, sans vous mettre en danger. Un cheval qui souffre peut avoir des r&eacute;actions inhabituelles, m&ecirc;me s&rsquo;il est g&eacute;n&eacute;ralement tr&egrave;s calme.</p><p>&Eacute;vitez &eacute;galement de lui administrer un m&eacute;dicament de votre propre initiative. Donner un anti-inflammatoire ou un autre produit restant d&rsquo;un pr&eacute;c&eacute;dent traitement peut masquer certains sympt&ocirc;mes ou ne pas &ecirc;tre adapt&eacute; &agrave; la situation.</p><p>Selon le probl&egrave;me rencontr&eacute;, le v&eacute;t&eacute;rinaire pourra vous demander de prendre la temp&eacute;rature du cheval, de surveiller son comportement, ses crottins ou sa consommation d&rsquo;eau, ou encore de r&eacute;aliser certains gestes pr&eacute;cis.</p><p>Il n&rsquo;existe donc pas une conduite &agrave; tenir valable pour toutes les urgences mais <strong>le bon r&eacute;flexe reste d&rsquo;appeler le v&eacute;t&eacute;rinaire avant d&rsquo;agir.</strong></p><h3>Que dire au v&eacute;t&eacute;rinaire lorsqu&rsquo;on l&rsquo;appelle ?</h3><p>Dans l&rsquo;urgence, on peut facilement oublier certaines informations. Pourtant, plus votre description est pr&eacute;cise, plus le v&eacute;t&eacute;rinaire pourra rapidement se faire une premi&egrave;re id&eacute;e de la situation.</p><p>Commencez simplement par lui expliquer <strong>ce qui vous a alert&eacute; et depuis quand</strong>.</p><p>Le cheval mange-t-il ? Boit-il ? A-t-il fait des crottins ? Est-il capable de marcher normalement ? Les sympt&ocirc;mes sont-ils apparus brutalement ou progressivement ? Son &eacute;tat s&rsquo;am&eacute;liore-t-il ou, au contraire, se d&eacute;grade-t-il ?</p><p>Si vous pouvez les relever sans difficult&eacute; et sans prendre de risque, sa temp&eacute;rature, sa fr&eacute;quence cardiaque et sa fr&eacute;quence respiratoire lui seront &eacute;galement utiles.</p><p>Pensez enfin &agrave; signaler les circonstances particuli&egrave;res comme une chute, un choc, une s&eacute;ance de travail, un changement alimentaire r&eacute;cent, un traitement en cours ou tout autre &eacute;l&eacute;ment susceptible d&rsquo;aider le v&eacute;t&eacute;rinaire.</p><h3>Anticiper une urgence avant qu&rsquo;elle n&rsquo;arrive</h3><p>On pense rarement &agrave; une urgence v&eacute;t&eacute;rinaire tant que tout va bien. Pourtant, quelques pr&eacute;cautions toutes simples peuvent faire gagner beaucoup de temps le jour o&ugrave; un probl&egrave;me survient.</p><p>Le num&eacute;ro du v&eacute;t&eacute;rinaire et celui du service de garde ou de la clinique v&eacute;t&eacute;rinaire &eacute;quine la plus proche doivent &ecirc;tre enregistr&eacute;s dans votre t&eacute;l&eacute;phone. Si votre cheval se trouve loin d&rsquo;une clinique &eacute;quine, mieux vaut &eacute;galement savoir &agrave; l&rsquo;avance comment organiser son transport si une hospitalisation est n&eacute;cessaire.</p><p>Une trousse de premiers secours accessible et r&eacute;guli&egrave;rement v&eacute;rifi&eacute;e permet aussi d&rsquo;avoir imm&eacute;diatement sous la main le mat&eacute;riel de base.</p><h3>En cas de doute, mieux vaut appeler</h3><p>Tous les appels au v&eacute;t&eacute;rinaire ne d&eacute;bouchent heureusement pas sur une intervention en urgence. Apr&egrave;s avoir entendu vos observations, il peut tr&egrave;s bien vous conseiller de surveiller votre cheval et de le rappeler si son &eacute;tat &eacute;volue. Mais cette d&eacute;cision lu appartient.</p><p>Lorsqu&rsquo;un cheval pr&eacute;sente une douleur importante, un changement brutal de comportement ou une alt&eacute;ration inhabituelle de son &eacute;tat g&eacute;n&eacute;ral, <strong>attendre pour voir si cela passe n&rsquo;est pas toujours le meilleur choix</strong>.</p><p>Un appel permet souvent de faire rapidement le point et de savoir quoi faire. Et lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit r&eacute;ellement d&rsquo;une urgence, quelques heures peuvent parfois faire une vraie diff&eacute;rence.</p><p>En mati&egrave;re d&rsquo;urgence, le n&eacute;cessaire doit &ecirc;tre fait pour mettre toutes les chances de c&ocirc;t&eacute;s pour la meilleure prise en charge possible. Parce qu&rsquo;un accident ou une maladie ne pr&eacute;viennent pas, nous proposons des <a href="https://hipassur.com/fr/1/7/assurance-equides.html" target="_blank">formules d&rsquo;assurance sant&eacute; chevaux</a> adapt&eacute;es &agrave; vos besoins et &agrave; votre budget.</p><div>{BLOC@bloc_devis-0}</div><div><div>{BLOC@devis_asscheval-0}</div></div><h2>FAQ&nbsp;: Urgence v&eacute;t&eacute;rinaire chez le cheval</h2><p><strong>Quelle temp&eacute;rature doit inqui&eacute;ter chez un cheval ?</strong><br />La temp&eacute;rature d&rsquo;un cheval adulte au repos se situe g&eacute;n&eacute;ralement autour de 37,5 &agrave; 38 &deg;C. L&rsquo;IFCE consid&egrave;re qu&rsquo;une temp&eacute;rature sup&eacute;rieure &agrave; 38,5 &deg;C est anormale. Elle doit cependant toujours &ecirc;tre interpr&eacute;t&eacute;e avec les autres signes observ&eacute;s et les circonstances.</p><p><strong>Faut-il appeler le v&eacute;t&eacute;rinaire si son cheval ne mange plus ?</strong><br />Une perte d&rsquo;app&eacute;tit brutale doit attirer l&rsquo;attention, surtout lorsqu&rsquo;elle s&rsquo;accompagne d&rsquo;autres signes : abattement, douleur, absence de crottins, fi&egrave;vre ou comportement inhabituel. Dans le doute, contactez votre v&eacute;t&eacute;rinaire et d&eacute;crivez-lui la situation.</p><p><strong>Peut-on donner un anti-inflammatoire en attendant le v&eacute;t&eacute;rinaire ?</strong><br />Il est pr&eacute;f&eacute;rable de ne pas administrer de m&eacute;dicament sans son accord. Le produit peut &ecirc;tre inadapt&eacute; &agrave; la situation et modifier les sympt&ocirc;mes que le v&eacute;t&eacute;rinaire devra ensuite &eacute;valuer.</p><p>&nbsp;</p>]]></description></item><item rdf:about="https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=208" > <title>Pourquoi le cheval perd du muscle en été ?</title> <link>https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=208</link><dc:date>2026-08-06</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<h2>Pourquoi le cheval perd du muscle en &eacute;t&eacute;&nbsp;?</h2><p>En &eacute;t&eacute;, un cheval qui vit au pr&eacute; peut sembler b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;une alimentation abondante. Pourtant, lorsque les temp&eacute;ratures augmentent et que la s&egrave;cheresse s&rsquo;installe, certains chevaux changent progressivement de silhouette. On constate alors que les c&ocirc;tes sont davantage visibles, que le dos se creuse ou que l&rsquo;arri&egrave;re-main perd de son volume.</p><p>Ces signes ne traduisent pas tous le m&ecirc;me ph&eacute;nom&egrave;ne. Une <strong>perte de graisse</strong> correspond &agrave; une diminution des r&eacute;serves &eacute;nerg&eacute;tiques, tandis qu&rsquo;une <strong>fonte musculaire</strong> affecte directement les tissus musculaires. Les deux peuvent appara&icirc;tre simultan&eacute;ment, mais leurs m&eacute;canismes et leur prise en charge ne sont pas tout &agrave; fait semblables.</p><h3>Perte de graisse ou perte musculaire ?</h3><p>Il est important de pr&eacute;ciser que la graisse constitue avant tout une r&eacute;serve d&rsquo;&eacute;nergie. Lorsque la ration n&rsquo;apporte plus suffisamment de calories pour couvrir les besoins du cheval, son organisme commence &agrave; mobiliser ses r&eacute;serves graisseuses.</p><p>Ce d&eacute;ficit &eacute;nerg&eacute;tique peut &ecirc;tre provoqu&eacute; par une diminution de la quantit&eacute; d&rsquo;herbe disponible, un fourrage a tr&egrave;s faible valeur nutritive, une ration insuffisante ou une augmentation des besoins li&eacute;e au travail, &agrave; la lactation, &agrave; une maladie ou encore &agrave; une convalescence.</p><p>On remarque g&eacute;n&eacute;ralement la perte de graisse sur les zones utilis&eacute;es pour &eacute;valuer l&rsquo;&eacute;tat corporel du cheval. Les c&ocirc;tes deviennent plus faciles &agrave; voir ou &agrave; sentir, la base de la queue est moins garnie et les contours du garrot, des &eacute;paules ou des hanches sont plus marqu&eacute;s. Si le d&eacute;ficit &eacute;nerg&eacute;tique se prolonge, le cheval peut manquer d&rsquo;&eacute;nergie, perdre en endurance et r&eacute;cup&eacute;rer plus lentement apr&egrave;s l&rsquo;effort.</p><p>La fonte musculaire elle correspond &agrave; un autre m&eacute;canisme. Elle appara&icirc;t lorsque la d&eacute;gradation naturelle des prot&eacute;ines musculaires devient sup&eacute;rieure &agrave; leur renouvellement. Le cheval perd alors du volume au niveau du dos, de l&rsquo;encolure ou de l&rsquo;arri&egrave;re-main, parfois sans &ecirc;tre particuli&egrave;rement maigre.</p><p>C&rsquo;est une distinction importante &agrave; faire car le cheval peut conserver des r&eacute;serves de graisse tout en pr&eacute;sentant une musculature insuffisante. &Agrave; l&rsquo;inverse, un cheval naturellement sec ou ayant perdu un peu d&rsquo;&eacute;tat ne souffre pas n&eacute;cessairement d&rsquo;une v&eacute;ritable fonte musculaire.</p><p><img alt="PERTE MUSCLE EQUIDE" src="https://hipassur.com/images/0611534001786015513.jpg" style="width: 450px; height: 600px;" /></p><p><em>Une perte musculaire chez le cheval se manifeste par une perte de volume au niveau du dos, de l&rsquo;encolure et de l&rsquo;arri&egrave;re-main cr&eacute;dit photo Clara Ladonne pour Unsplash</em></p><h3>&Agrave; quoi servent les prot&eacute;ines et les acides amin&eacute;s ?</h3><p>Les prot&eacute;ines participent &agrave; la construction et au renouvellement de nombreux tissus, notamment les muscles, la peau, les poils et les sabots. Elles interviennent aussi dans la production d&rsquo;enzymes, d&rsquo;hormones et de certains &eacute;l&eacute;ments du syst&egrave;me immunitaire.</p><p>Lors de la digestion, elles sont d&eacute;compos&eacute;es en acides amin&eacute;s. Le cheval peut fabriquer certains de ces acides amin&eacute;s, mais d&rsquo;autres doivent obligatoirement &ecirc;tre apport&eacute;s par l&rsquo;alimentation, ce sont les <strong>acides amin&eacute;s essentiels</strong>.</p><p>La lysine est souvent consid&eacute;r&eacute;e comme l&rsquo;un des acides amin&eacute;s les plus importants dans l&rsquo;alimentation &eacute;quine, car une quantit&eacute; insuffisante peut limiter l&rsquo;utilisation des autres acides amin&eacute;s. Autrement dit, le pourcentage global de prot&eacute;ines affich&eacute; sur l&rsquo;&eacute;tiquette d&rsquo;un aliment ne suffit pas &agrave; &eacute;valuer sa qualit&eacute;. Leur digestibilit&eacute;, leur origine et leur &eacute;quilibre en acides amin&eacute;s sont tout aussi importants.</p><p>Une carence importante en prot&eacute;ine peut notamment entra&icirc;ner une perte de poids, une fonte musculaire et une d&eacute;gradation de la qualit&eacute; du poil ou des sabots du cheval.</p><h3>Pourquoi l&rsquo;&eacute;t&eacute; fragilise-t-il l&rsquo;&eacute;quilibre alimentaire ?</h3><p>Au printemps, l&rsquo;herbe jeune est g&eacute;n&eacute;ralement abondante, app&eacute;tente et riche en eau. En la consommant, le cheval peut alors couvrir une part importante de ses besoins. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs &agrave; cette p&eacute;riode que l&rsquo;on voit le physique du cheval changer. Il devient beaucoup plus beau, son poil brille, ses sabots sont plus forts et il gagne en &eacute;nergie.</p><p>Au fil de l&rsquo;&eacute;t&eacute;, la situation change lorsque les sols s&rsquo;ass&egrave;chent. La croissance de l&rsquo;herbe ralentit, voire s&rsquo;interrompt. L&rsquo;herbe devient plus courte et elle se rar&eacute;fie, surtout lorsque la parcelle est tr&egrave;s fr&eacute;quent&eacute;e ou d&eacute;j&agrave; surp&acirc;tur&eacute;e. Le cheval continue parfois &agrave; brouter pendant plusieurs heures, mais ce qu&rsquo;il mange est en r&eacute;alit&eacute; beaucoup moins nutritif.</p><p>Cette diff&eacute;rence entre <strong>temps pass&eacute; &agrave; p&acirc;turer</strong> et <strong>quantit&eacute; r&eacute;ellement ing&eacute;r&eacute;e</strong> peut retarder la prise de conscience du propri&eacute;taire. Un pr&eacute; encore vert de loin n&rsquo;est pas forc&eacute;ment capable de nourrir correctement et suffisamment les chevaux qui y vivent.</p><p>La s&eacute;cheresse augmente &eacute;galement le risque de surp&acirc;turage et peut pousser les chevaux &agrave; consommer des v&eacute;g&eacute;taux habituellement d&eacute;laiss&eacute;s. Ce ph&eacute;nom&egrave;ne entraine chaque ann&eacute;e des <a href="https://hipassur.com/fr/1/36/149/Les-vegetaux-toxiques-pour-les-chevaux.html" target="_blank">cas d&rsquo;intoxications v&eacute;g&eacute;tales</a> qui se r&eacute;v&egrave;lent pour certaines dramatiques. &nbsp;Dans ces conditions, l&rsquo;apport de foin permet &agrave; la fois de s&eacute;curiser l&rsquo;alimentation des &eacute;quid&eacute;s et de laisser la prairie se reposer.</p><h3>Quels chevaux sont les plus expos&eacute;s ?</h3><p>Tous les chevaux peuvent perdre de l&rsquo;&eacute;tat ou du muscle lorsque leurs apports ne couvrent plus leurs besoins. Certains profils de chevaux demandent toutefois une vigilance plus importante.</p><p>Les chevaux &acirc;g&eacute;s sont souvent les premiers concern&eacute;s, non pas parce que le vieillissement entra&icirc;ne automatiquement une mauvaise digestion, mais parce qu&rsquo;il s&rsquo;accompagne plus fr&eacute;quemment de probl&egrave;mes dentaires, de maladies chroniques ou d&rsquo;une moindre capacit&eacute; &agrave; ing&eacute;rer suffisamment de fourrage. Une perte de poids chez un cheval senior ne doit donc jamais &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme une cons&eacute;quence normale de l&rsquo;&acirc;ge.</p><p>L&rsquo;usure ou l&rsquo;absence de certaines dents peut emp&ecirc;cher le cheval de broyer correctement l&rsquo;herbe et le foin. Des fibres longues sont alors retrouv&eacute;es dans ses crottins, des boulettes de fourrage tombent de sa bouche et les repas durent longtemps. Dans ce cas, un aliment complet ou des fibres r&eacute;hydrat&eacute;es deviennent n&eacute;cessaires.</p><p>Les chevaux en croissance, les juments allaitantes, les chevaux de sport et ceux qui sont en convalescence ont &eacute;galement des besoins plus &eacute;lev&eacute;s. Enfin, un cheval domin&eacute; au sein du troupeau n&rsquo;a souvent que peu acc&egrave;s au foin ou &agrave; sa ration et il est souvent priv&eacute; de consommer la quantit&eacute; d&rsquo;aliment dont il a besoin.</p><h3>Comment surveiller l&rsquo;&eacute;volution de la silhouette ?</h3><p>L&rsquo;&oelig;il s&rsquo;habitue vite &agrave; une transformation progressive. Pour rep&eacute;rer rapidement une perte d&rsquo;&eacute;tat, il est n&eacute;cessaire d&rsquo;observer et de palper r&eacute;guli&egrave;rement le cheval, id&eacute;alement toutes les semaines.</p><p>L&rsquo;&eacute;valuation de l&rsquo;&eacute;tat corporel se fait notamment sur les c&ocirc;tes, l&rsquo;encolure, le garrot, la ligne du dos et la base de la queue. Une photo prise de profil et de dos, toujours au m&ecirc;me endroit et dans des conditions comparables, permet de suivre l&rsquo;&eacute;volution plus objectivement. <a href="https://equipedia.ifce.fr/elevage-et-entretien/alimentation/nutrition-et-ration/estimation-du-poids" target="_blank">Un ruban barym&eacute;trique</a> peut &eacute;galement aider &agrave; d&eacute;tecter une variation de poids, m&ecirc;me s&rsquo;il ne distingue pas la graisse du muscle.</p><p>Pour observer convenablement l&rsquo;&eacute;tat musculaire du cheval, il faut surtout regarder la sym&eacute;trie, le remplissage de part et d&rsquo;autre de la colonne vert&eacute;brale, le volume de la croupe et l&rsquo;aspect de l&rsquo;encolure.</p><p>Attention, une fonte localis&eacute;e d&rsquo;un seul c&ocirc;t&eacute; peut &eacute;voquer une douleur, une boiterie ou un d&eacute;faut d&rsquo;utilisation plut&ocirc;t qu&rsquo;un probl&egrave;me alimentaire g&eacute;n&eacute;ral.