TIQUES ET MALADIES CHEZ LE CHEVAL

LES CHEVAUX

Tiques et maladies chez le cheval

Elles sévissent du printemps à l’automne et même en hiver lorsqu’il fait plus doux, les tiques représentent un danger pour nos chevaux. Elles sont vectrices de maladies graves chez les équidés qu’il est important de connaître et reconnaître pour une prise en charge rapide.

Tique, qui es-tu ?


 LA TIQUE ET LE CHEVAL
Cette toute petite bête est un acarien hématophage, c’est-à-dire qui se nourrit exclusivement de sang. La tique peut vivre jusqu’à 3 ou 4 ans et a la particularité d’alterner ses épisodes de vie, tantôt dans la nature, tantôt sur son hôte. Son pic d’activité couvre la période du printemps à l’automne, soit une grosse partie de l’année voire la totalité lorsque les hivers sont particulièrement cléments.

Elle est vectrice de 3 maladies parasitaires et bactériennes chez les équidés :

  • La piroplasmose
  • La maladie de Lyme
  • L’anaplasmose

Toutes les tiques ne sont pas porteuses de ces maladies mais lorsqu’elles le sont, elles inoculent leurs maladies via leur morsure durant leur repas de sang qu’elles prennent sur le cheval, poney ou âne.

Faisons un tour d’horizon de ces 3 pathologies !

La piroplasmose :


Comme vu plus haut, la contamination se fait lorsque des tiques contaminées mordent le cheval. Lors de cette morsure, elles transmettent via leur salive les parasites protozoaires Babesia caballi (T. equi) ou Theileria equi (B.theleria) responsables de la piroplasmose. Une seule morsure suffit à contaminer l’équidé.

Il est important de savoir que TOUS les équidés peuvent être touchés, que ce soit le cheval, le poney, l’âne, le mulet.


Ses symptômes : 


Le cheval présente une forte fièvre (40°/41°C), il montre des signes d’abattement et n’a pas ou peu d’appétit. Ses urines sont jaune foncé à marron, il peut présenter des œdèmes des membres et de l’abdomen. Dans la forme aiguë (contamination par Babesia caballi), les symptômes sont francs et ces signes doivent vous alerter immédiatement.

Lors des formes chroniques (contamination par Theileria equi), les symptômes sont souvent plus discrets. On observe un abattement, une intolérance à l’effort et des œdèmes aux membres et à la partie basse de l’abdomen.

Le vétérinaire doit être contacté le plus rapidement possible !


Une fois sur place, le vétérinaire effectue une prise de sang au cheval puis l’envoie en analyse pour déterminer le parasite en cause. Le traitement permet d’éliminer le parasite ou de contrôler l’infection dans le cas de la forme chronique par Theileria equi. Le traitement est fait par injection, il s’agit de la molécule Imocarde dipropionate plus connue sous son nom commercial Carbésia©. Le nombre d’injections sera déterminé par le protocole du vétérinaire en fonction de l’état du cheval et de la forme de la maladie (aiguë ou chronique).

La maladie de Lyme :


Contrairement à la piroplasmose, la maladie de Lyme est une infection due à une bactérie. On l’appelle aussi Borréliose, car le petit nom scientifique de cette bactérie est Borrelia burgdorferi. Elle aussi se transmet par une morsure de tique infectée.


Ses symptômes :


Souvent asymptomatique, la maladie de Lyme peut être difficile à diagnostiquer. Ses symptômes et signes cliniques ne sont pas spécifiques, néanmoins on peut retrouver de la fièvre, un manque d’appétit, une fatigue, des raideurs, un amaigrissement, des œdèmes, des boiteries sporadiques, une inflammation articulaire, etc.<


Le vétérinaire effectue une analyse de sang et si le cheval est positif à la maladie de Lyme il prescrira un traitement antibiotique long pour éradiquer la bactérie.<


La maladie de Lyme se soigne très bien chez le cheval mais il faut qu’elle soit détectée suffisamment tôt.

L'Anaplasmose Granulocytaire Equine :


Anciennement appelée Ehrlichiose, l’Anaplasmose est une infection bactérienne due à la bactérie Anaplasma phagocytophilum.


Ses symptômes :


Les signes cliniques ne sont pas toujours évidents et systématiques, néanmoins on peut constater de la fièvre, un abattement, des œdèmes et une perte d’appétit.

En cas de doute le vétérinaire procédera à une analyse sanguine pour confirmer le diagnostic. Un traitement par antibiotique durant quelques jours est nécessaire pour éliminer la bactérie et il est efficace dans la grande majorité des cas. Certains cas graves et mortels sont toutefois rapportés d’où la nécessité d’agir le plus rapidement possible.

La prévention


 LES CHEVAUX ET LA TIQUE

Il n’existe aucun vaccin pour prévenir ces 3 maladies mais certains gestes simples permettent de limiter la présence des tiques sur votre cheval et dans son environnement.

Il faut nettoyer les prés ou paddocks des chevaux ! Les broussailles, haies, ronciers qui sont de véritables maisons pour les tiques doivent être fauchés ou éliminés.

Il existe des produits chimiques ou naturels à visée répulsive pour empêcher les tiques de grimper sur les chevaux. Leur action est relativement efficace mais ne protège pas à 100%.

Il est aussi essentiel d’inspecter quotidiennement les chevaux à la recherche de tiques qui s’y seraient accrochées. Il existe un petit instrument que l’on appelle « Tire-tique » qui permet de décrocher la tique correctement. N’oubliez pas de désinfecter l’endroit de la morsure après le retrait de la tique.

 LA TIQUE CHEZ LE CHEVAL

La prévention reste la meilleure arme de lutte contre les tiques pour protéger vos chevaux. Faites appel au vétérinaire le plus rapidement possible en cas de symptômes.

Chez Hipassur, nous assurons les frais de santé de votre cheval, poney ou âne pour que chaque jour passé auprès de lui soit plus léger. Pour un devis en ligne rdv ici.


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