Tout savoir sur le poney Shetland

Tout savoir sur le poney Shetland

 

Il est petit, mignon et ne manque pas de personnalité, le poney Shetland est très apprécié des enfants comme des parents. Particulièrement présent dans les centres équestres, il accompagne les premiers moments d’équitation de nombreux enfants. Son allure attendrissante, sa crinière abondante et son tempérament vif en font un compagnon idéal, mais il ne faut pas se fier à son apparence ! Le Shetland est avant tout un poney rustique, intelligent et particulièrement résistant.

Hipassur vous fait découvrir les caractéristiques de cette race emblématique, son histoire et les raisons qui expliquent sa grande popularité.

 

Les origines du poney Shetland

Le poney Shetland est originaire des îles Shetland, un archipel situé entre l'Écosse et la Norvège. Les premières traces de petits équidés sur ces îles remontent à plusieurs milliers d'années, mais les origines exactes de la race restent difficiles à établir. Les spécialistes estiment que différents petits chevaux venus d'Europe du Nord se sont progressivement adaptés aux conditions locales.

Pendant des siècles, ces poneys ont vécu dans un environnement particulièrement exigeant. Les hivers sont longs, les vents violents et la végétation peu abondante. Seuls les animaux les plus résistants ont pu survivre et se reproduire, donnant naissance à une race réputée pour sa rusticité. Cette sélection naturelle explique encore aujourd'hui sa robustesse, mais aussi certaines particularités qui nécessitent une excellente gestion, notamment sur le plan alimentaire.

À partir du XIXᵉ siècle, le Shetland est également utilisé dans les mines de charbon britanniques. Sa petite taille lui permet de circuler dans les galeries étroites tout en tractant des wagonnets. Cette utilisation a fortement contribué au développement de la race avant d'être progressivement abandonnée avec la mécanisation des mines.

Aujourd'hui, le Shetland est élevé dans de nombreux pays et fait partie des races de poneys les plus répandues au monde.

Figure 1La rusticité du poney Shetland provient des conditions de vie de son pays d’origine qui est l’Ecosse. Crédit photo Redcharlie pour Unsplash

Les caractéristiques du poney Shetland

Le Shetland est le plus petit des poneys britanniques. Selon le stud-book du poney shetland, sa taille ne doit pas dépasser 107 cm au garrot.

Sa morphologie est caractérisée par :

  • une silhouette compacte
  • une ossature particulièrement solide
  • un dos court
  • des membres robustes
  • une tête expressive aux petites oreilles
  • une crinière, une queue et un pelage très abondants, surtout en hiver

Toutes les robes sont admises, à l'exception des robes tachetées.

Cette morphologie si particulière est la conséquence de son environnement d'origine. Son épais manteau lui permet de résister aux intempéries alors que son organisme ne nécessite pas de gros besoins énergétiques. Cette adaptation a été indispensable dans une région où les ressources alimentaires étaient longtemps limitées.

 

Un poney rustique mais à surveiller

Le Shetland est souvent présenté comme un poney capable de vivre dehors toute l'année et cette réputation est en grande partie justifiée.

Grâce à son épais pelage hivernal et à sa rusticité, il supporte généralement très bien le froid et les intempéries lorsqu'il dispose d'un abri, d'eau propre et d'une alimentation adaptée. Cependant, sa capacité d'adaptation ne signifie pas qu’il peut s’abstenir de soins.

Comme tous les équidés, il doit bénéficier :

  • d'un suivi vétérinaire régulier (vaccination, vermifugation…)
  • d'un parage régulier ou d'une ferrure si nécessaire
  • d’un entretien dentaire
  • d'une surveillance de son état corporel
  • d'une alimentation adaptée à ses besoins et de l’eau propre et fraiche à volonté
  • d'un espace suffisant avec un abri et des congénères.

Même si sa rusticité est un excellent avantage, elle ne remplacera jamais une gestion rigoureuse.

Même s’il est rustique, le poney Shetland nécessite les mêmes soins que les autres équidés. Crédit photo Darius Wiles pour Unsplash

Le premier poney de nombreux enfants

S'il est aujourd'hui aussi populaire, c'est avant tout parce qu'il occupe une place particulière dans les centres équestres.

Sa petite taille permet aux jeunes cavaliers de monter en confiance tout en facilitant les manipulations à pied.

Il est largement utilisé pour :

  • les baptêmes à poney
  • l'initiation à l'équitation
  • les Pony Games
  • les promenades 
  • certaines épreuves de compétition réservées aux plus jeunes cavaliers.

Le Shetland participe également à des activités d'attelage, de loisirs ou de médiation animale lorsque son tempérament et son éducation le permettent.

 

Un caractère bien affirmé

Il est craquant mais son apparence de grosse peluche ne doit pas faire oublier qu'il reste un véritable poney.

Le Shetland est réputé pour son intelligence et sa curiosité. Il apprend très vite, mémorise facilement les situations et sait parfaitement tirer parti des incohérences de son entourage.