</p><h3>Comment adapter l&rsquo;alimentation sans d&eacute;s&eacute;quilibrer la ration&nbsp;?</h3><p>Le cheval est un herbivore et le <a href="https://hipassur.com/fr/1/36/103/Le-cheval-et-le-fourrage.html" target="_blank">fourrage reste son aliment principal</a>. Par cons&eacute;quent, la premi&egrave;re mesure consiste &agrave; r&eacute;tablir un apport suffisant en fibres. Le foin doit &ecirc;tre introduit d&egrave;s que le p&acirc;turage ne fournit plus assez de mati&egrave;re s&egrave;che, sans attendre que le cheval ait visiblement maigri. La plupart des chevaux consomment autour de 2 % de leur poids vif en foin par jour lorsqu&rsquo;ils y ont acc&egrave;s librement, mais les besoins varient selon l&rsquo;individu et la qualit&eacute; du fourrage.</p><p>Une analyse du foin est pertinente lorsque la perte d&rsquo;&eacute;tat persiste. Elle permet de conna&icirc;tre sa teneur en &eacute;nergie, en prot&eacute;ines, en fibres et en min&eacute;raux, puis d&rsquo;&eacute;quilibrer la ration sur des donn&eacute;es r&eacute;elles plut&ocirc;t que sur son seul aspect visuel.</p><p><img alt="PERTE MUSCLE CHEVAL" src="https://hipassur.com/images/0790325001786015533.jpg" style="height: 400px; width: 600px;" /></p><p><em>Le fourrage est l&#39;aliment principal du cheval, lorsque l&#39;herbe se rar&eacute;fie en &eacute;t&eacute; il doit &ecirc;tre syst&eacute;matiquement distribu&eacute; cr&eacute;dit photo Lena Bauermeister pour Unsplash</em></p><p>Si le cheval re&ccedil;oit d&eacute;j&agrave; un aliment concentr&eacute;, sa quantit&eacute; peut &ecirc;tre augment&eacute;e progressivement pour arriver parfois &agrave; des doses d&rsquo;hiver. Les rations journali&egrave;res de compl&eacute;ment doivent &ecirc;tre distribu&eacute;es en fractionnant les repas. Toutefois, augmenter un aliment inadapt&eacute; ne r&eacute;soudra pas n&eacute;cessairement une fonte musculaire. Il faut syst&eacute;matiquement v&eacute;rifier l&rsquo;apport total en &eacute;nergie, en prot&eacute;ines digestibles, en acides amin&eacute;s, en vitamines et en min&eacute;raux. Le recours a un nutritionniste &eacute;quin est dans ce cas fortement recommand&eacute;.</p><p>Chez un cheval senior qui pr&eacute;sente des difficult&eacute;s de mastication, on peut remplacer une partie du foin par un compl&eacute;ment de fourrage ou un aliment complet riche en fibres digestibles. Pour les chevaux &acirc;g&eacute;s de plus de vingt ans, les besoins en prot&eacute;ines se rapprochent de ceux d&rsquo;un cheval effectuant un travail l&eacute;ger &agrave; mod&eacute;r&eacute;. Toutefois, une augmentation importante doit &ecirc;tre discut&eacute;e avec le v&eacute;t&eacute;rinaire, notamment en pr&eacute;sence d&rsquo;une maladie r&eacute;nale ou h&eacute;patique.</p><p>Rappelons que toute modification alimentaire doit &ecirc;tre progressive afin de pr&eacute;server l&rsquo;&eacute;quilibre digestif du cheval.</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><h3>Quand demander l&rsquo;avis du v&eacute;t&eacute;rinaire ?</h3><p>Une fonte musculaire n&rsquo;est pas toujours d&rsquo;origine alimentaire. Elle peut &ecirc;tre favoris&eacute;e par des douleurs chroniques, une boiterie, un probl&egrave;me dentaire, un parasitisme, une affection digestive ou une maladie endocrinienne telle que le dysfonctionnement de la pars intermedia de l&rsquo;hypophyse (PPID), plus connu sous le nom de <a href="https://hipassur.com/fr/1/36/113/Le-syndrome-de-Cushing-chez-le-cheval.html" target="_blank">syndrome de Cushing.</a></p><p>Une consultation est vivement recommand&eacute;e lorsque la perte est rapide, importante, asym&eacute;trique ou associ&eacute;e &agrave; d&rsquo;autres signes tels que baisse d&rsquo;app&eacute;tit, fatigue marqu&eacute;e, poil anormal, difficult&eacute; &agrave; m&acirc;cher, diarrh&eacute;e, coliques r&eacute;p&eacute;t&eacute;es, augmentation de la soif ou baisse des performances.</p><p>Le v&eacute;t&eacute;rinaire pourra rechercher une cause m&eacute;dicale, &eacute;valuer la dentition, contr&ocirc;ler le programme de vermifugation et orienter le propri&eacute;taire vers une ration adapt&eacute;e. Une perte de poids inexpliqu&eacute;e chez un cheval &acirc;g&eacute; m&eacute;rite notamment un bilan m&eacute;dical et dentaire avant toute modification de son alimentation.</p><h3>Agir avant que la fonte musculaire ne s&rsquo;installe</h3><p>En &eacute;t&eacute;, la pr&eacute;sence d&rsquo;herbe dans le pr&eacute; ne garantit ni une quantit&eacute; suffisante de nourriture ni une ration &eacute;quilibr&eacute;e. L&rsquo;observation r&eacute;guli&egrave;re du cheval reste donc la base de tous les propri&eacute;taires de chevaux.</p><p>Identifier s&rsquo;il perd principalement de la graisse, du muscle ou les deux, permet d&rsquo;adapter la solution. On peut alors renforcer l&rsquo;apport &eacute;nerg&eacute;tique, am&eacute;liorer la qualit&eacute; des prot&eacute;ines, compl&eacute;ter le fourrage ou rechercher une cause m&eacute;dicale.</p><p>Ce que l&rsquo;on sait, c&rsquo;est que plus on intervient de fa&ccedil;on pr&eacute;coce, plus il est facile de pr&eacute;server l&rsquo;&eacute;tat corporel et la musculature du cheval, surtout avant la p&eacute;riode hivernale.</p><p>Chez Hipassur, nous avons conscience que la sant&eacute; des chevaux tient parfois &agrave; peu de choses. Un &laquo;&nbsp;simple&nbsp;&raquo; d&eacute;s&eacute;quilibre alimentaire peut avoir des r&eacute;percussions ennuyeuses &agrave; plus ou moins long terme chez le cheval. En prenant les choses en main d&egrave;s les premiers sympt&ocirc;mes et en faisant preuve de prudence, nous mettons toutes les chances de notre c&ocirc;t&eacute; pour garder le cheval en bonne sant&eacute;</p><p>Bien s&ucirc;r, tout ne se maitrise pas aussi facilement, les maladies et les accidents ne pr&eacute;viennent pas toujours. <a href="https://hipassur.com/fr/1/39/assurance-des-frais-veterinaires.html" target="_blank">Nos diff&eacute;rentes formules d&rsquo;assurances sant&eacute; cheval</a> permettent de faire face aux frais souvent &eacute;lev&eacute;s que repr&eacute;sentent les soins v&eacute;t&eacute;rinaires.</p><p>Savoir que l&rsquo;on peut soigner son cheval sans craindre pour son budget apporte beaucoup de s&eacute;r&eacute;nit&eacute; et permet de profiter pleinement de son compagnon.</p><p>Notre &eacute;quipe est exclusivement compos&eacute;e de cavaliers et propri&eacute;taires de chevaux ce qui leur permet de comprendre vos besoins, vos attentes et de vous conseiller au plus juste en prenant en compte votre budget.</p><h2><strong>FAQ : Perte musculaire chez le cheval en &eacute;t&eacute;</strong></h2><h3>Mon cheval est au pr&eacute; toute la journ&eacute;e, pourquoi perd-il quand m&ecirc;me du muscle ?</h3><p>La pr&eacute;sence d&#39;herbe ne garantit pas que le cheval couvre tous ses besoins nutritionnels. En &eacute;t&eacute;, la s&eacute;cheresse et les fortes chaleurs ralentissent la pousse de l&#39;herbe et r&eacute;duisent sa qualit&eacute; nutritionnelle. Le cheval peut continuer &agrave; brouter toute la journ&eacute;e sans ing&eacute;rer une quantit&eacute; suffisante de nutriments, notamment de prot&eacute;ines de qualit&eacute;.</p><p>&nbsp;</p><h3>Comment savoir si mon cheval perd de la graisse ou du muscle ?</h3><p>Une perte de graisse se traduit par un amaigrissement g&eacute;n&eacute;ral : les c&ocirc;tes, les hanches et les &eacute;paules deviennent plus visibles. La fonte musculaire, elle, modifie davantage la silhouette : le dos se creuse, l&#39;encolure s&#39;affine et l&#39;arri&egrave;re-main perd de son volume. Les deux ph&eacute;nom&egrave;nes peuvent cohabiter.</p><p>&nbsp;</p><h3>Les chevaux &acirc;g&eacute;s sont-ils plus expos&eacute;s &agrave; la fonte musculaire ?</h3><p>Oui car avec l&#39;&acirc;ge, certains chevaux valorisent moins efficacement les prot&eacute;ines alimentaires et pr&eacute;sentent plus fr&eacute;quemment des probl&egrave;mes dentaires ou des maladies chroniques qui limitent leurs apports nutritionnels. Une alimentation adapt&eacute;e et un suivi r&eacute;gulier de leur &eacute;tat corporel permettent de limiter ce risque.</p><p>&nbsp;</p><h3>Faut-il augmenter la ration d&egrave;s que l&#39;herbe manque ?</h3><p>Pas syst&eacute;matiquement car avant d&#39;augmenter les concentr&eacute;s, il est primordial de v&eacute;rifier que le cheval dispose d&#39;un apport suffisant en fourrage de qualit&eacute;. Si n&eacute;cessaire, la ration pourra ensuite &ecirc;tre ajust&eacute;e en fonction de son &eacute;tat corporel, de son activit&eacute; et de ses besoins nutritionnels.</p><p>&nbsp;</p><h3>Un aliment plus riche en prot&eacute;ines suffit-il &agrave; retrouver de la masse musculaire ?</h3><p>Pas toujours car la reconstruction musculaire d&eacute;pend d&#39;un ensemble de facteurs comme une alimentation &eacute;quilibr&eacute;e, des apports suffisants en prot&eacute;ines de qualit&eacute; et en acides amin&eacute;s essentiels, mais aussi un &eacute;tat de sant&eacute; satisfaisant et, lorsque cela est possible, une activit&eacute; physique adapt&eacute;e. Si la fonte musculaire est importante ou inexpliqu&eacute;e, un examen v&eacute;t&eacute;rinaire est fortement recommand&eacute;.</p><p>&nbsp;</p><h3>Quand faut-il consulter un v&eacute;t&eacute;rinaire ?</h3><p>Une consultation est conseill&eacute;e si la perte musculaire est rapide, importante ou s&#39;accompagne d&#39;autres sympt&ocirc;mes comme une baisse d&#39;app&eacute;tit, une fatigue inhabituelle, une difficult&eacute; &agrave; m&acirc;cher, des coliques r&eacute;p&eacute;t&eacute;es ou une diminution des performances. Chez un cheval senior, une perte de muscle ne doit jamais &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme une cons&eacute;quence normale du vieillissement.</p><p>&nbsp;</p><div>{BLOC@bloc_devis-0}</div><div><div>{BLOC@devis_asscheval-0}</div><div>&nbsp;</div><div>&nbsp;</div></div><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p>]]></description></item><item rdf:about="https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=206" > <title>Tout savoir sur le poney Shetland</title> <link>https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=206</link><dc:date>2026-07-16</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<h2 align="center"><strong>Tout savoir sur le poney Shetland</strong></h2><p>&nbsp;</p><p>Il est petit, mignon et ne manque pas de personnalit&eacute;, le poney Shetland est tr&egrave;s appr&eacute;ci&eacute; des enfants comme des parents. Particuli&egrave;rement pr&eacute;sent dans les centres &eacute;questres, il accompagne les premiers moments d&rsquo;&eacute;quitation de nombreux enfants. Son allure attendrissante, sa crini&egrave;re abondante et son temp&eacute;rament vif en font un compagnon id&eacute;al, mais il ne faut pas se fier &agrave; son apparence&nbsp;! Le Shetland est avant tout un poney rustique, intelligent et particuli&egrave;rement r&eacute;sistant.</p><p>Hipassur vous fait d&eacute;couvrir les caract&eacute;ristiques de cette race embl&eacute;matique, son histoire et les raisons qui expliquent sa grande popularit&eacute;.</p><p>&nbsp;</p><h3><strong>Les origines du poney Shetland</strong></h3><p>Le poney Shetland est originaire des &icirc;les Shetland, un archipel situ&eacute; entre l&#39;&Eacute;cosse et la Norv&egrave;ge. Les premi&egrave;res traces de petits &eacute;quid&eacute;s sur ces &icirc;les remontent &agrave; plusieurs milliers d&#39;ann&eacute;es, mais les origines exactes de la race restent difficiles &agrave; &eacute;tablir. Les sp&eacute;cialistes estiment que diff&eacute;rents petits chevaux venus d&#39;Europe du Nord se sont progressivement adapt&eacute;s aux conditions locales.</p><p>Pendant des si&egrave;cles, ces poneys ont v&eacute;cu dans un environnement particuli&egrave;rement exigeant. Les hivers sont longs, les vents violents et la v&eacute;g&eacute;tation peu abondante. Seuls les animaux les plus r&eacute;sistants ont pu survivre et se reproduire, donnant naissance &agrave; une race r&eacute;put&eacute;e pour sa rusticit&eacute;. Cette s&eacute;lection naturelle explique encore aujourd&#39;hui sa robustesse, mais aussi certaines particularit&eacute;s qui n&eacute;cessitent une excellente gestion, notamment sur le plan alimentaire.</p><p>&Agrave; partir du XIXᵉ si&egrave;cle, le Shetland est &eacute;galement utilis&eacute; dans les mines de charbon britanniques. Sa petite taille lui permet de circuler dans les galeries &eacute;troites tout en tractant des wagonnets. Cette utilisation a fortement contribu&eacute; au d&eacute;veloppement de la race avant d&#39;&ecirc;tre progressivement abandonn&eacute;e avec la m&eacute;canisation des mines.</p><p>Aujourd&#39;hui, le Shetland est &eacute;lev&eacute; dans de nombreux pays et fait partie des races de poneys les plus r&eacute;pandues au monde.</p><p><img alt="" src="https://hipassur.com/images/0683328001784188764.jpg" style="height: 399px; width: 600px;" /></p><p>Figure 1La rusticit&eacute; du poney Shetland provient des conditions de vie de son pays d&rsquo;origine qui est l&rsquo;Ecosse. Cr&eacute;dit photo Redcharlie pour Unsplash</p><h3><strong>Les caract&eacute;ristiques du poney Shetland</strong></h3><p>Le Shetland est le plus petit des poneys britanniques. Selon le <a href="https://www.shetlandponystudbooksociety.co.uk/about-the-breed/breed-standard/">stud-book du poney shetland</a>, sa taille ne doit pas d&eacute;passer <strong>107 cm au garrot</strong>.</p><p>Sa morphologie est caract&eacute;ris&eacute;e par :</p><ul>	<li>une silhouette compacte</li>	<li>une ossature particuli&egrave;rement solide</li>	<li>un dos court</li>	<li>des membres robustes</li>	<li>une t&ecirc;te expressive aux petites oreilles</li>	<li>une crini&egrave;re, une queue et un pelage tr&egrave;s abondants, surtout en hiver</li></ul><p>Toutes les robes sont admises, &agrave; l&#39;exception des robes tachet&eacute;es.</p><p>Cette morphologie si particuli&egrave;re est la cons&eacute;quence de son environnement d&#39;origine. Son &eacute;pais manteau lui permet de r&eacute;sister aux intemp&eacute;ries alors que son organisme ne n&eacute;cessite pas de gros besoins &eacute;nerg&eacute;tiques. Cette adaptation a &eacute;t&eacute; indispensable dans une r&eacute;gion o&ugrave; les ressources alimentaires &eacute;taient longtemps limit&eacute;es.</p><p>&nbsp;</p><h3><strong>Un poney rustique mais &agrave; surveiller</strong></h3><p>Le Shetland est souvent pr&eacute;sent&eacute; comme un poney capable de vivre dehors toute l&#39;ann&eacute;e et cette r&eacute;putation est en grande partie justifi&eacute;e.</p><p>Gr&acirc;ce &agrave; son &eacute;pais pelage hivernal et &agrave; sa rusticit&eacute;, il supporte g&eacute;n&eacute;ralement tr&egrave;s bien le froid et les intemp&eacute;ries lorsqu&#39;il dispose d&#39;un abri, d&#39;eau propre et d&#39;une alimentation adapt&eacute;e. Cependant, sa capacit&eacute; d&#39;adaptation ne signifie pas qu&rsquo;il peut s&rsquo;abstenir de soins.</p><p>Comme tous les &eacute;quid&eacute;s, il doit b&eacute;n&eacute;ficier :</p><ul>	<li>d&#39;un suivi v&eacute;t&eacute;rinaire r&eacute;gulier (vaccination, vermifugation&hellip;)</li>	<li>d&#39;un parage r&eacute;gulier ou d&#39;une ferrure si n&eacute;cessaire</li>	<li><a href="https://hipassur.com/fr/1/36/93/entretien-dentaire-du-cheval.html">d&rsquo;un entretien dentaire</a></li>	<li>d&#39;une surveillance de son &eacute;tat corporel</li>	<li>d&#39;une alimentation adapt&eacute;e &agrave; ses besoins et de l&rsquo;eau propre et fraiche &agrave; volont&eacute;</li>	<li>d&#39;un espace suffisant avec un abri et des cong&eacute;n&egrave;res.</li></ul><p>M&ecirc;me si sa rusticit&eacute; est un excellent avantage, elle ne remplacera jamais une gestion rigoureuse.</p><p><img alt="" src="https://hipassur.com/images/0756544001784188717.jpg" style="height: 496px; width: 600px;" /></p><p><em>M&ecirc;me s&rsquo;il est rustique, le poney Shetland n&eacute;cessite les m&ecirc;mes soins que les autres &eacute;quid&eacute;s. Cr&eacute;dit photo Darius Wiles pour Unsplash</em></p><h3><strong>Le premier poney de nombreux enfants</strong></h3><p>S&#39;il est aujourd&#39;hui aussi populaire, c&#39;est avant tout parce qu&#39;il occupe une place particuli&egrave;re dans les centres &eacute;questres.