Les sarcoïdes chez le cheval

Les sarcoïdes chez le cheval

La sarcoïde est la tumeur la plus répandue chez les équidés. Cette tumeur cutanée, bien que non cancéreuse, se propage rapidement et affecte des zones parfois délicates et très gênantes. Sa localisation, son aspect et son évolution exigent un suivi régulier et un traitement adapté lorsque le vétérinaire le juge nécessaire. C’est parce que les sarcoïdes concernent 1 cheval sur 10 qu’il est important de tout savoir sur eux.

L’origine des sarcoïdes équin :


Nous savons que les sarcoïdes du cheval sont en relation avec le papillomavirus bovin (BPV) de type 1 ou 2. D’ailleurs, ce virus provoque chez les bovins de moins de 2 ans des sortes de verrues qui régressent seules en 1 à 12 mois. 
Il existe également une certaine forme de prédisposition génétique aux sarcoïdes dont le gène impliqué est ELA.

Notons que les races, Appaloosa, Quarter horse et Paint horse seraient les plus affectées alors que les Lipizzans et les Trotteurs semblent moins atteints.

Il est aussi évoqué le rôle des mouches dans la transmission du virus mais des études sont toujours en cours pour déterminer le mode de propagation de ce dernier.

Il existe un lien entre sarcoïdes et plaies/lésions comme des blessures, coupures, etc. Le développement de la sarcoïde peut alors se faire dans les jours qui suivent la plaie durant son processus de cicatrisation ou bien des années plus tard. Ce traumatisme, en raison de sa zone très inflammatoire, pourrait être source de développement tumoral ou une porte d’entrée l’infection au papillomavirus bovin. Nous ne pouvons que vous recommander de savoir gérer les plaies de votre cheval pour limiter le risque qu’il développe une sarcoïde.

Plusieurs études dans lesquelles les sarcoïdes étaient induits de façon expérimentale ont montré qu’un traumatisme était nécessaire à leur développement. Elles ont montré également que les lésions tumorales devenaient plus sévères après un traumatisme (étude de Knottenbelt et al., 2016).  

Des sarcoïdes sous plusieurs formes :


Il n’existe pas une sarcoïde mais plusieurs dont les formes diffèrent et se répartissent en 6 types.

•    La forme occulte qui est la plus bénigne. Elle apparaît de manière lente, sous la forme d’une zone de peau sans poils ou bien de poils de densité, de couleur et de longueur différentes. Elle est généralement de forme ronde ou ovale. Ce type de sarcoïde peut très bien rester stable comme évoluer vers une forme verruqueuse ou fibroblastique.
  sarcoides et les chevaux        
Sarcoïde Occulte source Camille Hamel    


•    La forme verruqueuse se manifeste par une masse cutanée, à surface cornée, sèche et irrégulière. Généralement de taille inférieure à 6 cm, il existe, parfois, des formes diffuses. Des zones sans poils, cornées, parfois ulcérées, peuvent être associées. On retrouve cette forme le plus souvent au niveau de l’aine, du pli axillaire, du tronc et du cou.

 surcoide sur mon cheval
Sarcoïde verruqueux source Camille Hamel
•    La forme nodulaire prend l’aspect d’un gonflement ferme tel une petite boule sous-cutanée. On la retrouve souvent au niveau des paupières, de l’aine ou du prépuce. Cette forme peut ressembler aux mélanomes chez le cheval d’où l’importance de faire établir un diagnostic par le vétérinaire.
 sarcoide des equides
Sarcoïde nodulaire source Camille Hamel

•    La forme fibroblastique se présente par des lésions ulcérées accompagnées d’une exsudation séreuse ou inflammatoire. Cette forme est davantage sujet aux traumatismes, aux hémorragies et aux infections. 
 Sarcoide du cheval    
Sarcoïde fibroblastique source Héraud Elsa

•    La forme mixte que l’on observe dans de nombreux de cas. On la nomme ainsi lorsqu’il n’y a pas de forme prédominante. Cette forme représente probablement un stade de transition entre deux formes. Ils sont localisés plus généralement aux régions axillaires, inguinales et à la tête
 sarcoide chez l'équidé
Sarcoïde mixte localisée au niveau des paupières source Héraud Elsa

•    La forme maligne qui est agressive et invasive localement. La sarcoïde s’étend en profondeur et peut infiltrer les vaisseaux lymphatiques. Elle se présente par de multiples nodules ulcérés dont la taille est généralement comprise entre 2 et 5 cm de diamètre et qui peuvent se fusionner. Cette forme est souvent la conséquence d’une irritation mécanique d’une sarcoïde fibroblastique. On la localise au niveau des épaules, du pli du flanc, et de la face latérale de la tête.

 sarcoide des chevaux
1Sarcoide malin source Knottenbelt et al.,2015

Diagnostic et traitements :


Si vous remarquez une de ces lésions sur votre cheval, vous devez faire intervenir le vétérinaire pour qu’il pose un diagnostic rapidement Si le diagnostic peut être aisé pour certaines formes de sarcoïdes, pour d’autres il est nécessaire de faire une biopsie.

Il existe différents traitements en fonction de la forme, de l’étendue et de la gêne occasionnée au cheval :

  • Observer, surveiller et ne pas y toucher pour les formes plates ou verruqueuses.
  • L’excision chirurgicale simple mais elle entraine des récidives dans les 6 mois chez 50 à 64% des cas. Un meilleur résultat est obtenu en associant l’utilisation locale de Cisplatine.
  • La cryothérapie qui s’avère efficace mais la plaie résiduelle demande jusqu’à 4 mois de cicatrisation.
  • La chirurgie au Laser CO2 offre des résultats efficaces dans un grand nombre de cas avec un post-operatoire relativement confortable pour le cheval.
  • Des molécules (Fluoro-uracile, AW4-LUDES…) ont également été testées avec des résultats et des effets secondaires qui varient en fonction du type de tumeur et leur localisation sur l’équidé.
  • L’immunothérapie à l’aide du BCG est conseillée pour les formes autour des yeux associée à une chirurgie. La réaction inflammatoire entrainée par ce type de traitement est souvent très forte et elle ne doit pas être négligée.
  • L’imiquimod est un médicament sous forme de pommade que l’on applique localement. Elle possède des propriétés antivirales et antitumorales. Il peut dans certains cas être très efficace, de même que les pommades de type XXterra
  • Les vaccinations sont à l'études actuellement

En conclusion : 


Les sarcoïdes font partie des affections cutanées les plus fréquentes chez le cheval. Même si le rôle du papillomavirus bovin est maintenant prouvé, il existe d’autres facteurs qui sont encore à découvrir et étudier. Les traitements sont nombreux et variés et peuvent représenter un coût financier important.

Chez Hipassur, nous sommes conscients que les sarcoïdes peuvent être gênants pour le cheval voir même très embêtants suivant leurs localisations. C’est pour cette raison que nos formules d’assurance santé cheval prennent en charge cette pathologie.

Notre équipe de conseillers est composée de cavaliers et de propriétaires de chevaux, ce qui nous permet de comprendre vos attentes et de savoir y répondre.

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