Cette vivacité d'esprit explique qu'il est parfois décrit comme "têtu". En réalité, il répond surtout à une éducation qui manque de cohérence. Comme tous les équidés, il a besoin de règles claires, de manipulations respectueuses et d'un cadre adapté.

Son tempérament en fait un excellent partenaire pour les enfants lorsqu'il est correctement éduqué, mais il ne doit jamais être considéré comme une "peluche" parce qu'il est petit.

 

Une race prédisposée à l'obésité

Compte tenu de ses origines, il y a un point qui impose une vigilance accrue, c'est son alimentation.

Le Shetland est une race dite rustique. Son métabolisme s'est développé pendant des siècles dans un environnement où les ressources alimentaires étaient limitées. Son organisme se montre donc particulièrement efficace pour valoriser l'énergie contenue dans les fourrages.

Aujourd'hui, cette capacité devient un inconvénient lorsque ces poneys vivent dans des prairies riches, comme c'est souvent le cas en France. Une herbe abondante, notamment au printemps et à l'automne, peut rapidement entraîner une prise de poids importante, même sans distribution de concentrés.

Rappelons que l'obésité chez les équidés est un véritable facteur de risque de plusieurs maladies, en particulier la fourbure et le syndrome métabolique équin.

Il est fortement recommandé de surveiller régulièrement l'état corporel du Shetland, notamment au niveau de l'encolure, des épaules, des côtes et de la base de la queue. Une encolure qui s’épaissie ou des dépôts graisseux localisés sont le signal qu’il faut revoir rapidement la gestion de son alimentation.

Le syndrome métabolique équin chez les poneys rustiques

Le syndrome métabolique équin (SME) est une maladie endocrinienne qui touche plus particulièrement les races rustiques, dont le poney Shetland.

Il se caractérise notamment par une résistance à l'insuline, souvent associée à une surcharge graisseuse. Cette anomalie favorise les crises de fourbure.

Bien sûr, tous les poneys en surpoids ne sont pas atteints de SME, mais l'obésité augmente nettement le risque. À l'inverse, certains individus peuvent présenter un syndrome métabolique avant même de devenir obèse ou très gras.

Le diagnostic de SME repose sur un examen clinique et des analyses sanguines réalisées par le vétérinaire.

La prise en charge associe généralement plusieurs mesures :

  • une alimentation pauvre en sucres et en amidon 
  • une limitation de l'accès à une herbe très riche lorsque cela est nécessaire
  • une perte de poids progressive 
  • une activité physique adaptée lorsque l'état du poney le permet

La prévention reste le meilleur moyen de limiter l'apparition de cette maladie grâce à une gestion rigoureuse de l'alimentation et du poids du poney.

 

Le poney Shetland est sujet au syndrome métabolique équin et à la fourbure. Crédit photo @ Katalyn Varga

La fourbure chez le Shetland

Malheureusement, le Shetland est particulièrement sujet à la fourbure en raison de son métabolisme.

Les premiers signes doivent toujours conduire à contacter rapidement un vétérinaire :

  • une démarche raide ou hésitante
  • un refus de se déplacer 
  • une posture caractéristique avec les antérieurs tendus vers l'avant afin de soulager la douleur
  • des sabots anormalement chauds
  • un pouls digité plus marqué que d'habitude

En attendant le vétérinaire, il est conseillé de mettre les pieds du poney dans de l’eau très froide (rivière ou seau de glaçons) de l’installer sur un sol mou et confortable (sable ou copeaux de bois). Bien évidemment, il faut le sortir immédiatement de la pâture, ne pas lui donner de céréales, pommes, carottes.

Coté alimentation, il peut manger du foin en quantité très raisonnable. Le foin sera trempé 1h dans de l’eau pour permettre l’évacuation d’un maximum de sucres solubles.

La rapidité de la prise en charge vétérinaire d’une crise de fourbure permet d’améliore le pronostic de l’équidé.

Chez les races rustiques comme le Shetland, la prévention passe principalement par le maintien d'un poids adapté, une gestion raisonnée de la mise à l'herbe et un suivi régulier avec le vétérinaire et le maréchal-ferrant.

Faut-il limiter l'accès à l'herbe ?

C’est une question qui revient très souvent chez les propriétaires de Shetlands.

La réponse dépend de plusieurs facteurs qui sont :  l'état corporel du poney, son âge, son niveau d'activité, la richesse de sa pâture et l'existence ou non de facteurs de risque métaboliques.

Chez un Shetland en surpoids ou qui présentent un syndrome métabolique équin, le vétérinaire peut recommander de limiter le temps de pâturage, d'utiliser un panier de pâturage ou de privilégier des paddocks moins riches.

L'objectif n'est pas de priver le poney d'herbe, mais de contrôler ses apports énergétiques tout en préservant son bien-être et ses besoins comportementaux.

Attention, toute modification dans son régime alimentaire doit toujours être progressive pour lui éviter des troubles digestifs.