</p><p>Sa petite taille permet aux jeunes cavaliers de monter en confiance tout en facilitant les manipulations &agrave; pied.</p><p>Il est largement utilis&eacute; pour :</p><ul>	<li>les bapt&ecirc;mes &agrave; poney</li>	<li>l&#39;initiation &agrave; l&#39;&eacute;quitation</li>	<li>les Pony Games</li>	<li>les promenades&nbsp;</li>	<li>certaines &eacute;preuves de comp&eacute;tition r&eacute;serv&eacute;es aux plus jeunes cavaliers.</li></ul><p>Le Shetland participe &eacute;galement &agrave; des activit&eacute;s d&#39;attelage, de loisirs ou de m&eacute;diation animale lorsque son temp&eacute;rament et son &eacute;ducation le permettent.</p><p>&nbsp;</p><h3><strong>Un caract&egrave;re bien affirm&eacute;</strong></h3><p>Il est craquant mais son apparence de grosse peluche ne doit pas faire oublier qu&#39;il reste un v&eacute;ritable poney.</p><p>Le Shetland est r&eacute;put&eacute; pour son intelligence et sa curiosit&eacute;. Il apprend tr&egrave;s vite, m&eacute;morise facilement les situations et sait parfaitement tirer parti des incoh&eacute;rences de son entourage.</p><p>Cette vivacit&eacute; d&#39;esprit explique qu&#39;il est parfois d&eacute;crit comme &quot;t&ecirc;tu&quot;. En r&eacute;alit&eacute;, il r&eacute;pond surtout &agrave; une &eacute;ducation qui manque de coh&eacute;rence. Comme tous les &eacute;quid&eacute;s, il a besoin de r&egrave;gles claires, de manipulations respectueuses et d&#39;un cadre adapt&eacute;.</p><p>Son temp&eacute;rament en fait un excellent partenaire pour les enfants lorsqu&#39;il est correctement &eacute;duqu&eacute;, mais il ne doit jamais &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme une &quot;peluche&quot; parce qu&#39;il est petit.</p><p>&nbsp;</p><h3><strong>Une race pr&eacute;dispos&eacute;e &agrave; l&#39;ob&eacute;sit&eacute;</strong></h3><p>Compte tenu de ses origines, il y a un point qui impose une vigilance accrue, c&#39;est son alimentation.</p><p>Le Shetland est une race dite rustique. Son m&eacute;tabolisme s&#39;est d&eacute;velopp&eacute; pendant des si&egrave;cles dans un environnement o&ugrave; les ressources alimentaires &eacute;taient limit&eacute;es. Son organisme se montre donc particuli&egrave;rement efficace pour valoriser l&#39;&eacute;nergie contenue dans les fourrages.</p><p>Aujourd&#39;hui, cette capacit&eacute; devient un inconv&eacute;nient lorsque ces poneys vivent dans des prairies riches, comme c&#39;est souvent le cas en France. Une herbe abondante, notamment au printemps et &agrave; l&#39;automne, peut rapidement entra&icirc;ner une prise de poids importante, m&ecirc;me sans distribution de concentr&eacute;s.</p><p>Rappelons que l&#39;ob&eacute;sit&eacute; chez les &eacute;quid&eacute;s est un v&eacute;ritable facteur de risque de plusieurs maladies, en particulier la fourbure et le syndrome m&eacute;tabolique &eacute;quin.</p><p>Il est fortement recommand&eacute; de surveiller r&eacute;guli&egrave;rement l&#39;&eacute;tat corporel du Shetland, notamment au niveau de l&#39;encolure, des &eacute;paules, des c&ocirc;tes et de la base de la queue. Une encolure qui s&rsquo;&eacute;paissie ou des d&eacute;p&ocirc;ts graisseux localis&eacute;s sont le signal qu&rsquo;il faut revoir rapidement la gestion de son alimentation.</p><h3><strong>Le syndrome m&eacute;tabolique &eacute;quin chez les poneys rustiques</strong></h3><p>Le <strong>syndrome m&eacute;tabolique &eacute;quin (SME)</strong> est une maladie endocrinienne qui touche plus particuli&egrave;rement les races rustiques, dont le poney Shetland.</p><p>Il se caract&eacute;rise notamment par une r&eacute;sistance &agrave; l&#39;insuline, souvent associ&eacute;e &agrave; une surcharge graisseuse. Cette anomalie favorise les crises de fourbure.</p><p>Bien s&ucirc;r, tous les poneys en surpoids ne sont pas atteints de SME, mais l&#39;ob&eacute;sit&eacute; augmente nettement le risque. &Agrave; l&#39;inverse, certains individus peuvent pr&eacute;senter un syndrome m&eacute;tabolique avant m&ecirc;me de devenir ob&egrave;se ou tr&egrave;s gras.</p><p>Le diagnostic de SME repose sur un examen clinique et des analyses sanguines r&eacute;alis&eacute;es par le v&eacute;t&eacute;rinaire.</p><p>La prise en charge associe g&eacute;n&eacute;ralement plusieurs mesures :</p><ul>	<li>une alimentation pauvre en sucres et en amidon&nbsp;</li>	<li>une limitation de l&#39;acc&egrave;s &agrave; une herbe tr&egrave;s riche lorsque cela est n&eacute;cessaire</li>	<li>une perte de poids progressive&nbsp;</li>	<li>une activit&eacute; physique adapt&eacute;e lorsque l&#39;&eacute;tat du poney le permet</li></ul><p>La pr&eacute;vention reste le meilleur moyen de limiter l&#39;apparition de cette maladie gr&acirc;ce &agrave; une gestion rigoureuse de l&#39;alimentation et du poids du poney.</p><p>&nbsp;</p><p><img alt="" src="https://hipassur.com/images/0928365001784188730.jpg" style="height: 338px; width: 600px;" /></p><p><em>Le poney Shetland est sujet au syndrome m&eacute;tabolique &eacute;quin et &agrave; la fourbure. Cr&eacute;dit photo @ Katalyn Varga</em></p><h3><strong>La fourbure chez le Shetland</strong></h3><p>Malheureusement, le Shetland est particuli&egrave;rement sujet &agrave; <a href="https://hipassur.com/fr/1/36/168/La-fourbure-chez-les-chevaux.html">la fourbure</a> en raison de son m&eacute;tabolisme.</p><p>Les premiers signes doivent toujours conduire &agrave; contacter rapidement un v&eacute;t&eacute;rinaire :</p><ul>	<li>une d&eacute;marche raide ou h&eacute;sitante</li>	<li>un refus de se d&eacute;placer&nbsp;</li>	<li>une posture caract&eacute;ristique avec les ant&eacute;rieurs tendus vers l&#39;avant afin de soulager la douleur</li>	<li>des sabots anormalement chauds</li>	<li>un pouls digit&eacute; plus marqu&eacute; que d&#39;habitude</li></ul><p><strong>En attendant le v&eacute;t&eacute;rinaire</strong>, il est conseill&eacute; de mettre les pieds du poney dans de l&rsquo;eau tr&egrave;s froide (rivi&egrave;re ou seau de gla&ccedil;ons) de l&rsquo;installer sur un sol mou et confortable (sable ou copeaux de bois). Bien &eacute;videmment, il faut le sortir imm&eacute;diatement de la p&acirc;ture, ne pas lui donner de c&eacute;r&eacute;ales, pommes, carottes.</p><p>Cot&eacute; alimentation, il peut manger du foin en quantit&eacute; tr&egrave;s raisonnable. Le foin sera tremp&eacute; 1h dans de l&rsquo;eau pour permettre l&rsquo;&eacute;vacuation d&rsquo;un maximum de sucres solubles.</p><p>La rapidit&eacute; de la prise en charge v&eacute;t&eacute;rinaire d&rsquo;une crise de fourbure permet d&rsquo;am&eacute;liore le pronostic de l&rsquo;&eacute;quid&eacute;.</p><p>Chez les races rustiques comme le Shetland, la pr&eacute;vention passe principalement par le maintien d&#39;un poids adapt&eacute;, une gestion raisonn&eacute;e de la mise &agrave; l&#39;herbe et un suivi r&eacute;gulier avec le v&eacute;t&eacute;rinaire et le mar&eacute;chal-ferrant.</p><h3><strong>Faut-il limiter l&#39;acc&egrave;s &agrave; l&#39;herbe ?</strong></h3><p>C&rsquo;est une question qui revient tr&egrave;s souvent chez les propri&eacute;taires de Shetlands.</p><p>La r&eacute;ponse d&eacute;pend de plusieurs facteurs qui sont&nbsp;: &nbsp;l&#39;&eacute;tat corporel du poney, son &acirc;ge, son niveau d&#39;activit&eacute;, la richesse de sa p&acirc;ture et l&#39;existence ou non de facteurs de risque m&eacute;taboliques.</p><p>Chez un Shetland en surpoids ou qui pr&eacute;sentent un syndrome m&eacute;tabolique &eacute;quin, le v&eacute;t&eacute;rinaire peut recommander de limiter le temps de p&acirc;turage, d&#39;utiliser un panier de p&acirc;turage ou de privil&eacute;gier des paddocks moins riches.</p><p>L&#39;objectif n&#39;est pas de priver le poney d&#39;herbe, mais de contr&ocirc;ler ses apports &eacute;nerg&eacute;tiques tout en pr&eacute;servant son bien-&ecirc;tre et ses besoins comportementaux.</p><p>Attention, toute modification dans son r&eacute;gime alimentaire doit toujours &ecirc;tre progressive pour lui &eacute;viter des troubles digestifs.</p><p>&nbsp;</p><h3><strong>Un poney tr&egrave;s malin</strong></h3><p>Le Shetland est reconnu pour son intelligence et sa capacit&eacute; &agrave; s&#39;adapter &agrave; son environnement, c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ce qui fait en partie son succ&egrave;s.</p><p>Cette curiosit&eacute; lui vaut parfois une r&eacute;putation de &quot;roi de l&#39;&eacute;vasion&quot;. De nombreux propri&eacute;taires rapportent que leur poney trouve facilement les failles d&#39;une cl&ocirc;ture ou profite d&#39;un portail mal referm&eacute; pour aller explorer les alentours. Certains apprennent tr&egrave;s vite &agrave; ouvrir les portes, portails et toutes sortes d&rsquo;ouvertures.</p><p>Sa petite taille constitue un avantage dans ce type de situation : des fils &eacute;lectriques install&eacute;s &agrave; la hauteur de chevaux de selle peuvent laisser un espace suffisant pour qu&#39;il passe en dessous.</p><p>Par ailleurs, certains &eacute;leveurs et propri&eacute;taires observent que l&#39;&eacute;paisseur du pelage d&rsquo;hiver semble parfois diminuer l&#39;efficacit&eacute; du contact avec le fil &eacute;lectrique.</p><p>Quoi qu&#39;il en soit, une cl&ocirc;ture adapt&eacute;e &agrave; la taille du Shetland est indispensable pour le garder en s&eacute;curit&eacute;. Elle doit &ecirc;tre correctement entretenue et d&eacute;livrer une tension suffisante pour limiter les risques de fugue et ses cons&eacute;quences parfois dramatiques.</p><p>&nbsp;</p><h3><strong>Id&eacute;es re&ccedil;ues sur le poney Shetland</strong></h3><ul>	<li><strong>&laquo;&nbsp;C&#39;est un poney qui ne demande presque aucun entretien. &raquo;&nbsp;:</strong> &nbsp;<strong>Faux</strong>, sa rusticit&eacute; lui permet de bien r&eacute;sister aux conditions climatiques, mais il a besoin des m&ecirc;mes soins de base que n&#39;importe quel &eacute;quid&eacute; : suivi v&eacute;t&eacute;rinaire, vaccination, entretien des pieds, surveillance dentaire, gestion des parasites et contr&ocirc;le de son alimentation.</li>	<li><strong>&laquo; Plus il est rond, plus il est en bonne sant&eacute;. &raquo;&nbsp;</strong>:<strong> Faux</strong>, chez le Shetland, un exc&egrave;s de poids est un v&eacute;ritable facteur de risque. L&#39;ob&eacute;sit&eacute; favorise notamment le syndrome m&eacute;tabolique &eacute;quin et la fourbure.</li>	<li><strong>&laquo; Comme il est petit, il peut vivre dans un tout petit espace. &raquo;</strong>&nbsp;: <strong>Faux</strong>, le Shetland reste un &eacute;quid&eacute; qui a besoin de marcher, de brouter, d&#39;interagir avec ses cong&eacute;n&egrave;res et d&#39;exprimer ses comportements naturels. Sa petite taille ne r&eacute;duit pas ses besoins fondamentaux.</li>	<li><strong>&laquo; Les Shetlands sont t&ecirc;tus. &raquo;&nbsp;</strong>: <strong>Pas forc&eacute;ment</strong>, les sp&eacute;cialistes du comportement &eacute;quin rappellent qu&#39;un cheval ou un poney n&#39;agit pas par esprit de contradiction. Les comportements jug&eacute;s &laquo; t&ecirc;tus &raquo; sont le plus souvent la cons&eacute;quence d&rsquo;un apprentissage inadapt&eacute;, d&rsquo;une incompr&eacute;hension, d&rsquo;une motivation diff&eacute;rente&hellip; Le Shetland est surtout reconnu pour son intelligence et sa grande capacit&eacute; d&#39;adaptation.</li></ul><h3><strong>FAQ</strong></h3><ul>	<li><strong>Quelle est la taille d&#39;un poney Shetland ?</strong> Selon le standard de la race, un Shetland mesure <strong>au maximum 107 cm au garrot</strong>.</li>	<li><strong>Quelle est l&#39;esp&eacute;rance de vie d&#39;un Shetland ?</strong> Gr&acirc;ce &agrave; sa rusticit&eacute; et &agrave; sa petite taille, le Shetland b&eacute;n&eacute;ficie souvent d&#39;une longue esp&eacute;rance de vie. Il n&#39;est pas rare qu&#39;il d&eacute;passe <strong>30 ans</strong> lorsqu&#39;il est correctement entretenu et bien suivi sur le plan sanitaire.</li>	<li><strong>Pourquoi le Shetland grossit-il facilement ?</strong> Son m&eacute;tabolisme est adapt&eacute; &agrave; des p&acirc;turages pauvres. Dans des prairies riches, il valorise tr&egrave;s efficacement les nutriments, ce qui favorise une prise de poids rapide si son alimentation n&#39;est pas contr&ocirc;l&eacute;e.</li>	<li><strong>Le Shetland est-il plus sensible &agrave; la fourbure ?</strong> Oui, car comme d&#39;autres races rustiques, il pr&eacute;sente une pr&eacute;disposition au syndrome m&eacute;tabolique &eacute;quin, qui est un facteur de risque majeur de fourbure. Une surveillance r&eacute;guli&egrave;re de son poids est donc essentielle.</li>	<li><strong>Les Shetlands passent-ils vraiment sous les cl&ocirc;tures &eacute;lectriques ?</strong> De nombreux propri&eacute;taires le constatent. Leur petite taille leur permet parfois de passer sous des fils install&eacute;s pour des chevaux plus grands. Certains &eacute;leveurs &eacute;voquent &eacute;galement le r&ocirc;le de leur &eacute;pais pelage hivernal dans la diminution du contact avec le fil &eacute;lectrique. Une cl&ocirc;ture adapt&eacute;e &agrave; leur taille et correctement entretenue reste la meilleure pr&eacute;vention.</li>	<li><strong>Le Shetland convient-il uniquement aux enfants ?</strong> Non et ce m&ecirc;me s&#39;il est largement utilis&eacute; pour l&#39;initiation &agrave; l&#39;&eacute;quitation. Le Shetland pratique aussi l&#39;attelage, les concours d&#39;&eacute;levage et peut participer &agrave; des activit&eacute;s de m&eacute;diation animale son temp&eacute;rament est adapt&eacute;.</li></ul><p>&nbsp;</p><h3><strong>Pourquoi assurer un poney Shetland ?</strong></h3><p>Souvent consid&eacute;r&eacute; comme un poney de loisir et de surcroit rustique, le Shetland n&#39;est pas &agrave; l&#39;abri d&#39;un accident ou d&#39;une maladie.</p><p>Comme tout &eacute;quid&eacute;, il peut &ecirc;tre &agrave; l&#39;origine de dommages mat&eacute;riels ou corporels s&#39;il s&#39;&eacute;chappe de son pr&eacute;, provoque un accident de la circulation ou blesse involontairement une personne.</p><p>Une assurance sant&eacute; cheval permet aussi de faire face &agrave; des d&eacute;penses v&eacute;t&eacute;rinaires comme une colique, une piroplasmose ou encore une fracture.</p><p>Chez Hipassur nous savons que la taille d&rsquo;un &eacute;quid&eacute; ne d&eacute;finit pas sa valeur sentimentale et que les poneys m&eacute;ritent les m&ecirc;mes soins et la m&ecirc;me prise en charge v&eacute;t&eacute;rinaires que les chevaux. A ce titre, nous proposons des <a href="https://hipassur.com/fr/1/43/assurance-poney.html">contrats d&rsquo;assurance poney</a> pour prot&eacute;ger votre petit compagnon et lui permettre d&rsquo;&ecirc;tre soign&eacute; dans les meilleures conditions.<br />{BLOC@bloc_devis-0}<br />{BLOC@devis_asscheval-0}</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p>]]></description></item><item rdf:about="https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=205" > <title>Protéger son écurie d’un incendie</title> <link>https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=205</link><dc:date>2026-07-02</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<h2><strong>Prot&eacute;ger son &eacute;curie d&rsquo;un incendie</strong></h2><p>&nbsp;</p><p><strong>Lorsqu&rsquo;on est propri&eacute;taire d&rsquo;une &eacute;curie, on esp&egrave;re ne jamais devoir faire face &agrave; un incendie</strong>. Pourtant, lorsqu&#39;un feu se d&eacute;clare dans un b&acirc;timent qui accueille des chevaux, les cons&eacute;quences sont souvent dramatiques. Les flammes peuvent se propager &agrave; grande vitesse en raison de la pr&eacute;sence de foin, de paille ou de copeaux. Tandis que les chevaux sont paniqu&eacute;s et ne peuvent &eacute;vacuer seuls leurs boxes ou stabulations.</p><p>Si le risque z&eacute;ro n&#39;existe pas, de nombreux incendies pourraient &ecirc;tre &eacute;vit&eacute;s gr&acirc;ce &agrave; quelques mesures de pr&eacute;vention simples. <strong>Les &eacute;pisodes de canicule</strong>, de plus en plus fr&eacute;quents, rappellent &eacute;galement que les fortes chaleurs peuvent favoriser le d&eacute;clenchement et surtout la propagation d&#39;un incendie, ce qui rend la vigilance encore plus importante durant l&#39;&eacute;t&eacute;.</p><p><strong>&nbsp;Il est pr&eacute;f&eacute;rable d&rsquo;agir en amont que devoir faire face &agrave; un incendie aux cons&eacute;quences humaines, animales et financi&egrave;res lourdes et parfois irr&eacute;versibles.</strong></p><h3><strong>Pourquoi les incendies sont-ils si dangereux dans une &eacute;curie ?</strong></h3><p>Une &eacute;curie r&eacute;unit plusieurs &eacute;l&eacute;ments qui favorisent le d&eacute;veloppement puis la propagation d&#39;un incendie. Les liti&egrave;res, le fourrage, les b&acirc;timents en bois ou encore certains produits d&#39;entretien sont des mat&eacute;riaux combustibles. Une fois que le feu est d&eacute;clar&eacute;, il peut gagner l&#39;ensemble du b&acirc;timent en seulement quelques minutes.</p><p>Les chevaux repr&eacute;sentent aussi une difficult&eacute; suppl&eacute;mentaire. Face &agrave; la fum&eacute;e, aux flammes ou au bruit, ils sont pris de panique, refusent de sortir de leur box ou deviennent difficiles &agrave; manipuler. C&#39;est la raison pour laquelle la rapidit&eacute; d&#39;intervention est indispensable.</p><p>Un incendie d&eacute;truit le b&acirc;timent mais aussi le mat&eacute;riel, les stocks de fourrage, les v&eacute;hicules agricoles ou les installations &eacute;lectriques et entra&icirc;ne des pertes financi&egrave;res consid&eacute;rables.</p><p>&nbsp;</p><h3><strong>Quelles sont les principales causes d&#39;incendie dans une &eacute;curie ?</strong></h3><p>Contrairement aux id&eacute;es re&ccedil;ues, les incendies ne sont pas uniquement provoqu&eacute;s par la foudre ou un acte de malveillance. Dans de nombreux cas, ils trouvent leur origine dans des situations du quotidien.</p><ol>	<li><strong>Une installation &eacute;lectrique d&eacute;fectueuse </strong>Les probl&egrave;mes &eacute;lectriques sont parmi les causes les plus fr&eacute;quentes. Une prise endommag&eacute;e, un c&acirc;ble us&eacute;, un tableau &eacute;lectrique vieillissant ou un appareil d&eacute;fectueux peuvent provoquer un court-circuit et d&eacute;clencher un d&eacute;part de feu. L&#39;humidit&eacute;, la poussi&egrave;re et les rongeurs acc&eacute;l&egrave;rent &eacute;galement la d&eacute;gradation des installations &eacute;lectriques dans les b&acirc;timents agricoles et &eacute;questres.&nbsp;</li></ol><ol>	<li value="2"><strong>Le stockage du foin et de la paille&nbsp;: </strong>Le foin et la paille sont de v&eacute;ritables combustibles. Lorsqu&#39;ils sont stock&eacute;s en grande quantit&eacute; &agrave; proximit&eacute; des boxes, ils favorisent une propagation extr&ecirc;mement rapide des flammes. Il est &eacute;galement tr&egrave;s important de ne rentrer que du foin parfaitement sec. En effet, un fourrage encore humide peut fermenter et d&eacute;gager de la chaleur. Bien que ce ph&eacute;nom&egrave;ne reste rare, il peut, dans certaines situations, &ecirc;tre &agrave; l&#39;origine d&#39;un d&eacute;part de feu. <strong>Lors des &eacute;pisodes de canicule, lorsque les temp&eacute;ratures sont particuli&egrave;rement &eacute;lev&eacute;es, cette vigilance est encore plus importante.</strong>&nbsp;</li></ol><p>&nbsp;</p><p><img alt="ASSURANCE INCENDIE CHEVAUX" src="https://hipassur.com/images/0545185001782978252.jpg" style="height: 400px; width: 600px;" /></p><p><em>Le foin doit toujours &ecirc;tre stock&eacute; lorsqu&rsquo;il est bien sec pour &eacute;viter le risque de fermentations responsable d&#39;incendie. Cr&eacute;dit photo Windy Starners pour Unsplash</em></p><p>&nbsp;</p><ol>	<li value="3"><strong>Les imprudences du quotidien&nbsp;: </strong>Un appareil &eacute;lectrique oubli&eacute; sous tension, une cigarette mal &eacute;teinte, un barbecue install&eacute; trop pr&egrave;s des b&acirc;timents ou encore une intervention de bricolage r&eacute;alis&eacute;e sans pr&eacute;caution peuvent suffire &agrave; d&eacute;clencher un incendie.</li></ol><p>Ces situations loin d&rsquo;&ecirc;tre anodines, sont &agrave; l&#39;origine chaque ann&eacute;e de nombreux sinistres.</p><h3><strong>Comment limiter le risque d&#39;incendie dans une &eacute;curie ?</strong></h3><p><strong>La pr&eacute;vention n&rsquo;est pas une option</strong> dans le risque d&rsquo;incendie au sein d&rsquo;une structure &eacute;questre. Elle repose avant tout sur des gestes simples, faciles &agrave; mettre en place et peu co&ucirc;teux.</p><p>La priorit&eacute; consiste &agrave; maintenir l&#39;installation &eacute;lectrique en bon &eacute;tat d&rsquo;usage. Faire contr&ocirc;ler r&eacute;guli&egrave;rement les &eacute;quipements par un professionnel, remplacer les prises ou c&acirc;bles endommag&eacute;s et &eacute;viter les rallonges ou multiprises surcharg&eacute;es permet d&eacute;j&agrave; de r&eacute;duire consid&eacute;rablement les risques.</p><p>Le stockage du fourrage demande une attention particuli&egrave;re. Lorsque cela est possible, il est pr&eacute;f&eacute;rable de conserver les importantes quantit&eacute;s de foin dans un b&acirc;timent distinct de celui qui accueille les chevaux. Cette organisation limite fortement la propagation d&#39;un &eacute;ventuel incendie.</p><p>Enfin, il est recommand&eacute; de maintenir les locaux propres et bien rang&eacute;s. L&#39;accumulation de poussi&egrave;re, de toiles d&#39;araign&eacute;e, de cartons ou d&#39;objets inutiles augmente la quantit&eacute; de combustible disponible en cas de d&eacute;part de feu.</p><h3><strong>Les &eacute;quipements de s&eacute;curit&eacute;</strong></h3><p>M&ecirc;me si la pr&eacute;vention reste la meilleure protection, disposer de quelques &eacute;quipements adapt&eacute;s peut permettre de limiter les cons&eacute;quences d&#39;un d&eacute;part de feu.</p><p>Pour les &eacute;tablissements &eacute;questres qui accueillent du public ou emploient des salari&eacute;s, la r&eacute;glementation impose la mise en place de moyens de lutte contre l&#39;incendie, notamment des extincteurs adapt&eacute;s aux risques pr&eacute;sents.</p><p>M&ecirc;me dans une &eacute;curie priv&eacute;e qui n&#39;est pas soumise &agrave; ces obligations, s&#39;&eacute;quiper d&#39;extincteurs r&eacute;guli&egrave;rement entretenus reste une mesure de pr&eacute;vention fortement recommand&eacute;e. Des extincteurs facilement accessibles et visibles doivent &ecirc;tre install&eacute;s &agrave; diff&eacute;rents points de l&#39;&eacute;curie et entretenus r&eacute;guli&egrave;rement. Ils permettent d&#39;intervenir rapidement sur un d&eacute;part de feu, &agrave; condition bien s&ucirc;r de ne pas mettre en danger.</p><p>L&#39;installation de d&eacute;tecteurs de fum&eacute;e dans les locaux techniques, les selleries ou les espaces de stockage repr&eacute;sente &eacute;galement une aide pr&eacute;cieuse pour donner l&#39;alerte le plus t&ocirc;t possible. Certains syst&egrave;mes peuvent m&ecirc;me envoyer une notification directement sur un t&eacute;l&eacute;phone portable.</p><p>Afin de v&eacute;rifier l&#39;&eacute;tat de son fourrage, il existe des sondes &agrave; fourrage permettant de s&#39;assurer que son fourrage ne pr&eacute;sente aucun risque.</p><p>Les acc&egrave;s aux b&acirc;timents doivent rester d&eacute;gag&eacute;s afin de faciliter l&#39;intervention des secours et l&#39;&eacute;vacuation des chevaux doit &ecirc;tre mise ne place si la situation l&#39;exige.</p><p>&nbsp;</p><h3><strong>Comment r&eacute;agir en cas de d&eacute;part de feu ?</strong></h3><p>En cas d&#39;incendie, chaque minute compte. Le premier r&eacute;flexe consiste &agrave; appeler imm&eacute;diatement les secours en composant le 18 ou le 112, m&ecirc;me si le feu semble encore limit&eacute;.</p><p>Si les conditions le permettent et sans jamais mettre sa propre s&eacute;curit&eacute; en p&eacute;ril, il est ensuite possible d&#39;utiliser un extincteur pour tenter de ma&icirc;triser le d&eacute;part de feu.</p><p>L&#39;&eacute;vacuation des chevaux ne doit &ecirc;tre r&eacute;alis&eacute;e que si elle peut &ecirc;tre faite sans danger. Un cheval affol&eacute; peut devenir impr&eacute;visible et exposer les personnes qui tentent de le secourir. Il est donc essentiel de garder son calme et de suivre les consignes des sapeurs-pompiers d&egrave;s leur arriv&eacute;e.</p><p>&nbsp;</p><h3><strong>Une assurance adapt&eacute;e </strong></h3><p>Malgr&eacute; toutes les pr&eacute;cautions possibles, le risque z&eacute;ro n&#39;existe pas. Un incendie peut entra&icirc;ner la destruction des b&acirc;timents, du mat&eacute;riel, du fourrage, mais &eacute;galement provoquer la blessure ou la perte d&#39;un ou plusieurs chevaux.</p><p>Une assurance adapt&eacute;e aux activit&eacute;s &eacute;questres permet de faire face aux cons&eacute;quences financi&egrave;res d&#39;un sinistre li&eacute; au feu. Selon les garanties souscrites, elle peut couvrir les b&acirc;timents, les &eacute;quipements, la responsabilit&eacute; civile ainsi que certains dommages subis par les chevaux.</p><p>Avant qu&#39;un sinistre ne survienne, il est toujours utile de faire le point sur son contrat afin de v&eacute;rifier que les garanties correspondent r&eacute;ellement aux besoins de son exploitation ou de son &eacute;curie.</p><h3><strong>Id&eacute;es re&ccedil;ues</strong></h3><ul>	<li><strong>&laquo; Les incendies sont toujours d&#39;origine criminelle. &raquo;</strong> Faux, de nombreux incendies sont provoqu&eacute;s par un d&eacute;faut &eacute;lectrique, une imprudence ou un probl&egrave;me li&eacute; au stockage du fourrage.</li>	<li><strong>&laquo; Une petite &eacute;curie est moins expos&eacute;e qu&#39;un grand centre &eacute;questre. &raquo;</strong> Faux, quelle que soit sa taille, une &eacute;curie rassemble les m&ecirc;mes mat&eacute;riaux combustibles et pr&eacute;sente des risques similaires.</li>	<li><strong>&laquo; Si un incendie se d&eacute;clare, j&#39;aurai le temps de sortir tous mes chevaux. &raquo;</strong> Malheureusement, ce n&#39;est pas toujours le cas. La fum&eacute;e et les flammes peuvent se propager tr&egrave;s rapidement et les chevaux, sous l&#39;effet du stress, peuvent refuser de quitter leur box.</li></ul><h3><strong>FAQ</strong></h3><ul>	<li><strong>Quels sont les principaux risques d&#39;incendie dans une &eacute;curie ?&nbsp;</strong>Les installations &eacute;lectriques d&eacute;fectueuses, le stockage du foin et de la paille, ainsi que certaines imprudences du quotidien figurent parmi les causes les plus fr&eacute;quentes.</li>	<li><strong>Peut-on installer des d&eacute;tecteurs de fum&eacute;e dans une &eacute;curie ?</strong> Oui, ils sont particuli&egrave;rement utiles dans les selleries, les locaux techniques ou les espaces de stockage pour &ecirc;tre alert&eacute; le plus rapidement possible en cas de d&eacute;part de feu.</li>	<li><strong>Que faire si un incendie se d&eacute;clare ?</strong> Appelez imm&eacute;diatement les secours, mettez-vous en s&eacute;curit&eacute; et n&#39;utilisez un extincteur que si le feu est encore limit&eacute;</li>	<li><strong>L&#39;assurance couvre-t-elle automatiquement les dommages caus&eacute;s par un incendie ?</strong> Les garanties varient selon les contrats. Il est important de v&eacute;rifier que les b&acirc;timents, le mat&eacute;riel et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, les chevaux b&eacute;n&eacute;ficient d&#39;une couverture adapt&eacute;e.</li></ul><p>Pr&eacute;venir un incendie ne demande pas forc&eacute;ment de lourds investissements.</p><p>Une installation &eacute;lectrique entretenue, un stockage du fourrage r&eacute;fl&eacute;chi, quelques &eacute;quipements de s&eacute;curit&eacute; et de bonnes habitudes au quotidien permettent d&eacute;j&agrave; de r&eacute;duire consid&eacute;rablement les risques. Parce que la s&eacute;curit&eacute; des chevaux et des personnes n&#39;a pas de prix, mieux vaut adopter des mesures de pr&eacute;vention aujourd&#39;hui que devoir faire face aux cons&eacute;quences d&#39;un incendie demain.</p><p>Chez Hipassur, nous accompagnons de nombreux professionnels de structures &eacute;questres pour trouver des <a href="https://hipassur.com/fr/1/8/assurance-ecuries-et-elevages.html" target="_blank">solutions d&rsquo;assurances adapt&eacute;es </a>&agrave; leurs m&eacute;tiers et &agrave; leurs structures.</p>]]></description></item><item rdf:about="https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=204" > <title>Lipomes chez le cheval âgé</title> <link>https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=204</link><dc:date>2026-06-17</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<h2><strong>Lipomes chez le cheval &acirc;g&eacute;</strong></h2><p>&nbsp;</p><p>L&rsquo;esp&eacute;rance de vie des chevaux est sup&eacute;rieure &agrave; celle d&rsquo;il y a quelques dizaines d&rsquo;ann&eacute;es. Une meilleure alimentation, des soins v&eacute;t&eacute;rinaires de plus en plus performants et une meilleure connaissance de leurs besoins permettent &agrave; de nombreux chevaux de profiter d&#39;une retraite active bien au-del&agrave; de vingt ans. Cette long&eacute;vit&eacute; est une tr&egrave;s bonne nouvelle, mais elle s&#39;accompagne aussi de certaines maladies directement li&eacute;es au vieillissement. Parmi elles, les lipomes p&eacute;dicul&eacute;s occupent une place particuli&egrave;re.</p><p><strong>Le mot &laquo; lipome &raquo;</strong> peut &ecirc;tre source d&rsquo;inqui&eacute;tude chez les propri&eacute;taires. Il est r&eacute;guli&egrave;rement associ&eacute; aux coliques graves du cheval &acirc;g&eacute; et aux chirurgies d&#39;urgence. Pourtant, tous les lipomes ne sont pas dangereux et beaucoup de chevaux vivent toute leur vie avec ces petites masses graisseuses sans jamais pr&eacute;senter le moindre sympt&ocirc;me.</p><p>Le vrai danger appara&icirc;t lorsqu&#39;un lipome se d&eacute;veloppe dans l&#39;abdomen du cheval et forme un long p&eacute;dicule capable d&#39;&eacute;trangler une partie de l&#39;intestin. Cette complication est l&#39;une des causes les plus fr&eacute;quentes de coliques par strangulation chez les chevaux seniors. Elle n&eacute;cessite une prise en charge v&eacute;t&eacute;rinaire rapide.</p><p>Les connaissances scientifiques ont &eacute;norm&eacute;ment progress&eacute; ces derni&egrave;res ann&eacute;es. Si le vieillissement reste le principal facteur de risque des lipomes, la science s&#39;int&eacute;resse d&eacute;sormais au r&ocirc;le du m&eacute;tabolisme et de l&#39;&eacute;tat corporel des chevaux dans le d&eacute;veloppement de ces tumeurs b&eacute;nignes. Emp&ecirc;cher totalement leur apparition n&rsquo;est pas possible, mais certaines mesures de pr&eacute;vention sont susceptibles de contribuer &agrave; limiter les facteurs qui favorisent leur apparition.</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><h3><strong>C&rsquo;est quoi un lipome chez le cheval ?</strong></h3><p>Un lipome est une tumeur b&eacute;nigne constitu&eacute;e de cellules graisseuses. Contrairement &agrave; un cancer, il ne produit pas de m&eacute;tastases et ne se propage pas dans l&#39;organisme. Chez le cheval, ces masses peuvent se d&eacute;velopper dans diff&eacute;rents tissus, mais les plus pr&eacute;occupantes sont celles situ&eacute;es dans la cavit&eacute; abdominale.</p><p>Au d&eacute;part, le lipome ressemble &agrave; un petit amas de graisse. Inoffensif au d&eacute;but, au fil des ann&eacute;es, il peut augmenter progressivement de volume et se fixer &agrave; une sorte de tige fibreuse appel&eacute;e p&eacute;dicule. C&rsquo;est cette particularit&eacute; anatomique qui est responsable des complications les plus graves.