 

Un poney très malin

Le Shetland est reconnu pour son intelligence et sa capacité à s'adapter à son environnement, c’est d’ailleurs ce qui fait en partie son succès.

Cette curiosité lui vaut parfois une réputation de "roi de l'évasion". De nombreux propriétaires rapportent que leur poney trouve facilement les failles d'une clôture ou profite d'un portail mal refermé pour aller explorer les alentours. Certains apprennent très vite à ouvrir les portes, portails et toutes sortes d’ouvertures.

Sa petite taille constitue un avantage dans ce type de situation : des fils électriques installés à la hauteur de chevaux de selle peuvent laisser un espace suffisant pour qu'il passe en dessous.

Par ailleurs, certains éleveurs et propriétaires observent que l'épaisseur du pelage d’hiver semble parfois diminuer l'efficacité du contact avec le fil électrique.

Quoi qu'il en soit, une clôture adaptée à la taille du Shetland est indispensable pour le garder en sécurité. Elle doit être correctement entretenue et délivrer une tension suffisante pour limiter les risques de fugue et ses conséquences parfois dramatiques.

 

Idées reçues sur le poney Shetland

  • « C'est un poney qui ne demande presque aucun entretien. » :  Faux, sa rusticité lui permet de bien résister aux conditions climatiques, mais il a besoin des mêmes soins de base que n'importe quel équidé : suivi vétérinaire, vaccination, entretien des pieds, surveillance dentaire, gestion des parasites et contrôle de son alimentation.
  • « Plus il est rond, plus il est en bonne santé. » : Faux, chez le Shetland, un excès de poids est un véritable facteur de risque. L'obésité favorise notamment le syndrome métabolique équin et la fourbure.
  • « Comme il est petit, il peut vivre dans un tout petit espace. » : Faux, le Shetland reste un équidé qui a besoin de marcher, de brouter, d'interagir avec ses congénères et d'exprimer ses comportements naturels. Sa petite taille ne réduit pas ses besoins fondamentaux.
  • « Les Shetlands sont têtus. » : Pas forcément, les spécialistes du comportement équin rappellent qu'un cheval ou un poney n'agit pas par esprit de contradiction. Les comportements jugés « têtus » sont le plus souvent la conséquence d’un apprentissage inadapté, d’une incompréhension, d’une motivation différente… Le Shetland est surtout reconnu pour son intelligence et sa grande capacité d'adaptation.

FAQ

  • Quelle est la taille d'un poney Shetland ? Selon le standard de la race, un Shetland mesure au maximum 107 cm au garrot.
  • Quelle est l'espérance de vie d'un Shetland ? Grâce à sa rusticité et à sa petite taille, le Shetland bénéficie souvent d'une longue espérance de vie. Il n'est pas rare qu'il dépasse 30 ans lorsqu'il est correctement entretenu et bien suivi sur le plan sanitaire.
  • Pourquoi le Shetland grossit-il facilement ? Son métabolisme est adapté à des pâturages pauvres. Dans des prairies riches, il valorise très efficacement les nutriments, ce qui favorise une prise de poids rapide si son alimentation n'est pas contrôlée.
  • Le Shetland est-il plus sensible à la fourbure ? Oui, car comme d'autres races rustiques, il présente une prédisposition au syndrome métabolique équin, qui est un facteur de risque majeur de fourbure. Une surveillance régulière de son poids est donc essentielle.
  • Les Shetlands passent-ils vraiment sous les clôtures électriques ? De nombreux propriétaires le constatent. Leur petite taille leur permet parfois de passer sous des fils installés pour des chevaux plus grands. Certains éleveurs évoquent également le rôle de leur épais pelage hivernal dans la diminution du contact avec le fil électrique. Une clôture adaptée à leur taille et correctement entretenue reste la meilleure prévention.
  • Le Shetland convient-il uniquement aux enfants ? Non et ce même s'il est largement utilisé pour l'initiation à l'équitation. Le Shetland pratique aussi l'attelage, les concours d'élevage et peut participer à des activités de médiation animale son tempérament est adapté.

 

Pourquoi assurer un poney Shetland ?

Souvent considéré comme un poney de loisir et de surcroit rustique, le Shetland n'est pas à l'abri d'un accident ou d'une maladie.

Comme tout équidé, il peut être à l'origine de dommages matériels ou corporels s'il s'échappe de son pré, provoque un accident de la circulation ou blesse involontairement une personne.

Une assurance santé cheval permet aussi de faire face à des dépenses vétérinaires comme une colique, une piroplasmose ou encore une fracture.

Chez Hipassur nous savons que la taille d’un équidé ne définit pas sa valeur sentimentale et que les poneys méritent les mêmes soins et la même prise en charge vétérinaires que les chevaux. A ce titre, nous proposons des contrats d’assurance poney pour protéger votre petit compagnon et lui permettre d’être soigné dans les meilleures conditions.

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