</p><p>Le lipome p&eacute;dicul&eacute; peut se d&eacute;placer librement dans l&#39;abdomen au gr&eacute; des mouvements naturels des intestins. Pour imager sa pr&eacute;sence, on peut dire qu&rsquo;il est tel un hamac dans le ventre du cheval. Tant qu&#39;il n&#39;interf&egrave;re pas avec le fonctionnement du tube digestif, le cheval ne pr&eacute;sente aucun signe clinique et son propri&eacute;taire ignore sa pr&eacute;sence.</p><p>Le probl&egrave;me survient lorsqu&#39;une portion d&#39;intestin passe &agrave; travers une boucle form&eacute;e par ce p&eacute;dicule. Celui-ci agit alors comme un lien qui se resserre progressivement autour de l&#39;intestin et bloque sa circulation sanguine.</p><p>Il est important de rappeler qu&#39;un lipome reste une tumeur b&eacute;nigne. Ce n&#39;est donc pas sa nature qui est dangereuse, mais bien les cons&eacute;quences m&eacute;caniques qu&#39;il peut entra&icirc;ner dans l&#39;abdomen du cheval.</p><p>&nbsp;</p><h3><strong>Les chevaux &acirc;g&eacute;s davantage concern&eacute;s ?</strong></h3><p>L&#39;&acirc;ge est le principal facteur de risque identifi&eacute; dans les cas de lipomes. Les &eacute;tudes v&eacute;t&eacute;rinaires montrent que les lipomes p&eacute;dicul&eacute;s sont observ&eacute;s en grande majorit&eacute; chez les chevaux de plus de quinze ans. De plus, la fr&eacute;quence leur apparition augmente encore chez les &eacute;quid&eacute;s les plus &acirc;g&eacute;s.</p><p>Cette &eacute;volution s&#39;explique certainement par le fait que leur d&eacute;veloppement prend du temps. Effectivement, les lipomes se d&eacute;veloppent lentement, plusieurs ann&eacute;es sont n&eacute;cessaires pour qu&#39;ils atteignent une taille suffisante et forment un p&eacute;dicule capable de provoquer un &eacute;tranglement intestinal.</p><p>Les poneys et certaines races d&rsquo;&eacute;quid&eacute;s de petit format semblent &ecirc;tre l&eacute;g&egrave;rement plus repr&eacute;sent&eacute;s dans les &eacute;tudes, m&ecirc;me si tous les chevaux peuvent &ecirc;tre concern&eacute;s.</p><p>Ces derni&egrave;res ann&eacute;es, les chercheurs se sont &eacute;galement int&eacute;ress&eacute;s au r&ocirc;le des troubles m&eacute;taboliques. Chez le cheval, le tissu graisseux est aujourd&#39;hui consid&eacute;r&eacute; comme un v&eacute;ritable organe capable de produire diff&eacute;rentes substances impliqu&eacute;es dans le fonctionnement de l&#39;organisme.</p><p>L&#39;ob&eacute;sit&eacute; et le syndrome m&eacute;tabolique &eacute;quin entra&icirc;nent des modifications importantes de ce tissu adipeux. M&ecirc;me si les m&eacute;canismes exacts restent &agrave; pr&eacute;ciser, plusieurs &eacute;tudes sugg&egrave;rent qu&#39;un exc&egrave;s de graisse corporelle pourrait favoriser le d&eacute;veloppement de certaines tumeurs graisseuses, dont les lipomes.</p><p>Toutefois, il serait faux de dire qu&#39;un cheval en surpoids d&eacute;veloppera forc&eacute;ment un lipome ou qu&#39;un cheval mince en sera totalement prot&eacute;g&eacute;. A ce jour, les connaissances ne peuvent pas d&#39;&eacute;tablir encore un lien de cause &agrave; effet direct.</p><p>Cependant, elles rappellent qu&#39;il vaut mieux maintenir un cheval dans un &eacute;tat corporel normal tout au long de sa vie.</p><p>Cette notion est d&#39;autant plus importante que le surpoids constitue d&eacute;j&agrave; un facteur de risque reconnu pour d&#39;autres maladies fr&eacute;quentes du cheval senior. Les &eacute;quid&eacute;s &acirc;g&eacute;s sont plus touch&eacute;s par les maladies m&eacute;taboliques ou encore <a href="https://hipassur.com/fr/1/36/144/La-fourbure-chez-le-cheval.html" target="_blank">la fourbure</a>.</p><p>Maintenir un poids stable gr&acirc;ce &agrave; une alimentation &eacute;quilibr&eacute;e, un acc&egrave;s raisonn&eacute; aux p&acirc;turages riches et &agrave; une activit&eacute; physique adapt&eacute;e participe &agrave; la bonne sant&eacute; g&eacute;n&eacute;rale du cheval qui vieillit. Ces mesures pourraient contribuer &agrave; limiter certains facteurs qui favorisent le d&eacute;veloppement des lipomes.</p><p><img alt="Lipomes chez les chevaux âgés" src="https://hipassur.com/images/0994283001781718054.jpg" style="width: 400px; height: 600px;" /></p><p><em>Le surpoids chez le cheval est suspect&eacute; de favoriser le d&eacute;veloppement des lipomes. Credit photo Amin sur Unsplash</em></p><h3><strong>Lipome et colique</strong></h3><p>L&#39;intestin du cheval est un organe particuli&egrave;rement long et mobile, ce qui qui favorise une bonne digestion. Mais cette particularit&eacute; explique aussi pourquoi certaines anomalies anatomiques peuvent entra&icirc;ner des cons&eacute;quences importantes.</p><p>Lorsqu&#39;un lipome p&eacute;dicul&eacute; se d&eacute;veloppe dans l&#39;abdomen du cheval, il est suspendu &agrave; son p&eacute;dicule et se d&eacute;place librement entre les anses intestinales.</p><p>&Agrave; certains moments, une portion d&#39;intestin peut passer &agrave; travers une boucle form&eacute;e par ce p&eacute;dicule. Sous l&#39;effet des mouvements digestifs, cette boucle se resserre progressivement autour de l&#39;intestin.</p><p>Dans un premier temps, le retour veineux est perturb&eacute; puis l&#39;intestin gonfle, devient douloureux et les premiers signes de coliques font leur apparition.</p><p>Si le ph&eacute;nom&egrave;ne se poursuit, l&#39;arriv&eacute;e du sang art&eacute;riel est &agrave; son tour interrompue. Les intestins ne sont plus suffisamment oxyg&eacute;n&eacute;s et commencent alors &agrave; s&rsquo;abimer.</p><p>Sans une intervention chirurgicale rapide, cette souffrance &eacute;volue vers une n&eacute;crose intestinale, ce qui entra&icirc;ne une p&eacute;ritonite et met en jeu le pronostic vital du cheval.</p><p>Les recherches r&eacute;centes montrent que ce m&eacute;canisme est probablement plus complexe qu&#39;on ne le pensait. En effet, les mouvements naturels des intestins ainsi que certaines modifications anatomiques li&eacute;es au vieillissement pourraient favoriser ces accidents.</p><p>&nbsp;</p><h3><strong>Sympt&ocirc;mes d&#39;un lipome p&eacute;dicul&eacute; ?</strong></h3><p>Le principal probl&egrave;me est qu&#39;il n&#39;existe aucun signe permettant d&#39;identifier avec certitude un lipome avant l&#39;apparition d&#39;une complication.</p><p>En pr&eacute;sence d&rsquo;une strangulation intestinale, le cheval pr&eacute;sente les sympt&ocirc;mes classiques d&#39;<a href="https://hipassur.com/fr/1/36/123/La-colique-chez-le-cheval-tout-savoir.html" target="_blank">une colique</a>.</p><p>Il peut devenir agit&eacute;, regarder ses flancs, gratter le sol, tenter de se coucher ou de se rouler. Certains chevaux transpirent abondamment tandis que d&#39;autres restent &eacute;tonnamment calmes malgr&eacute; une douleur importante.</p><p>Une diminution de l&#39;app&eacute;tit, un arr&ecirc;t de l&#39;&eacute;mission des crottins ou une acc&eacute;l&eacute;ration du rythme cardiaque peuvent &eacute;galement &ecirc;tre observ&eacute;s.</p><p>Chez les chevaux &acirc;g&eacute;s, les premiers sympt&ocirc;mes sont parfois mod&eacute;r&eacute;s retardant la prise en charge, pourtant, les l&eacute;sions intestinales continuent d&#39;&eacute;voluer.</p><p>C&rsquo;est pourquoi il ne faut jamais banaliser les signes de colique chez un vieux cheval, surtout lorsqu&#39;elle persiste malgr&eacute; les premi&egrave;res mesures mises en place ou lorsque l&#39;&eacute;tat g&eacute;n&eacute;ral se d&eacute;grade.</p><p>Plus l&#39;intervention v&eacute;t&eacute;rinaire est rapide, meilleures sont les chances de sauver le cheval.</p><p>D&rsquo;une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, la sant&eacute; du cheval &acirc;g&eacute; est plus fragile. Il est important de savoir <a href="https://hipassur.com/fr/1/36/137/Comment-prendre-soin-du-vieux-cheval.html" target="_blank">comment prendre soin de votre vieux cheval</a> pour lui assurer une belle long&eacute;vit&eacute;.</p><p><img alt="Lipomes du cheval âgé" src="https://hipassur.com/images/0355399001781718044.jpg" style="height: 400px; width: 600px;" /></p><p><em>Les lipomes peuvent avoir comme cons&eacute;quences des coliques d&#39;&eacute;tranglement intestinal. Credit photo Michal Gadeck sur Unsplash</em></p><p>&nbsp;</p><h3><strong>Le diagnostic d&rsquo;un lipome</strong></h3><p>Le diagnostic d&#39;un lipome p&eacute;dicul&eacute; est un v&eacute;ritable d&eacute;fi pour le v&eacute;t&eacute;rinaire. L&#39;examen clinique permet d&#39;&eacute;valuer l&#39;&eacute;tat g&eacute;n&eacute;ral du cheval, sa fr&eacute;quence cardiaque, les bruits digestifs et l&#39;intensit&eacute; de la douleur.</p><p>Le toucher rectal peut mettre en &eacute;vidence une distension intestinale compatible avec une obstruction, mais il permet rarement de sentir directement le lipome.</p><p>L&#39;&eacute;chographie abdominale apporte des informations compl&eacute;mentaires sur les intestins et sur la pr&eacute;sence &eacute;ventuelle de liquide dans l&#39;abdomen.</p><p>Une analyse du liquide p&eacute;riton&eacute;al peut &eacute;galement aider &agrave; &eacute;valuer la souffrance intestinale.</p><p>Malgr&eacute; ces examens, il est souvent impossible d&#39;affirmer avec certitude qu&#39;un lipome est responsable de la colique. Le diagnostic d&eacute;finitif est souvent r&eacute;alis&eacute; lors d&#39;une chirurgie exploratrice, qui permet d&#39;identifier la cause exacte de l&#39;obstruction et d&#39;adapter le traitement.</p><p>&nbsp;</p><h3><strong>Quels traitements ?</strong></h3><p>Lorsqu&#39;un lipome p&eacute;dicul&eacute; provoque un &eacute;tranglement intestinal, il n&#39;existe malheureusement aucun traitement m&eacute;dical capable de r&eacute;soudre le probl&egrave;me. La chirurgie est la seule option qui permet de sauver la vie cheval.</p><p>Une fois le diagnostic suspect&eacute; et l&#39;&eacute;tat du cheval stabilis&eacute;, il est orient&eacute; vers une clinique &eacute;quine o&ugrave; il subira une chirurgie exploratrice. L&#39;objectif est d&#39;identifier l&#39;origine de l&#39;obstruction, de retirer le lipome et de lib&eacute;rer l&#39;intestin &eacute;trangl&eacute;.</p><p>Si la circulation sanguine a pu &ecirc;tre r&eacute;tablie suffisamment t&ocirc;t, l&#39;intestin retrouve une apparence normale et peut &ecirc;tre conserv&eacute;. En revanche, lorsque les l&eacute;sions sont trop importantes, le chirurgien doit retirer la portion intestinale n&eacute;cros&eacute;e avant de reconnecter les segments d&rsquo;intestins sains.</p><p>Ces interventions sont d&eacute;licates et n&eacute;cessitent une prise en charge sp&eacute;cifique. Elles sont &eacute;galement suivies d&#39;une p&eacute;riode d&#39;hospitalisation durant laquelle le cheval est sous traitement antidouleur, avec surveillance rapproch&eacute;e et r&eacute;alimentation progressive.</p><p>La rapidit&eacute; d&#39;intervention joue un r&ocirc;le d&eacute;terminant dans le pronostic. Lorsque la circulation sanguine est interrompue longtemps, les l&eacute;sions intestinales deviennent importantes et les complications post-op&eacute;ratoires augmentent.</p><p>La bonne nouvelle c&rsquo;est que les progr&egrave;s de la chirurgie &eacute;quine et des soins intensifs ont consid&eacute;rablement am&eacute;lior&eacute; les chances de survie des &eacute;quid&eacute;s. Les techniques chirurgicales sont bien mieux ma&icirc;tris&eacute;es et les protocoles de gestion de la douleur ainsi que le suivi post-op&eacute;ratoire sont plus performants.</p><p>Mias comme pour beaucoup d&#39;urgences m&eacute;dicales, le temps reste n&eacute;anmoins un facteur d&eacute;terminant dans le pronostic du cheval. Rappelons aussi, qu&rsquo;une colique quelle que soit son origine, reste une urgence vitale pour le cheval.</p><h3><strong>Peut-on pr&eacute;venir les lipomes chez le cheval ?</strong></h3><p>C&#39;est probablement la question que se posent tous les propri&eacute;taires de chevaux seniors.</p><p>&Agrave; ce jour, rien ne permet de pr&eacute;venir avec certitude l&#39;apparition des lipomes. Le vieillissement est le principal facteur de risque et certains chevaux d&eacute;veloppent ces masses graisseuses malgr&eacute; une excellente hygi&egrave;ne de vie.</p><p>Les recherches les plus r&eacute;centes apportent toutefois un message int&eacute;ressant. Le tissu graisseux n&#39;est plus consid&eacute;r&eacute; comme une simple r&eacute;serve d&#39;&eacute;nergie. On sait qu&rsquo;il participe activement au fonctionnement de l&#39;organisme et produit diff&eacute;rentes substances impliqu&eacute;es dans le m&eacute;tabolisme.</p><p>Chez les chevaux en surpoids ou atteints de syndrome m&eacute;tabolique &eacute;quin, ce fonctionnement peut &ecirc;tre perturb&eacute;. Plusieurs &eacute;tudes sugg&egrave;rent que ces modifications pourraient favoriser le d&eacute;veloppement de certaines tumeurs graisseuses, dont les lipomes.</p><p>M&ecirc;me si ce lien demande encore &agrave; &ecirc;tre confirm&eacute;, il nous rappelle que <a href="https://hipassur.com/fr/1/36/112/L-obesite-chez-le-cheval.html" target="_blank">l&rsquo;ob&eacute;sit&eacute; chez le cheval </a>entra&icirc;ne des r&eacute;percussions parfois inattendues ou sous-estim&eacute;es. Un exc&egrave;s de poids augmente &eacute;galement&nbsp;:</p><ul>	<li>le risque de fourbure,</li>	<li>d&#39;insulinor&eacute;sistance,</li>	<li><a href="https://hipassur.com/fr/1/36/108/L-arthrose-chez-le-cheval.html" target="_blank">de troubles locomoteurs comme l&rsquo;arthrose</a></li>	<li>et peut compliquer la prise en charge de nombreuses maladies li&eacute;es au vieillissement.</li></ul><p>Pr&eacute;server un poids stable gr&acirc;ce &agrave; une alimentation &eacute;quilibr&eacute;e, un acc&egrave;s raisonn&eacute; aux p&acirc;tures et une activit&eacute; physique adapt&eacute;e reste du du bon sens.</p><p>Attention, on a tendance &agrave; penser que chez le cheval senior il faut laisser s&#39;installer un l&eacute;ger embonpoint car il constitue une r&eacute;serve utile pour affronter l&#39;hiver. Pourtant, un &eacute;tat corporel excessif n&#39;apporte pas de b&eacute;n&eacute;fice d&eacute;montr&eacute; et au contraire peut favoriser plusieurs probl&egrave;mes de sant&eacute;.</p><p>M&ecirc;me si cela ne garantit pas l&#39;absence de lipomes, &ecirc;tre attentif au poids de son cheval tout au long de sa vie pr&eacute;serve son capital sant&eacute; et contribue &agrave; limiter certains facteurs favorisant leur d&eacute;veloppement.</p><p>&nbsp;</p><h2><strong>Id&eacute;es re&ccedil;ues sur les lipomes chez le cheval</strong></h2><p><strong>Un lipome est forc&eacute;ment un cancer&nbsp;:</strong> C&#39;est faux, il s&rsquo;agit des tumeurs b&eacute;nignes constitu&eacute;es de tissu graisseux. Leur danger vient essentiellement de leur localisation et des complications qu&#39;ils peuvent provoquer.</p><p><strong>Tous les vieux chevaux auront un lipome&nbsp;: </strong>Faux, le risque augmente avec l&#39;&acirc;ge, mais de nombreux chevaux &acirc;g&eacute;s n&#39;en d&eacute;velopperont jamais.</p><p><strong>Une petite colique ne peut pas &ecirc;tre caus&eacute;e par un lipome&nbsp;:</strong> Faux, certains &eacute;tranglements d&eacute;butent par des sympt&ocirc;mes relativement discrets avant d&#39;&eacute;voluer rapidement vers une urgence chirurgicale.</p><p><strong>Un cheval op&eacute;r&eacute; d&#39;un lipome ne pourra plus avoir une vie normale&nbsp;:</strong> C&#39;est faux, avec une prise en charge rapide, les suites op&eacute;ratoires sont favorables.</p><p><strong>Maintenir un cheval &agrave; son poids id&eacute;al ne sert &agrave; rien contre les lipomes&nbsp;:</strong> C&#39;est faux et m&ecirc;me si aucune &eacute;tude ne d&eacute;montre qu&#39;un poids normal emp&ecirc;che leur apparition, les connaissances actuelles sugg&egrave;rent qu&#39;une bonne gestion du tissu graisseux et des troubles m&eacute;taboliques participe &agrave; pr&eacute;server la sant&eacute; g&eacute;n&eacute;rale du cheval et pourrait limiter certains facteurs de risque.</p><h2><strong>FAQ</strong></h2><ul>	<li>&Agrave; partir de quel &acirc;ge le risque augmente-t-il ? Les lipomes p&eacute;dicul&eacute;s sont principalement observ&eacute;s chez les chevaux de plus de quinze ans et leur fr&eacute;quence augmente avec le vieillissement.</li>	<li>Tous les lipomes provoquent-ils des coliques ? Non. Beaucoup restent totalement silencieux et ne seront jamais responsables de sympt&ocirc;mes.</li>	<li>Peut-on d&eacute;tecter un lipome lors d&#39;une visite v&eacute;t&eacute;rinaire classique ? Dans la majorit&eacute; des cas, non. Les lipomes abdominaux passent souvent inaper&ccedil;us tant qu&#39;ils ne provoquent pas de complications.</li>	<li>Une &eacute;chographie permet-elle toujours de les voir ? Non car leur position dans l&rsquo;abdomen du cheval rend leur visualisation difficile et le diagnostic reste souvent complexe.</li>	<li>Quel est le pronostic apr&egrave;s une chirurgie ? Il d&eacute;pend de nombreux facteurs, notamment de la rapidit&eacute; de prise en charge et de l&#39;&eacute;tat de l&#39;intestin au moment de l&#39;intervention. Les progr&egrave;s de la chirurgie &eacute;quine ont toutefois permis d&#39;am&eacute;liorer significativement les r&eacute;sultats.</li>	<li>Le surpoids favorise-t-il les lipomes ? Les recherches actuelles sugg&egrave;rent une association entre les troubles du m&eacute;tabolisme graisseux et le d&eacute;veloppement des lipomes, mais aucun lien de cause &agrave; effet direct n&#39;a encore &eacute;t&eacute; d&eacute;montr&eacute;. Maintenir un cheval dans un &eacute;tat corporel adapt&eacute; reste cependant recommand&eacute; pour pr&eacute;server sa sant&eacute; globale.</li></ul><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><h3><strong>Un risque &agrave; ne pas n&eacute;gliger</strong></h3><p>Les lipomes p&eacute;dicul&eacute;s repr&eacute;sentent aujourd&#39;hui l&#39;une des principales causes de coliques par &eacute;tranglement chez les chevaux &acirc;g&eacute;s. Bien qu&#39;il s&#39;agisse de tumeurs b&eacute;nignes, leur localisation dans l&#39;abdomen peut transformer une affection silencieuse en une urgence chirurgicale mettant en jeu le pronostic vital du cheval.</p><p>Face &agrave; une colique chez un cheval senior, la rapidit&eacute; de r&eacute;action reste d&eacute;terminante. Tous les &eacute;pisodes douloureux ne sont pas li&eacute;s &agrave; un lipome, tous les lipomes ne provoqueront pas un &eacute;tranglement intestinal, mais reconna&icirc;tre rapidement les signes d&#39;alerte et consulter sans attendre peut faire toute la diff&eacute;rence.</p><p>La bonne sant&eacute; du cheval et sa long&eacute;vit&eacute; passent par le respect de ses besoins physiologiques mais aussi par les soins v&eacute;t&eacute;rinaires tout au long de sa vie. <a href="https://hipassur.com/fr/1/39/assurance-des-frais-veterinaires.html">Une assurance sant&eacute; cheval</a> permet une prise en charge v&eacute;t&eacute;rinaire de qualit&eacute; tant sur le plan des examens que des soins m&eacute;dicaux ou chirurgicaux. Savoir que demain en cas de souci, vous pouvez faire soigner votre cheval dans de bonnes conditions vous permet de rester serein et de profiter de lui pleinement chaque jour qui passe.</p><p>&nbsp;</p><div>{BLOC@bloc_devis-0}</div><div><div>{BLOC@devis_asscheval-0}</div></div>]]></description></item><item rdf:about="https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=203" > <title>Bien nourrir le poulain</title> <link>https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=203</link><dc:date>2026-06-03</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<h2><strong>Bien nourrir le poulain</strong></h2><p>L&#39;alimentation du poulain est bien plus complexe qu&rsquo;elle n&rsquo;y parait. Comprendre ce qui se joue durant cette p&eacute;riode permet d&rsquo;&ecirc;tre plus attentif aux besoins de ce cheval en devenir et d&rsquo;&eacute;viter de commettre des erreurs parfois d&eacute;l&eacute;t&egrave;res a plus ou moins long terme.</p><p>Durant les premi&egrave;res ann&eacute;es de sa vie, le jeune cheval construit l&#39;ensemble des fondations qui vont l&rsquo;accompagner pendant parfois plus d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;ann&eacute;e. Son squelette se d&eacute;veloppe, ses articulations se mettent en place, son syst&egrave;me musculaire se forme progressivement, son syst&egrave;me digestif gagne en maturit&eacute; et son organisme apprend &agrave; fonctionner de mani&egrave;re autonome.</p><p>Cette p&eacute;riode de croissance repr&eacute;sente une belle opportunit&eacute; de construire un futur cheval en pleine sant&eacute;, mais attention, elle est aussi une p&eacute;riode de vuln&eacute;rabilit&eacute;. Une alimentation adapt&eacute;e permet un d&eacute;veloppement harmonieux du poulain, &agrave; l&#39;inverse, les d&eacute;s&eacute;quilibres nutritionnels peuvent entra&icirc;ner des cons&eacute;quences durables qui ne seront parfois visibles que des ann&eacute;es plus tard.</p><p>Les connaissances scientifiques et la nutrition &eacute;quine ont &eacute;norm&eacute;ment &eacute;volu&eacute; et de nos jours les v&eacute;t&eacute;rinaires et nutritionnistes ne cherchent plus &agrave; obtenir une croissance rapide, mais une croissance r&eacute;guli&egrave;re et &eacute;quilibr&eacute;e. L&#39;objectif n&#39;est pas d&#39;avoir un poulain plus grand ou plus lourd que les autres, mais un cheval dont le d&eacute;veloppement osseux, musculaire et articulaire suit un rythme coh&eacute;rent avec ses capacit&eacute;s physiologiques.</p><p>Certaines pathologies locomotrices trouvent leur origine durant la croissance, comprendre les besoins nutritionnels du poulain et du jeune cheval devient alors un v&eacute;ritable enjeu de pr&eacute;vention.</p><h3><strong>Une croissance spectaculaire d&egrave;s les premiers mois</strong></h3><p>Le poulain fait partie des mammif&egrave;res dont la croissance est particuli&egrave;rement rapide.</p><p>&Agrave; la naissance, son poids repr&eacute;sente g&eacute;n&eacute;ralement entre 8 et 12 % du poids de sa m&egrave;re. Pourtant, &agrave; seulement six mois, il peut d&eacute;j&agrave; atteindre pr&egrave;s de la moiti&eacute; de son poids adulte. &Agrave; un an, de nombreux chevaux ont d&eacute;j&agrave; acquis plus de 60 % de leur poids d&eacute;finitif.</p><p>Cette &eacute;volution impressionnante n&eacute;cessite des apports nutritionnels importants. L&#39;organisme doit fabriquer en permanence de nouveaux tissus : os, cartilage, muscles, tendons, ligaments, peau et organes.</p><p>Contrairement &agrave; ce que l&#39;on pourrait penser, la croissance ne suit pas une progression parfaitement r&eacute;guli&egrave;re. Elle s&#39;effectue souvent par phases plus ou moins rapides selon l&#39;&acirc;ge, la saison, la g&eacute;n&eacute;tique et les conditions d&#39;&eacute;levage.</p><p>C&#39;est pour cette raison que les exc&egrave;s comme les carences peuvent devenir probl&eacute;matiques. Une croissance trop rapide peut soumettre les articulations et le squelette &agrave; des contraintes excessives, tandis qu&#39;une croissance insuffisante peut compromettre le d&eacute;veloppement harmonieux du jeune cheval.</p><h3><strong>Tout d&eacute;bute avec le lait maternel</strong></h3><p>Les premiers mois de vie reposent essentiellement sur le lait de la jument. D&egrave;s les premi&egrave;res heures qui suivent la naissance, le poulain consomme le colostrum. Ce premier lait, particuli&egrave;rement riche en anticorps, lui permet d&#39;acqu&eacute;rir une partie de son immunit&eacute; et de se prot&eacute;ger contre de nombreux agents pathog&egrave;nes.</p><p>Par la suite, le lait maternel apporte l&#39;&eacute;nergie, les prot&eacute;ines, les mati&egrave;res grasses, les vitamines et les min&eacute;raux n&eacute;cessaires &agrave; son d&eacute;veloppement.</p><p>M&ecirc;me lorsque la production laiti&egrave;re est importante, le poulain commence rapidement &agrave; s&#39;int&eacute;resser &agrave; l&#39;alimentation solide. D&egrave;s les premi&egrave;res semaines, il observe sa m&egrave;re, explore son environnement et go&ucirc;te progressivement l&#39;herbe, le foin ou les aliments qui lui sont propos&eacute;s.</p><p>Cette phase joue un r&ocirc;le essentiel dans la maturation du syst&egrave;me digestif. Elle pr&eacute;pare &eacute;galement le jeune cheval au sevrage, qui constitue l&#39;une des &eacute;tapes les plus importantes de sa croissance.</p><p>La naissance du poulain est d&rsquo;ailleurs une &eacute;tape tr&egrave;s sensible qui demande de la surveillance et des gestes tr&egrave;s pr&eacute;cis. <a href="https://hipassur.com/fr/1/36/197/Poulinage-chez-la-jument-ne-rien-rater.html" target="_blank">Conna&icirc;tre toutes les phases du poulinage</a> et celle de l&rsquo;accueil du poulain permet d&rsquo;anticiper les difficult&eacute;s et de savoir y r&eacute;pondre en cas d&rsquo;urgence.</p><p>&nbsp;</p><p><img alt="Bien nourrir le poulain" src="https://hipassur.com/images/0677943001780494749.jpg" style="height: 400px; width: 600px;" /></p><p><em>Le lait de la jument apporte tout ce dont le poulain a besoin durant les premiers mois de sa vie. Cr&eacute;dit photo Santiago Lacarta pour Unsplash</em></p><h3><strong>La d&eacute;licate p&eacute;riode du sevrage</strong></h3><p>En &eacute;levage, le sevrage intervient entre 5 et 7 mois. Il est une &eacute;tape majeure dans la vie du poulain.</p><p>Sur le plan &eacute;motionnel, il apprend &agrave; vivre sans sa m&egrave;re. Sur le plan nutritionnel, il doit d&eacute;sormais couvrir l&#39;ensemble de ses besoins gr&acirc;ce &agrave; l&#39;alimentation solide.</p><p>Cette transition est loin d&rsquo;&ecirc;tre anodine. Le stress du sevrage peut parfois s&#39;accompagner d&#39;une baisse d&#39;app&eacute;tit, d&#39;une perte d&#39;&eacute;tat corporel ou d&#39;un ralentissement passager de la croissance.</p><p>Pour limiter ces effets, il est g&eacute;n&eacute;ralement recommand&eacute; de pr&eacute;parer le poulain plusieurs semaines avant le sevrage en lui proposant progressivement une alimentation adapt&eacute;e. Il existe d&rsquo;ailleurs des aliments pour les foals que l&rsquo;on donne &agrave; partir de 3 ou 4 mois qui leur permettent de faire une transition digestive tout en douceur.</p><p>L&#39;objectif est de maintenir une croissance r&eacute;guli&egrave;re sans provoquer de rupture brutale dans ses habitudes alimentaires.</p><h3><strong>Le r&ocirc;le des prot&eacute;ines dans la construction du jeune cheval</strong></h3><p>Chez le poulain, les prot&eacute;ines jouent un r&ocirc;le central dans le d&eacute;veloppement de l&#39;organisme.</p><p>Elles interviennent dans la construction des muscles, des tissus conjonctifs, des organes, de la peau et des sabots. Elles participent &eacute;galement &agrave; de nombreux m&eacute;canismes physiologiques indispensables &agrave; la croissance.</p><p>Cependant, la qualit&eacute; des prot&eacute;ines est tout aussi importante que leur quantit&eacute;.</p><p>Certains acides amin&eacute;s, notamment la lysine, la m&eacute;thionine et la thr&eacute;onine, sont particuli&egrave;rement recherch&eacute;s dans l&#39;alimentation des jeunes chevaux. Ces &eacute;l&eacute;ments sont souvent consid&eacute;r&eacute;s comme les v&eacute;ritables briques de construction de l&#39;organisme.</p><p>Une ration qui n&rsquo;est pas riche en prot&eacute;ines de qualit&eacute; peut limiter la croissance du poulain malgr&eacute; des apports &eacute;nerg&eacute;tiques satisfaisants. <a href="https://hipassur.com/fr/1/36/193/Sous-nutrition-du-poulain-les-consequences.html" target="_blank">La sous-nutrition chez le poulain</a> entra&icirc;ne des cons&eacute;quences tout aussi n&eacute;gatives qu&rsquo;il ne faut pas sous-estimer&nbsp;!</p><p>&Agrave; l&#39;inverse, augmenter de fa&ccedil;on excessive la quantit&eacute; de prot&eacute;ines n&#39;acc&eacute;l&egrave;re pas le d&eacute;veloppement du poulain et n&#39;apporte pas de b&eacute;n&eacute;fice suppl&eacute;mentaire.</p><h3><strong>Calcium et phosphore pour un squelette fort</strong></h3><p>Le d&eacute;veloppement osseux repose en grande partie sur un apport ad&eacute;quat en min&eacute;raux. Le calcium et le phosphore sont deux &eacute;l&eacute;ments qui participent directement &agrave; la min&eacute;ralisation du squelette et &agrave; la solidit&eacute; des os.</p><p>Mais attention, leur simple pr&eacute;sence dans la ration ne suffit pas. L&#39;&eacute;quilibre entre ces deux min&eacute;raux est tout aussi important que leur quantit&eacute;.</p><p>Un d&eacute;s&eacute;quilibre prolong&eacute; peut perturber le d&eacute;veloppement du squelette du jeune cheval et compromettre la qualit&eacute; de la croissance.</p><p>Les besoins en calcium et phosphore sont particuli&egrave;rement importants durant les premi&egrave;res ann&eacute;es de vie du cheval car c&rsquo;est durant cette p&eacute;riode que la formation de son squelette est la plus intense.</p><h3><strong>Les oligo-&eacute;l&eacute;ments, ces petits nutriments essentiels</strong></h3><p>Les oligo-&eacute;l&eacute;ments sont pr&eacute;sents en quantit&eacute;s beaucoup plus faibles que les min&eacute;raux majeurs, mais leur r&ocirc;le est fondamental.</p><p>Le cuivre, le zinc, le mangan&egrave;se ou encore le s&eacute;l&eacute;nium interviennent dans de nombreux m&eacute;canismes li&eacute;s &agrave; la croissance.</p><p>Ils participent notamment &agrave; la formation du cartilage, &agrave; la qualit&eacute; des tissus conjonctifs, &agrave; la solidit&eacute; des os et au fonctionnement du syst&egrave;me immunitaire.</p><p>Parmi eux, on retrouve le cuivre qui est particuli&egrave;rement &eacute;tudi&eacute; chez les poulains. Plusieurs travaux scientifiques ont montr&eacute; qu&#39;une carence pouvait &ecirc;tre associ&eacute;e &agrave; certaines anomalies du d&eacute;veloppement ost&eacute;o-articulaire.</p><p>M&ecirc;me si ces carences ne provoquent pas toujours de signes visibles imm&eacute;diatement, elles peuvent affecter la qualit&eacute; du d&eacute;veloppement du jeune cheval sur le long terme.</p><h3><strong>Attention aux exc&egrave;s d&#39;&eacute;nergie&nbsp;!</strong></h3><p>Lorsqu&#39;un poulain para&icirc;t un peu fin ou plus petit que ses cong&eacute;n&egrave;res, certains propri&eacute;taires sont tent&eacute;s d&#39;augmenter de fa&ccedil;on importantes les apports &eacute;nerg&eacute;tiques afin de stimuler sa croissance. Mais cette strat&eacute;gie n&#39;est pas toujours b&eacute;n&eacute;fique.</p><p>Une croissance trop rapide peut entra&icirc;ner une augmentation du poids corporel plus rapide que le d&eacute;veloppement du squelette. Les articulations et les cartilages se retrouvent alors soumis &agrave; des contraintes importantes alors qu&#39;ils sont encore en phase de d&eacute;veloppement.</p><p>Les v&eacute;t&eacute;rinaires consid&egrave;rent aujourd&#39;hui que les exc&egrave;s &eacute;nerg&eacute;tiques constituent l&#39;un des facteurs qui peut favoriser certains troubles ost&eacute;o-articulaires du d&eacute;veloppement.</p><p>L&#39;objectif doit rester le soutient de la croissance sans chercher &agrave; l&#39;acc&eacute;l&eacute;rer artificiellement.</p><h3><strong>L&rsquo;ost&eacute;ochondrose (OCD), une maladie multifactorielle &eacute;troitement li&eacute;e &agrave; la croissance</strong></h3><p>L&#39;ost&eacute;ochondrose fait partie des affections les plus surveill&eacute;es chez les jeunes chevaux.</p><p>Cette maladie appara&icirc;t lorsque certaines zones du cartilage ne se transforment pas correctement en os durant la croissance. Dans certaines situations, un fragment ost&eacute;o-cartilagineux peut se d&eacute;tacher &agrave; l&#39;int&eacute;rieur d&#39;une articulation. On parle alors d&#39;OCD.</p><p>Les l&eacute;sions peuvent toucher diff&eacute;rentes articulations, notamment les jarrets, les boulets ou les grassets. Certaines peuvent passer totalement inaper&ccedil;ues tandis que d&#39;autres provoquent des gonflements articulaires, une g&ecirc;ne locomotrice ou des boiteries plus marqu&eacute;es.</p><p>Aujourd&#39;hui, les v&eacute;t&eacute;rinaires consid&egrave;rent l&#39;ost&eacute;ochondrose comme une maladie multifactorielle.</p><p>La g&eacute;n&eacute;tique joue un r&ocirc;le important dans l&rsquo;OCD, mais elle n&#39;est pas seule en cause. La vitesse de croissance, l&#39;exercice physique, certains facteurs hormonaux et l&#39;alimentation sont des facteurs qui favorisent son d&eacute;veloppement.</p><p>Plusieurs &eacute;tudes ont notamment mis en &eacute;vidence l&#39;influence d&#39;une croissance trop rapide sur l&#39;apparition de certains troubles ost&eacute;o-articulaires. Des d&eacute;s&eacute;quilibres en min&eacute;raux ou en oligo-&eacute;l&eacute;ments, notamment en cuivre, ont &eacute;galement &eacute;t&eacute; &eacute;tudi&eacute;s pour leur implication potentielle dans le d&eacute;veloppement du cartilage.</p><p>La science s&rsquo;int&eacute;resse d&rsquo;ailleurs aux rations tr&egrave;s riches en amidon. Elles sont susceptibles de provoquer d&#39;importantes variations de glyc&eacute;mie et d&#39;insuline, qui peuvent influencer certains m&eacute;canismes impliqu&eacute;s dans la maturation osseuse et articulaire. On connait &agrave; pr&eacute;sent tr&egrave;s bien <a href="https://hipassur.com/fr/1/36/201/Amidon-et-alimentation-du-cheval.html" target="_blank">certaines cons&eacute;quences de l&rsquo;amidon chez le cheval</a> lorsqu&rsquo;il est donn&eacute; en trop grande quantit&eacute; journali&egrave;re.</p><p>Cette probl&eacute;matique prend d&#39;ailleurs une importance particuli&egrave;re lors de l&#39;achat d&#39;un jeune cheval. De nombreuses l&eacute;sions d&#39;ost&eacute;ochondrose sont d&eacute;couvertes &agrave; l&#39;occasion des radiographies r&eacute;alis&eacute;es lors d&#39;une <a href="https://hipassur.com/fr/1/36/64/La-visite-d-achat-d-un-cheval.html" target="_blank">visite v&eacute;t&eacute;rinaire d&#39;achat</a>, parfois chez des chevaux qui n&#39;ont jamais pr&eacute;sent&eacute; le moindre sympt&ocirc;me.</p><p>Or, ces anomalies trouvent souvent leur origine plusieurs mois, voire plusieurs ann&eacute;es auparavant, durant la p&eacute;riode de croissance. M&ecirc;me si l&#39;alimentation n&#39;est jamais l&#39;unique responsable, une mauvaise gestion nutritionnelle durant les premi&egrave;res ann&eacute;es de vie du cheval peut contribuer &agrave; un statut ost&eacute;o-articulaire pr&eacute;occupant chez le cheval.</p><p>C&rsquo;est une r&eacute;alit&eacute; qui doit rappeler &agrave; quel point les choix fait durant l&#39;&eacute;levage peuvent engendrer des r&eacute;percussions bien au-del&agrave; de la p&eacute;riode de croissance du poulain. Une alimentation adapt&eacute;e ne garantit pas qu&#39;un cheval ne d&eacute;veloppera jamais d&#39;OCD, mais elle permet de limiter plusieurs facteurs de risque identifi&eacute;s par la recherche scientifique.</p><h3><strong>Le fourrage reste la base de l&#39;alimentation</strong></h3><p>M&ecirc;me lorsqu&#39;un poulain ou un jeune cheval re&ccedil;oit des aliments compl&eacute;mentaires, le fourrage doit rester au c&oelig;ur de son alimentation.</p><p>L&#39;herbe et le foin apportent les fibres indispensables au fonctionnement du syst&egrave;me digestif. Ces fibres permettent notamment l&#39;activit&eacute; des micro-organismes pr&eacute;sents dans le gros intestin, qui jouent un r&ocirc;le majeur dans la digestion et l&#39;assimilation des nutriments. <a href="https://hipassur.com/fr/1/36/185/Le-microbiote-du-cheval-au-coeur-de-sa-sante.html" target="_blank">Un bon microbiote </a>chez le cheval permet une bonne assimilation mais aussi un syst&egrave;me digestif fort et en bonne sant&eacute;.</p><p>Il faut rappeler que le cheval est un herbivore dont l&#39;appareil digestif est con&ccedil;u pour consommer des fibres pendant une grande partie de la journ&eacute;e. Cette caract&eacute;ristique existe d&eacute;j&agrave; chez le jeune cheval et ne doit pas &ecirc;tre n&eacute;glig&eacute;e.</p><p>Un fourrage de bonne qualit&eacute; participe &eacute;galement au bien-&ecirc;tre g&eacute;n&eacute;ral de l&#39;animal. Il favorise un comportement alimentaire naturel, limite certaines manifestations de frustration et contribue &agrave; maintenir un bon &eacute;quilibre digestif.</p><h3><strong>Le microbiote intestinal : un acteur essentiel de la sant&eacute; future</strong></h3><p>Depuis quelques ann&eacute;es, les recherches sur le microbiote intestinal se multiplient aussi bien en m&eacute;decine humaine qu&#39;en m&eacute;decine v&eacute;t&eacute;rinaire.</p><p>Chez le cheval, le microbiote correspond &agrave; l&#39;ensemble des bact&eacute;ries, levures et autres micro-organismes pr&eacute;sents dans le tube digestif. Ces populations jouent un r&ocirc;le essentiel dans la digestion des fibres, la production de certains nutriments et le fonctionnement du syst&egrave;me immunitaire.</p><p>Chez le poulain, cette flore digestive se met progressivement en place d&egrave;s les premiers jours de vie. Son d&eacute;veloppement d&eacute;pend notamment de l&#39;environnement, de l&#39;alimentation et de la qualit&eacute; des fourrages consomm&eacute;s.</p><p>Un microbiote &eacute;quilibr&eacute; c&rsquo;est une meilleure valorisation des aliments et une meilleure stabilit&eacute; digestive.</p><p>M&ecirc;me si la recherche continue d&#39;explorer ce domaine, il appara&icirc;t aujourd&#39;hui que la sant&eacute; digestive acquise durant les premi&egrave;res ann&eacute;es est un &eacute;norme b&eacute;n&eacute;fice sur la sant&eacute; g&eacute;n&eacute;rale du cheval tout au long de sa vie.</p><p><a href="https://hipassur.com/fr/1/36/185/Le-microbiote-du-cheval-au-coeur-de-sa-sante.html" target="_blank">Un bon microbiote </a>chez le cheval permet une bonne assimilation mais aussi un syst&egrave;me digestif fort et en bonne sant&eacute;.</p><h3><strong>Des besoins nutritifs qui &eacute;voluent</strong></h3><p>La croissance ne s&#39;arr&ecirc;te pas au sevrage. M&ecirc;me si le rythme de d&eacute;veloppement ralentit progressivement apr&egrave;s la premi&egrave;re ann&eacute;e, le squelette, la musculature et de nombreuses structures internes poursuivent leur maturation pendant plusieurs ann&eacute;es.</p><p>A l&rsquo;&acirc;ge d&#39;environ un an, le cheval est toujours en pleine croissance. Son organisme continue &agrave; produire de l&#39;os, du cartilage et du tissu musculaire. Ses besoins en prot&eacute;ines de qualit&eacute;, en min&eacute;raux et en oligo-&eacute;l&eacute;ments restent importants.</p><p>C&#39;est &eacute;galement une p&eacute;riode o&ugrave; les erreurs nutritionnelles passent parfois inaper&ccedil;ues. Un jeune cheval qui pr&eacute;sente un &eacute;tat corporel satisfaisant n&#39;est pas forc&eacute;ment nourri de la mani&egrave;re qui lui est n&eacute;cessaire. Certaines carences discr&egrave;tes peuvent affecter la qualit&eacute; du d&eacute;veloppement sans provoquer de signes visibles imm&eacute;diatement.</p><p><img alt="Besoins nutritifs  du poulain" src="https://hipassur.com/images/0583172001780494758.jpg" style="height: 400px; width: 600px;" /></p><p><em>Le poulain de 1 an est toujours en pleine croissance, ses besoins nutritionnels sont importants et doivent &ecirc;tre respect&eacute;s pour bien se construire. Cr&eacute;dit photo Will McCulloch pour Unspalsh</em></p><p>Entre deux et trois ans, la croissance se poursuit de fa&ccedil;on plus progressive. Chez certaines races de chevaux de sport ou de grand format, le squelette est encore loin d&#39;avoir atteint sa maturit&eacute; compl&egrave;te.</p><p>Cette p&eacute;riode correspond souvent aux premi&egrave;res &eacute;tapes de valorisation du cheval. D&eacute;bourrage, travail &agrave; pied, sorties en ext&eacute;rieur ou premiers exercices mont&eacute;s augmentent progressivement les sollicitations physiques.</p><p>L&#39;alimentation doit alors accompagner cette &eacute;volution sans entrainer de prise de poids excessive. Un jeune cheval en surpoids subit davantage de contraintes m&eacute;caniques sur ses articulations, tendons et ligaments.</p><p>L&#39;objectif reste de soutenir une croissance harmonieuse tout en respectant les capacit&eacute;s de d&eacute;veloppement de l&#39;organisme.</p><h3><strong>Les cons&eacute;quences d&#39;une alimentation inadapt&eacute;e</strong></h3><p>Les erreurs alimentaires ne produisent pas toujours des effets imm&eacute;diats. Certaines peuvent rester totalement invisibles durant plusieurs mois avant de se r&eacute;v&eacute;ler plus tard sous la forme de probl&egrave;mes locomoteurs, de d&eacute;fauts de d&eacute;veloppement ou de performances limit&eacute;es.</p><p>Parmi les cons&eacute;quences que l&rsquo;on peut associer &agrave; une alimentation d&eacute;s&eacute;quilibr&eacute;e durant la croissance figurent :</p><ul>	<li>les retards de croissance</li>	<li>les d&eacute;s&eacute;quilibres musculaires&nbsp;</li>	<li>certaines anomalies du d&eacute;veloppement osseux</li>	<li>une qualit&eacute; insuffisante du tissu osseux</li>	<li>certains troubles ost&eacute;o-articulaires</li>	<li>une moins bonne r&eacute;sistance aux maladies</li>	<li>des difficult&eacute;s de r&eacute;cup&eacute;ration &agrave; l&#39;effort</li></ul><p>Toutes ces situations ne sont &eacute;videmment pas uniquement li&eacute;es &agrave; l&#39;alimentation, mais celle-ci repr&eacute;sente l&#39;un des facteurs les plus importants sur lesquels il est possible d&#39;agir.</p><h3><strong>Id&eacute;es re&ccedil;ues sur l&#39;alimentation du poulain et du jeune cheval</strong></h3><ul>	<li><strong>Plus un poulain grandit vite, mieux c&#39;est&nbsp;:</strong> C&#39;est faux, une croissance trop rapide peut augmenter les contraintes exerc&eacute;es sur les articulations et le squelette. Les v&eacute;t&eacute;rinaires privil&eacute;gient aujourd&#39;hui une croissance r&eacute;guli&egrave;re et harmonieuse plut&ocirc;t qu&#39;une prise de poids excessive.</li>	<li><strong>Une p&acirc;ture riche couvre toujours tous les besoins&nbsp;:</strong> Pas n&eacute;cessairement car m&ecirc;me lorsque l&#39;herbe est abondante, certains min&eacute;raux ou oligo-&eacute;l&eacute;ments peuvent &ecirc;tre pr&eacute;sents en quantit&eacute;s insuffisantes. La qualit&eacute; nutritionnelle d&#39;une p&acirc;ture varie &eacute;galement selon la saison, les conditions climatiques et la nature des sols.</li>	<li><strong>L&#39;OCD est uniquement g&eacute;n&eacute;tique&nbsp;:</strong> Non, pas uniquement, elle joue un r&ocirc;le important, mais elle n&#39;est pas le seul facteur impliqu&eacute;. L&#39;alimentation, la vitesse de croissance, l&#39;exercice physique et l&#39;environnement participent &eacute;galement au d&eacute;veloppement de cette affection.</li>	<li><strong>Un poulain maigre doit recevoir davantage de c&eacute;r&eacute;ales&nbsp;:</strong> Pas forc&eacute;ment car avant d&#39;augmenter les apports &eacute;nerg&eacute;tiques, il est important d&#39;&eacute;valuer la qualit&eacute; du fourrage, l&#39;&eacute;quilibre de la ration, l&#39;&eacute;tat sanitaire du poulain et son &eacute;ventuelle charge parasitaire.</li>	<li><strong>Les cons&eacute;quences d&#39;une mauvaise alimentation se voient imm&eacute;diatement&nbsp;:</strong> Faux, certaines r&eacute;percussions font leur apparition plusieurs ann&eacute;es apr&egrave;s la p&eacute;riode de croissance, notamment lors du d&eacute;bourrage, de la mise au travail.</li></ul><h3><strong>FAQ</strong></h3><ul>	<li><strong>&Agrave; quel &acirc;ge faut-il compl&eacute;menter un poulain ? </strong>Il n&#39;existe pas de r&eacute;ponse unique. Tout d&eacute;pend de la qualit&eacute; du lait maternel, de la p&acirc;ture, du rythme de croissance et des objectifs d&#39;&eacute;levage. Une &eacute;valuation de chaque individu reste la meilleure approche.</li>	<li><strong>Les c&eacute;r&eacute;ales sont-elles indispensables &agrave; la croissance ? </strong>Non car g&eacute;n&eacute;ralement une bonne base de fourrage associ&eacute;e &agrave; une compl&eacute;mentation adapt&eacute;e permet de couvrir les besoins du jeune cheval sans exc&egrave;s de c&eacute;r&eacute;ales.</li>	<li><strong>Pourquoi le cuivre est-il souvent cit&eacute; dans l&#39;alimentation des poulains ? </strong>Car il intervient dans plusieurs m&eacute;canismes impliqu&eacute;s dans le d&eacute;veloppement du cartilage, des os et des tissus conjonctifs. Il fait partie des oligo-&eacute;l&eacute;ments les plus surveill&eacute;s chez les jeunes chevaux en croissance.</li>	<li><strong>&Agrave; quel &acirc;ge un cheval a-t-il termin&eacute; sa croissance ? </strong>Cela d&eacute;pend de la race et du mod&egrave;le. Si une grande partie de la croissance est r&eacute;alis&eacute;e avant trois ans, certaines structures osseuses continuent &agrave; se d&eacute;velopper jusqu&#39;&agrave; cinq ou six ans chez certains chevaux.</li></ul><p>&nbsp;</p><h3><strong>Investir dans la sant&eacute; du cheval d&egrave;s sa naissance</strong></h3><p>Les premi&egrave;res ann&eacute;es de vie repr&eacute;sentent une p&eacute;riode unique durant laquelle se construisent les fondations de la sant&eacute; future du cheval. Son squelette, ses articulations, sa musculature et son syst&egrave;me digestif se d&eacute;veloppent simultan&eacute;ment, &agrave; un rythme parfois impressionnant.</p><p>M&ecirc;me si la g&eacute;n&eacute;tique influence beaucoup le potentiel de chaque individu, l&#39;alimentation demeure l&#39;un des principaux facteurs sur lesquels propri&eacute;taires et &eacute;leveurs peuvent agir. Une ration &eacute;quilibr&eacute;e, adapt&eacute;e &agrave; l&#39;&acirc;ge et au stade de croissance du jeune cheval, permettent de soutenir son d&eacute;veloppement tout en limitant certains facteurs de risque associ&eacute;s aux troubles locomoteurs et m&eacute;taboliques.</p><p>L&#39;objectif n&#39;est pas de faire grandir un poulain le plus vite possible, mais de lui permettre de devenir un cheval adulte solide, &eacute;quilibr&eacute; et capable d&#39;exprimer pleinement son potentiel. Parce que certaines cons&eacute;quences d&#39;une alimentation inadapt&eacute;e n&#39;apparaissent parfois que plusieurs ann&eacute;es plus tard, investir dans la nutrition du jeune cheval revient souvent &agrave; investir dans sa sant&eacute;, son bien-&ecirc;tre et sa long&eacute;vit&eacute; future.</p><p>Une excellente gestion de l&rsquo;alimentation du cheval tout au long de sa vie, le respect des besoins li&eacute;s &agrave; son esp&egrave;ce et des soins de qualit&eacute; sont les gages d&rsquo;une bonne sant&eacute; du cheval.</p><p>Malgr&eacute; ses bonnes pratiques, les chevaux ne sont pas toujours &agrave; l&rsquo;abris d&rsquo;un accident ou d&rsquo;une maladie. Prendre <a href="https://hipassur.com/fr/1/39/assurance-des-frais-veterinaires.html" target="_blank">une assurance sant&eacute; pour son cheval</a> permet de faire face aux frais v&eacute;t&eacute;rinaires parfois importants et de garder l&rsquo;esprit serein.</p><p>Hipassur propose diff&eacute;rentes formules d&rsquo;assurances sant&eacute; chevaux pour s&rsquo;adapter aux besoins et au budget de chaque propri&eacute;taire de cheval. Notre &eacute;quipe vous &eacute;coute et vous guide vers la formule qui vous correspond.</p><div>{BLOC@bloc_devis-0}</div><div><div>{BLOC@devis_asscheval-0}</div></div><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p>]]></description></item><item rdf:about="https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=202" > <title>Syndrome de Wobbler chez le cheval</title> <link>https://hipassur.com/index.php?c=36&amp;cc=202</link><dc:date>2026-05-20</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<h2><strong>Syndrome de Wobbler chez le cheval </strong></h2><p>&nbsp;</p><p>Votre cheval tr&eacute;buche un peu plus souvent, il manque un appui dans un virage, il para&icirc;t moins stable, moins pr&eacute;cis dans ses mouvements.</p><p>Il y a des moments o&ugrave; l&rsquo;on sent que quelque chose change chez son cheval, sans r&eacute;ussir &agrave; expliquer clairement ce qui se passe. Au d&eacute;but, on cherche des explications simples comme la fatigue, le terrain, un manque de musculature, une g&ecirc;ne ou raideur passag&egrave;re etc. Et puis les semaines passent, les petits signes s&rsquo;accumulent, on prend conscience que quelque chose ne tourne plus rond.</p><p>Chez certains chevaux, ces sympt&ocirc;mes peuvent cacher une affection neurologique s&eacute;rieuse qui s&rsquo;appelle le syndrome de Wobbler.</p><p>Une maladie encore assez m&eacute;connue de nombreux cavaliers, mais qui peut bouleverser profond&eacute;ment le quotidien du cheval comme celui de son propri&eacute;taire.</p><h3><strong>Qu&rsquo;est-ce que le syndrome de Wobbler ?</strong></h3><p>Le terme &ldquo;Wobbler&rdquo; vient de l&rsquo;anglais to wobble, qui signifie vaciller/osciller/chanceler. Il d&eacute;crit assez bien la d&eacute;marche que l&rsquo;on retrouve chez les chevaux atteints, &agrave; savoir&nbsp;: instable, h&eacute;sitante, parfois maladroite.</p><p>Derri&egrave;re le nom de ce syndrome, se cache une atteinte neurologique appel&eacute;e my&eacute;lopathie cervicale compressive. En clair, certaines vert&egrave;bres du cou compriment la moelle &eacute;pini&egrave;re ce qui a pour cons&eacute;quence une moins bonne circulation des informations nerveuses entre le cerveau et les membres du cheval.</p><p>Le cheval sait ce qu&rsquo;il veut faire mais ses membres ne r&eacute;pondent plus correctement.</p><p>Les mouvements deviennent moins pr&eacute;cis, moins fluides. Certains chevaux semblent perdre progressivement leur coordination, parfois de fa&ccedil;on tr&egrave;s discr&egrave;te au d&eacute;part.</p><p>Aujourd&rsquo;hui, le syndrome de Wobbler est consid&eacute;r&eacute; comme l&rsquo;une des maladies neurologiques les plus fr&eacute;quentes chez le cheval.</p><h3><strong>Les chevaux les plus &agrave; risque</strong></h3><p>Le syndrome de Wobbler touche surtout les chevaux de grande taille et &agrave; croissance rapide.</p><p>Les Warmbloods, Pur-sang Anglais ou Quarter Horses sont r&eacute;guli&egrave;rement concern&eacute;s, notamment dans les lign&eacute;es sportives. Certaines &eacute;tudes estiment d&rsquo;ailleurs que le syndrome pourrait toucher jusqu&rsquo;&agrave; 3 % des Pur-sang.</p><p>Les premiers <a href="https://hipassur.com/fr/1/36/200/ataxie-du-cheval.html" target="_blank">sympt&ocirc;mes d&rsquo;ataxie chez le cheval</a> apparaissent souvent entre 6 mois et 4 ans, au moment o&ugrave; il grandit le plus vite.</p><p>Plusieurs facteurs semblent favoriser l&rsquo;apparition de la maladie :</p><ul>	<li>une croissance tr&egrave;s rapide&nbsp;</li>	<li>une alimentation trop riche ou d&eacute;s&eacute;quilibr&eacute;e</li>	<li>certaines pr&eacute;dispositions g&eacute;n&eacute;tiques&nbsp;</li>	<li>des contraintes importantes sur les cervicales.</li></ul><p>Les chevaux de sexe m&acirc;le (entier puis hongre) semblent &eacute;galement davantage touch&eacute;s par le syndrome le Woobler.</p><p>Mais attention, un cheval adulte n&rsquo;est pas totalement &agrave; l&rsquo;abri. Certaines formes apparaissent plus tardivement, notamment chez des chevaux de sport ayant subi beaucoup de contraintes physiques au fil des ann&eacute;es.</p><p><img alt="Qu’est-ce que le syndrome de Wobbler " src="https://hipassur.com/images/0734672001779260525.jpg" style="height: 479px; width: 600px;" /></p><p><em>Les premiers signes du syndrome de Wobbler peuvent apparaitre d&egrave;s l&rsquo;&acirc;ge de 6 mois chez le poulain. Une croissance rapide est un facteur qui favorise ce syndrome. Cr&eacute;dit photo Zuzanna Kozik pour Unsplash</em></p><h3><strong>Des signes parfois tr&egrave;s discrets au d&eacute;but</strong></h3><p>C&rsquo;est ce qui rend le syndrome de Wobbler aussi difficile &agrave; rep&eacute;rer.</p><p>Au d&eacute;part, les sympt&ocirc;mes peuvent sembler anodins. Le cheval tr&eacute;buche un peu plus souvent, surtout des post&eacute;rieurs. Il para&icirc;t moins &agrave; l&rsquo;aise dans ses transitions. Il peut toucher quelques barres alors qu&rsquo;il n&rsquo;en avait pas l&rsquo;habitude.</p><p>Beaucoup de propri&eacute;taires parlent d&rsquo;un cheval &ldquo;bizarre&rdquo;, sans r&eacute;ussir &agrave; expliquer pr&eacute;cis&eacute;ment pourquoi.</p><p>Petit &agrave; petit, les troubles neurologiques deviennent plus visibles.</p><h4>Le cheval peut :</h4><ul>	<li>croiser les post&eacute;rieurs</li>	<li>perdre l&rsquo;&eacute;quilibre dans les virages</li>	<li>avoir du mal &agrave; reculer</li>	<li>se d&eacute;sunir au galop</li>	<li>manquer de coordination&nbsp;</li>	<li>pr&eacute;senter une faiblesse de l&rsquo;arri&egrave;re-main</li></ul><p>Dans les cas les plus avanc&eacute;s, certains chevaux deviennent franchement vacillants et peuvent chuter. Et c&rsquo;est souvent &agrave; ce moment-l&agrave; que les propri&eacute;taires r&eacute;alisent que le probl&egrave;me d&eacute;passe largement une simple maladresse.</p><p>&nbsp;</p><h3><strong>Pourquoi cette maladie inqui&egrave;te autant ?</strong></h3><p>Le syndrome de Wobbler est redout&eacute; pour plusieurs raisons.</p><p>La premi&egrave;re, &eacute;videmment, c&rsquo;est la s&eacute;curit&eacute;.</p><p>En effet, un cheval atteint de troubles neurologiques peut perdre l&rsquo;&eacute;quilibre brutalement ou r&eacute;agir de mani&egrave;re impr&eacute;visible. &Agrave; l&rsquo;obstacle, en ext&eacute;rieur ou m&ecirc;me sur le plat, les risques deviennent rapidement importants pour le cavalier comme pour le cheval.</p><p>Mais il y a aussi toute la dimension &eacute;motionnelle &agrave; prendre en compte. Beaucoup de propri&eacute;taires d&eacute;crivent le sentiment de voir leur cheval &ldquo;s&rsquo;&eacute;teindre&rdquo; progressivement. Le diagnostic peut prendre du temps, les sympt&ocirc;mes &eacute;voluent parfois lentement et l&rsquo;incertitude devient mentalement tr&egrave;s difficile &agrave; g&eacute;rer.</p><p>D&rsquo;autant que plusieurs maladies peuvent provoquer des signes similaires comme la <a href="https://hipassur.com/fr/1/36/171/La-rhinopneumonie-equine.html" target="_blank">rhinopneumonie &eacute;quine </a>ou encore le <a href="https://hipassur.com/fr/1/36/148/Le-Harper-australien-chez-le-cheval.html" target="_blank">harper australien</a>.</p><p>&nbsp;</p><h3><strong>Comment le diagnostic est-il pos&eacute; ?</strong></h3><p>Lorsqu&rsquo;un syndrome de Wobbler est suspect&eacute;, le v&eacute;t&eacute;rinaire commence g&eacute;n&eacute;ralement par un examen neurologique complet.</p><p>Le cheval est observ&eacute; dans diff&eacute;rentes situations : en ligne droite, en cercle, au recul, lors de tests de proprioception etc. Ces examens permettent d&eacute;j&agrave; d&rsquo;&eacute;valuer le degr&eacute; d&rsquo;atteinte neurologique.</p><p>Des radiographies des cervicales sont ensuite r&eacute;alis&eacute;es afin de rechercher d&rsquo;&eacute;ventuelles anomalies vert&eacute;brales.</p><p>Mais l&rsquo;examen de r&eacute;f&eacute;rence reste souvent la my&eacute;lographie. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un examen r&eacute;alis&eacute; sous anesth&eacute;sie g&eacute;n&eacute;rale qui consiste &agrave; injecter un produit de contraste autour de la moelle &eacute;pini&egrave;re afin de visualiser pr&eacute;cis&eacute;ment les zones de compression.</p><p>Dans certains centres sp&eacute;cialis&eacute;s ou cliniques &eacute;quines, le scanner ou l&rsquo;IRM peuvent &eacute;galement &ecirc;tre utilis&eacute;s dans le diagnostic.</p><p><img alt="Les idées reçues sur le syndrome de Wobbler" src="https://hipassur.com/images/0714135001779260532.jpg" style="height: 401px; width: 600px;" /></p><p><em>Lors du diagnostic, le v&eacute;t&eacute;rinaire proc&egrave;de d&rsquo;abord &agrave; l&#39;observation de la locomotion du cheval dans ses d&eacute;placements, en ligne droite, sur un cercle, en virage, au recul&eacute;. Cr&eacute;dit photo Artistic Frames pour Unsplash</em></p><h3><strong>Existe-t-il un traitement ?</strong></h3><p>Tout d&eacute;pend de la gravit&eacute; des l&eacute;sions et du stade auquel la maladie est d&eacute;tect&eacute;e.</p><p>Chez certains jeunes chevaux pr&eacute;sentant des formes mod&eacute;r&eacute;es, une prise en charge conservatrice peut &ecirc;tre tent&eacute;e. L&rsquo;objectif est alors de ralentir l&rsquo;&eacute;volution des l&eacute;sions et de stabiliser l&rsquo;&eacute;tat neurologique.</p><p>Cela passe souvent par :</p><ul>	<li>une adaptation de l&rsquo;alimentation</li>	<li>un contr&ocirc;le de la croissance&nbsp;</li>	<li>du repos&nbsp;</li>	<li>des anti-inflammatoires&nbsp;</li>	<li>une modification du travail</li></ul><p>Lorsque la compression de la moelle &eacute;pini&egrave;re est importante, une chirurgie (arthrod&egrave;se cervicale) peut parfois &ecirc;tre envisag&eacute;e.</p><p>Le principe est de stabiliser certaines vert&egrave;bres cervicales afin de limiter les mouvements responsables de la compression.</p><p>Les r&eacute;sultats sont variables, mais certains chevaux retrouvent une qualit&eacute; de vie satisfaisante, voire une activit&eacute; sportive adapt&eacute;e. La r&eacute;cup&eacute;ration reste toutefois longue et demande beaucoup de patience.</p><p>Notons que certaines cliniques &eacute;quines fran&ccedil;aise et europ&eacute;ennes se sont sp&eacute;cialis&eacute;es dans les interventions de ce syndrome avec de tr&egrave;s bons r&eacute;sultats. La m&eacute;decine et la chirurgie v&eacute;t&eacute;rinaires ont fait d&rsquo;&eacute;normes progr&egrave;s ces derni&egrave;res ann&eacute;es, permettant &agrave; de nombreux chevaux auparavant condamn&eacute;s de pouvoir &ecirc;tre sauv&eacute;s.</p><p>&nbsp;</p><h3><strong>Un pronostic tr&egrave;s variable</strong></h3><p>Le syndrome de Wobbler ne signifie pas automatiquement qu&rsquo;il n&rsquo;y a plus d&rsquo;avenir possible pour le cheval. Mais le pronostic reste r&eacute;serv&eacute; et d&eacute;pend &eacute;norm&eacute;ment de la pr&eacute;cocit&eacute; du diagnostic.</p><p>Plus la maladie est prise en charge t&ocirc;t, plus les chances de stabilisation sont importantes.</p><p>&Agrave; l&rsquo;inverse, un cheval qui pr&eacute;sente d&eacute;j&agrave; des troubles neurologiques marqu&eacute;s aura souvent un avenir sportif compromis.</p><p>Dans certains cas s&eacute;v&egrave;res, la question du bien-&ecirc;tre et de la s&eacute;curit&eacute; peut malheureusement conduire &agrave; envisager l&rsquo;euthanasie du cheval.</p><p>&nbsp;</p><h3><strong>Peut-on pr&eacute;venir le syndrome de Wobbler ?</strong></h3><p>Il n&rsquo;existe pas vraiment de pr&eacute;vention, mais certaines pr&eacute;cautions semblent importantes, surtout chez les jeunes chevaux de grande taille.</p><p>Une croissance trop rapide et des rations trop riches semblent notamment augmenter les risques. Un suivi nutritionnel adapt&eacute;, une surveillance attentive de la croissance et une prise en charge rapide des premiers signes de maladresse restent aujourd&rsquo;hui les meilleures armes disponibles.</p><p>&nbsp;</p><h3><strong>Les id&eacute;es re&ccedil;ues sur le syndrome de Wobbler</strong></h3><p><strong>&ldquo;Un cheval qui tr&eacute;buche &agrave; forc&eacute;ment un probl&egrave;me de pieds ou de dos&rdquo;&nbsp;:</strong> Pas toujours. Certains chevaux atteints du syndrome de Wobbler ont d&rsquo;abord &eacute;t&eacute; pris pour des chevaux simplement mal ferr&eacute;s, raides ou peu muscl&eacute;s.</p><p><strong>&ldquo;Le syndrome de Wobbler touche uniquement les jeunes chevaux&rdquo;&nbsp;:</strong> Les jeunes chevaux sont les plus concern&eacute;s, mais des formes d&eacute;g&eacute;n&eacute;ratives existent aussi chez l&rsquo;adulte.</p><p><strong>&ldquo;Un cheval Wobbler doit forc&eacute;ment &ecirc;tre euthanasi&eacute;&rdquo;&nbsp;:</strong> Non, certains chevaux peuvent &ecirc;tre stabilis&eacute;s et conserver une bonne qualit&eacute; de vie. Tout d&eacute;pend du degr&eacute; d&rsquo;atteinte neurologique et de la rapidit&eacute; de prise en charge.</p><p><strong>&ldquo;Apr&egrave;s une chirurgie, le cheval redevient normal rapidement&rdquo;&nbsp;:</strong> La r&eacute;cup&eacute;ration est g&eacute;n&eacute;ralement longue. Plusieurs mois sont souvent n&eacute;cessaires avant d&rsquo;esp&eacute;rer une am&eacute;lioration stable.</p><p><strong>&ldquo;Le syndrome de Wobbler se voit imm&eacute;diatement&rdquo;&nbsp;:</strong> L&rsquo;un des pi&egrave;ges de cette maladie c&rsquo;est justement que les premiers signes peuvent &ecirc;tre relativement discrets pendant longtemps.</p><p>&nbsp;</p><h3><strong>FAQ&nbsp;: Les questions que se posent souvent les propri&eacute;taires</strong></h3><h4><strong>Le syndrome de Wobbler est-il h&eacute;r&eacute;ditaire ?</strong></h4><p>Une pr&eacute;disposition g&eacute;n&eacute;tique semble exister, m&ecirc;me si les m&eacute;canismes exacts restent encore mal connus aujourd&rsquo;hui.</p><p>&nbsp;</p><h4><strong>Peut-on continuer &agrave; monter un cheval atteint ?</strong></h4><p>Cela d&eacute;pend du degr&eacute; d&rsquo;atteinte neurologique. Dans les formes marqu&eacute;es, monter le cheval peut devenir dangereux.</p><p>&nbsp;</p><h4><strong>Quel est le co&ucirc;t de la prise en charge ?</strong></h4><p>Les co&ucirc;ts peuvent vite devenir importants entre les examens neurologiques, les radiographies, la my&eacute;lographie, l&rsquo;hospitalisation, une chirurgie &eacute;ventuelle, on peut arriver &agrave; un montant de plusieurs milliers d&rsquo;euros.</p><p>&nbsp;</p><h4><strong>Le cheval peut-il retrouver une vie normale ?</strong></h4><p>Certains chevaux retrouvent une bonne qualit&eacute; de vie apr&egrave;s traitement alors que d&rsquo;autres garderont des s&eacute;quelles neurologiques plus ou moins importantes.</p><p>&nbsp;</p><h4><strong>Un cheval adulte peut-il d&eacute;velopper un syndrome de Wobbler ?</strong></h4><p>Oui, m&ecirc;me si les jeunes chevaux sont les plus touch&eacute;s, certaines formes apparaissent chez des chevaux adultes.</p><p>&nbsp;</p><h3><strong>Quand les frais v&eacute;t&eacute;rinaires deviennent difficiles &agrave; anticiper</strong></h3><p>Le syndrome de Wobbler fait partie des pathologies &eacute;quines qui peuvent rapidement entra&icirc;ner des frais v&eacute;t&eacute;rinaires tr&egrave;s lourds.</p><p>Examens neurologiques, imagerie m&eacute;dicale, hospitalisation, chirurgie, suivi post-op&eacute;ratoire et les d&eacute;penses s&rsquo;accumulent parfois en tr&egrave;s peu de temps. Dans ce type de situation, la question financi&egrave;re ne devrait jamais emp&ecirc;cher un propri&eacute;taire de faire soigner correctement son cheval.</p><p>C&rsquo;est dans ces moments qu&rsquo;<a href="https://hipassur.com/fr/1/39/assurance-des-frais-veterinaires.html" target="_blank">une assurance sant&eacute; &eacute;quine</a> fait une r&eacute;elle diff&eacute;rence.</p><p>Attention, cette affection n&#39;est pas syst&eacute;matiquement prise en charge par votre assurance.</p><p>Chez Hipassur, les frais li&eacute;s au syndrome de Wobbler peuvent &ecirc;tre pris en charge sous r&eacute;serve de la souscription de l&rsquo;option d&eacute;di&eacute;e, disponible uniquement de la naissance jusqu&rsquo;aux 18 mois du poulain.&nbsp;</p><p>Nous accompagnons les propri&eacute;taires de chevaux face aux impr&eacute;vus de sant&eacute;, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;accidents, de maladies ou d&rsquo;affections neurologiques. L&rsquo;assurance sant&eacute; chevaux permet d&rsquo;aborder les d&eacute;cisions et les soins v&eacute;t&eacute;rinaires avec davantage de s&eacute;r&eacute;nit&eacute; et de se concentrer pleinement sur le bien-&ecirc;tre de son cheval.</p><div>{BLOC@bloc_devis-0}</div><div><div>{BLOC@devis_asscheval-0}</div></div><p><em>Sources&nbsp;:</em></p><p><em><a href="https://www.markelintl.fr/pdf/Wobbler_Syndrom.pdf" target="_blank">https://www.markelintl.fr/pdf/Wobbler_Syndrom.pdf</a></em></p><p><em><a href="https://www.lepointveterinaire.fr/publications/la-semaine-veterinaire/archives/n-1534/le-syndrome-de-wobbler-chez-le-cheval.html" target="_blank">https://www.lepointveterinaire.fr/publications/la-semaine-veterinaire/archives/n-1534/le-syndrome-de-wobbler-chez-le-cheval.html</a></em></p><p>&nbsp;</p>]]></description></item></rdf:RDF>